‹ Anatomie microscopiqueChapitre 100 sur 144 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Principes généraux d'organisation et de développement.

Les éléments quenous connaissons dans leurs divers états de développement suivent certains principes généraux, relatifs soit à leur développement, soit ; leur connexion et corrélation. Dans l'étude de ces sénéralités nous avons été frappé de l’analogie qui existe entre elles et les lois établies par Georrroy SAINT-HiLAIRE dans ses études d'anatomie philosophique relativement à l'or. ganisation du corps entier. Il n'en pouvait pas être autrement. L'organisation doit suivre dans l'arrangement de ses éléments les principes qui lui sont posés pour les organes eux-mêmes. La nature ne connait pas la différence des diamètres. Les principes chimiques sont identiques dans l'éprouvette du chimiste et dans les laboratoires de montagnes ; les mêmes lois physiques régissent le corps qui séchappe de la main et les systèmes planétaires qui gravitent autour de leurs soleils : pourquoi en serait-il autrement pour les lois organiques ?

Heureux donc si, dans cette voie que nous parcourons le premier, nous avons pu trouver quelques points de repère et d'appui dans les travaux du grand anatomiste que nous avons cité, et qui nous servira de guide dans ces études,

Nous empruntons à l'ouvrage de M. Zsidore Geoffroy Saint-Hilaire (ie, travaux et doctrine scientifique de Geoffroy Saint-Hilaire; Paris, 15647) l'énonciation des principales lois établies par son père. Nous nous servirons même de ses propres expressions, en les adaptant seulement à notre sujet, mais en indiquant le texte original par la pagination.

1. Principe de l'unité de composition. — Tous les tissus, normaux et patholosiques, se composent d'éléments parfaitement organisés, qui parcourent divers desrés de développement avant d'arriver à l'état parfait.

La nature a formé toutes les parties élémentaires sur un plan unique, essentiellement le même dans son principe, mais qu'elle a varié de mille manières dans toutes ses parties accessoires (p. 134). Ainsi, les formes dans chaque classe d'animaux, quelque variées qu'elles soient, résultent toutes au fond d'éléments communs à tous; la nature se refuse d'en‘employer de nouveaux. Ainsi, toutes les différences viennent seulement d'un autre arrangement, d’une modification, d'une différence de développement de ces mêmes éléments (p. 135), comme nous l'avons prouvé précédemment. C'est donc la plus grande variété dans l'unité (p. 205). (

Il y a production pathologique, mais non pas pour cela dérogation aux lois ordinaires (p. 256). C’est, dans une autre série des faits, l'ordre même que nous admirons dans l'ensemble des productions normales. Les éléments pathologiques ne sont pas des jeux de la nature; leur organisation est soumise à des règles; ces lois sont identiques à celles qui régissent les productions normales (p. 260). Ils sont créés et formés par l'acte de nutrition, selon les lois communes (P- 202).

2. Principe de dualité. — Tous les éléments, normaux ou pathologiques, appartiennent, par leur développement, à deux grandes séries organiques : la série fibrillaire et la série cellulaire.

Page 1