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les uns des autres, dans le sens de la longueur, à mesure que Île tube se développe et s’allonge, et qu'en même temps ils doivent être refoulés vers l'extérieur: car il a vu, dans des faisceaux musculaires plus développés, des noyaux ovales en long, sur la paroi extérieure, et même en partie détachés de cette paroi (PI. IV, fig. 16). La cavité intérieure était encore perceptible à cette période du développement; les petites granulations de son intérieur semblaient avoir été résorbées. En conséquence, les fibres primitives devraient naissance à un dépôt secondaire dans l’intérieur de la cellule primordiale, dépôt qui s'opérerait d'abord sur les parois, et qui peu à peu remplirait entièrement le vide. La paroi deviendrait la gaine dépourvue de structure que l'auteur a vue sur les faisceaux primitifs des insectes et des poissons. Les noyaux ovales en long sur la gaine, qui, comme on le sait aujourd'hui par les recherches de Bowmann (Tome I, sér. 1, p. 159), sont assez fréquemment visibles, même chez l'adulte, seraient les noyaux primitifs de cellules métamorphosés. Les points où les faisceaux musculaires se divisent en fragments par l'effet de certaines préparations et sous l'action du suc gastrique, comme aussi les angles d’inflexion qui ont lieu pendant le plissement, indiqueraient, suivant la conjecture de Schwann, la longueur jusqu'à laquelle se serait étendu le segment d'une fibre musculaire provenant d'une cellule.
Pappenheim (n. 107, p. 111) et Reichert (n. 74, p. 241) se sont ralliés à cette opinion.
À. Wagner (n. 108. Tab. V, fig. 11) a figuré un canal cardiaque d'embryons de poulet, après quarante-huit heures d'incubation, qui consiste en cellules à noyaux bien prononcés. Reichert décrit de mème la formation du cœur.
Suivant Valentin, la cavité centrale persiste durant toute la vie. Les noyaux originaires des cellules persistent pendant quelque temps dans son intérieur, probablement dans un liquide albumineux, et sont ensuite résorbés avec les petites granulations. Les filaments longitudinaux hyalins se développent autour des noyaux de cellules ou peut-être autour de la cavité centrale (ce que Valentin laisse indécis), sur la paroi primitive de la cellule. Cependant le nombre de ces filaments va en augmentant aux dépens de la cavité centrale; 1ls prennent un aspect granuleux, puis on voit apparaitre assez brusquement la striation transversale. Les flexions géniculiformes, qui sont déjà perceptibles chez les embryons, se trouvent en partie à l'endroit des parois intermédiaires, par conséquent sur Ja limite de deux cellules primaires, en partie aussi sur d'autres points. En couséquence, il est douteux que la gaine du faisceau musculaire à maturité corresponde à la paroi de la cellule primitive. Valentin regarde comme possible qu'elle soit une formation autour des fibres primitives et que la paroi de la cellule primaire, sur laquelle ces fibres se déposent, reste comme membrane délimitante de la cavité centrale, ou soit résorbée. Les noyaux ovales en long de la gaine se forment dans le cytoblastème qui reste entre les faisceaux primitiis. Il se produirait là des noyaux, et ensuite des cellules avec un contenu limpide, qui s'ajusteraient en long à la suite les uns des autres, puis s'aplatiraient, dimi-
N° 107. Pappenaeim. Zur Kenntniss der Verdauung. Breslau. 1559. N° 108. Wacner. Icones physiologicæ. Leipzig. 1859.
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nueraient de largeur, augmenteraient de longueur, et représenteraient une membrane formée de cellules rhomboidales, engrenées les unes dans les autres (comme l'épithélium des vaisseaux). Le rétrécissement va en augmentant, et par la fusion des cellules dans le sens de la longueur, il se forme des filaments variqueux (épithélium filamenteux de Valentin), dont une partie se perd, et l'autre se métamorphose en tissu cellulaire; autour de chaque faisceau musculaire il reste une couche permanente et très-probablement il existe dans leurs intestins une membrane dépourvue de structure, la gaine, dont il a été question précédemment. Valentin a aussi distingué, dans les fibres musculaires plates, malgré leur aplatissement, la cavité centrale avec ses noyaux.
