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RECHERCHES DE L'AUTEUR. — CONCLUSIONS

3. Principe des homologues. — Les éléments dé chaque série sont homologues entre eux et hétérologues, comparés à ceux de l'autre série. 3

Les éléments pathologiques de chaque série sont homologues aux éléments normaux de la même série : le cancer à cellules ne se développe primitivement que dans les tissus de la série cellulaire, celui à fibres dans les tissus de la série fibrillaire. Les productions accidentelles sont toujours homologues aux tissus dans lesquels elles se développent primitivement.

Il n'existe donc pas pour nous des éléments pathologiques hétérologues, tels que l'entendent quelques anatomo-pathologistes, comme nous l'avons déjà expliqué dans le chapitre relatif au cancer. |

4. Principe d'inégalité de développement.—Les divers éléments homologuesreprésentent autant de degrés divers de développement permanents, stationnaires.

5. Principe de fractionnement. — Les éléments de la série fibrillaire se développent par scission de la substance fondamentale; un grand nombre de ceux de la série cellulaire par scission du corpuscule primitif (noyaux). |

6. Principe de connexion. — Un élément ne subit que les transformations propres à la série organique à laquelle il appartient. Il est plutôt anéanti que transposé. Ainsi les cellules (globules) du pus ne formeront jamais les fibres de la cicatrice ; les cellules embryonnaires se dissolvent et ne donnent pas naissance aux fibres du nouveau-né. L'hypertrophie ou l'atrophie ne transpose jamais un élément d'une série dans une autre.

7. Principes de l'attraction et de fusion similaires. — Il existe dans l'accroissement des tissus une véritable affinité qui fait que les parties similaires s'unissent. Il en est ainsi, par exemple, pour l'accroissement et le développement des vaisseaux capillaires, des corpuscules osseux, des cellules pigmentaires étoilées. On n'observe de fusion qu'entre les parties similaires. Toute production définitive anormale n’a lieu que dans les parties homologues (p. 301).

8. Principe de l'action similaire. — L'accroissement s’opère par l'action qu'exercent les éléments sur le blastème ambiant.

Il existe dans la reproduction des éléments normaux et dans la production des éléments pathologiques une véritable affinité qui fait que les éléments transforment le blastème ambiant en parties similaires (p. 303).

9. Principe de symétrie. — Les éléments sont symétriques, avant d'avoir subi les effets de la fusion similaire. |

10. Principe des éléments rudimentaires. — À défaut d'un organe ou d'un tissu, on en retrouve souvent les éléments à l'état rudimentaire. Les éléments survivent en quelque sorte aux tissus eux-mêmes; où ceux-ci cessent d'exister, l'analogie ne cesse pas encore (p. 214). L'histologie comparée des animaux inférieurs offre de nombreux exemples à l'appui de ce principe.

11. Principe de succession des éléments. — Les éléments, normaux ou pathologiques, définitifs, succèdent souvent à des éléments transitoires dont l'existence n est qu'éphémère. Tels éléments transitoires sont par exemple les cellules embryonales, les cellules du pus, etc.

12. Principe d’épigénèse. — Aucun corpuscule primitif, aucune substance

fondamentale ne présente, dès son apparition, n1 les parties ni les formes de l'élément futur.

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