Hénle (ntout.v2:p.147) élève des doutes sur l'exactitude de cette dernière assertion, et 1l présume que Valentin a pris les fibres des noyaux pour des conduits centraux, comme aeuschel, suivant Henle, l'aurait fait pour les fibres artérielles. Quant à ce qui concerne les fibres variqueuses, l'exposé de Valentin parait à Henle avoir plus de vraisemblance que celui de Schwann. Une airconstance déjà rend peu probable que les noyaux qu'on voit sur les gaines des faisceaux soient identiques avec les noyaux primitifs des cellules ; c'est qu'on ne conçoit pas comment les noyaux, d'abord renfermés dans la cavité, arriveraient au dehors, sur la paroi du tube, ni comment des noyaux, d’abord ovales en travers, croitraient en long ; d'ailleurs, il s'en trouve plusieurs à côté les uns des autres à une même hauteur, et par conséquent les cellules devraient se confondre ensemble, non seulement dans le sens de la longueur, mais encore dans le sens transversal. Cette assertion est réfutée aussi par les observations de Valentin, qui, après la formation des fibres longitudinales, a encore apercu les noyaux dans la cavité centrale. » En conséquence, dit Henle, si la gaîne est un produit secondaire, comme il semble ressortir de la description de Valentin, si elle résulte de cellules aplaties et confondues en membranes, les fibres primitives doivent être considérées comme des dépôts secondaires sur un cylindre composé de cellules disposées à la suite les unes des autres. Ceci devient plus plausible encore, lorsque nous comparons ensemble le développement du tissu des poils et celui du tissu des muscles. Les faisceaux musculaires lisses sont, de même que les fibres longitudinales du poil, formés d'un cytoblastème qui se fend en fibres suivant la direction des noyaux, lesquelles fibres se divisent quelquefois plus tard en fibrilles. On ne peut démontrer une séparation en gaîne et contenu; les noyaux se comportent d'abord de la même manière de part et d'autre; mais, plus tard, ils se perdent, pour la plupart, dans le poil; tandis que, dans le muscle, ils deviennent des fibres de noyaux. Les muscles lisses de la vessie d’un chat nouveau-né ne m ont offert encore aucune trace de fibres de noyaux, mais seulement des noyaux ronds de cellules. Si les fibres lisses correspondent, pour la force et la structure, aux fibres élémentaires du poil, il faut comparer les faisceaux variqueux au poilentier. Dans tous deux, il y a un axe central marqué par des noyaux de cellules placés en travers, dont les noyaux disparaissent plus tard; dans tous deux, il y a des fibres longitudinales, qui se développent autour de cet axe; dans tous deux, enfin, une gaine se produit autour des fibres longitudinales. Il n’y a que le type d'après lequel naissent les fibres longitudinales qui soit peut-être
différent dans les muscles, attendu que les fibres primitives de ceux-ci paraissent non provenir d'une division de fibres de cellules, mais tirer immédiatement leur origine d'une substance homogène. Il est possible que, pour leur formation, Les corpuscules punctiformes que j'ai quelquefois vus dans les muscles variqueux, au lieu de fibres et à côté d'elles, se rapprochent et se confandent ensemble. On les rencontre en plus grande abondance que partout ailleurs dans les plus petits faisceaux, et Les plus gros n'en offrent jamais. »
« On peut comparer les gaines des muscles à un épithéliuin , et de préférence à celui des vaisseaux. Je ne déciderai pas s'il existe une époque quelconque où cet épithelium consiste en cellules réellement distinctes; mais le développement des noyaux ressemble à celui des noyaux que nous avons observés dans la membrane interne des vaisseaux. La plupart sont résorbés, d’autres se transforment en fibres obscures, mais n atteignent jamais le même degré de force et de développement que dans les tuniques des vaisseaux. Le nombre des noyaux est, tant dans les muscles lisses que dans les muscles variqueux, plus considérable chez les jeunes animaux que chez ceux qui sont avancés en âge. »
Voici la dernière opinion de ’alentin (n. 96, p. 715)sur le développement de la fibre musculaire : Les fibres embryonales sont formées par des noyaux qui, chez les ruminants, ressemblent aux globules sanguins. Ces noyaux se déposent en séries longitudinales, tandis que les masses cellulaires qui les entourent forment un tuyau continu. Bientôt après, la fibre apparaît comme un boyau transparent, dont la paroi épaisse est d'une apparence vitrée et finement striée, tandis que la cavité centrale renferme des noyaux ronds ou oblongs. Ceux-ci deviennent d'autant plus transparents que la paroi s’épaissit davantage. Chez les ruminants on observe en outre un contenu composé de granules très ténus, rangés tantôt autour du noyau, tantôt transversalement ; tandis que cette cavité et le noyau existent encore, tandis que la masse périphérique de la fibre musculaire est encore d'une transparence vitrée, les lignes transversales apparaissent dans des rapports tout à fait analogues à ceux que l'on observe chez l'adulte. Il est indécis si la cavité centrale renfermant le noyau disparait à la fin totalement. Les fibres musculaires apparaissent isolément dans le blastème les unes à côté des autres.
Valentin nia d'abord la conversion des cellules ou des granulations, comme il les appelait, en fibres musculaires, et soutint que celles-ci provenaient de la gelée transparente située entre elles. Mais depuis, il lui a semblé que les fibres musculaires du cœur se formaient de la même manière que celles des muscles soumis à la volonté, si ce n’est seulement qu'elles sont plus fines, et que pendant un long temps de la vie embryonnaire on trouve encore entre et sur elles beaucoup de cellules primaires, de noyaux et de fibres de cellules.
Bischoff (n. 109, p. 260) donne les renseignements suivants sur le développement des fibres musculaires du cœur: Le canal cardiaque est composé, lors de sa première formation, des mêmes cellules primitives qu'on sait être les matériaux
N° 109. Biscnorr. Développement de l'homme et des mammifères. (Encyclopédie anatomique. Trad. par A. J. L. Jourdan, tome VIIL). Paris. 1845, in-6 et atlas in-/°.
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fondamentaux de tous les organes; ces cellules sont d'abord assez peu adhérentes les unes aux autres, mais elles ne tardent pas à s'unir davantage ; de là résulte et que le cœurse distingue du blastème environnant, et qu à l'intérieur sa cavité se développe. L'auteur a observé les cellules primaires dans le canal cardiaque d'embryons d'oiseaux, de chiens et de lapins : ces cellules, dit-il, se métamorphosent probablement ici en fibres musculaires de la même manière que dans les muscles. L'auteur n'a guère pu observer que des fibres de cellules dans le cœur de jeunes embryons de mammifères et dans celui d'un petit embryon humain privé de tête, qui avait huit lignes de long.
Arnold (n.07, b, p. 257) s'exprime de la manière suivante: « Un liquide homogène se sépare du sang rouge et pénètre dans le tissu cellulaire; ce liquide adopte la forme de granules élémentaires qui se réunissent en faisceaux simples, finement granulés et dans lesquels on aperçoit des granulations plus transparentes. Ces faisceaux deviennent fibreux, d'abord à leur périphérie, tandis que le centre est encore granuleux; plus tard la fibration s avance vers l'axe et le faisceau entier se compose de fibres primitives parallèles. Les torsions spirales sont encore irrégulières et fort éloignées les unes des autres; ce nest que plus tard, lorsque ces torsions se rapprochent, que la fibre musculaire acquiert son aspect régulier, caractérisé par les stries transversales. » On le voit, l'opinion d’Arnold se rapproche beaucoup de celle de Barry. Baumgaertner (n. 08, p. 146) expose une théorie analogue.
Todd et Bowman (n. 92, partie [, 1843, p. 157) avancent l'opinion suivante sur le développement des fibres striées : « Les recherches de Valentin et de Schwann ont démontré que les fibres musculaires les plus jeunes se composent d'une masse de cellules à noyaux qui se rangent d'abord en séries linéaires avec plus ou moins de régularité et qui forment par leur assemblage les fibres élémentaires. Au fur et à mesure que cette réunion a lieu, il se dépose entre les cellules une matière contractile, commencant à la surface interne et en savançant vers le centre, jusqu à ce que le tout soit solidifié. Ce dépôt s’opère par des granules qui paraissent disposés avec le plus grand ordre; ils sont de la même grandeur que dans le muscle parfait; les lignes transversales qui résultent de leur apposition ont la même largeur que dans le muscle adulte: mais comme elles sont très peu nombreuses, les fibres, qu'elles composent, sont d'une ténuité correspondante. Au premier moment de leur formation, ces granules ne sont pas indépendants les uns des autres; mais lorsque la matière solide se dépose dans les cellules, on trouve aussi quelques indications d’un arrangement régulier. Les lignes longitudinales sont habituellement plus tôt délimitées que les lignes transversales. Lorsque ces deux sortes de fibres sont apparentes, les noyaux des cellules précédemment visibles disparaissent à cause des nombreuses ombres produites par la réfraction de la lumière passant entre les granules. Mais à l’aide d’un acide faible, il est toujours facile de constater l’existence de ces noyaux dans les fibres musculaires de tous les animaux et à tout âge.»
L'origine des fibres musculaires dans les batraciens tient, d'après Prévost et Lebert (n. 110, p. 202), à une transformation directe des globules organoplas-
ô N° s1o. Prévost et LeBerr. Annales des sciences naturelles. Zoologie. Avril. 1844.