TOME TI
des stries longitudinales. Le pigment se développe le long de ces vaisseaux, par la naissance extra-cellulaire de corpuscules (fig. 43). Le nombre des stries détermine celui des (10 à 12) rayons (plumules) du duvet, renfermés dans la gaine composée de cellules épidermoïdales ; celle-ci se dessèche et se déchire très faci. lement après la naissance du poulet, en affranchissant les (10 ou 12) plumules du duvet de leur compression, et en les laissant s'épanouir et s'écarter sous forme d’un pinceau. La matrice de ces rayons ou plumules du duvet est une pulpe centrale, composée de cellules plus ou moins cohérentes, longues de 0,00491 ligne de Paris et pourvues de noyaux ; entre les cellules, on voit des noyaux isolés (fig. 45). Les rayons se composent de cellules allongées (fig. 44) dont les bords se prolongent plus tard en cils (fig. 52). Tous ces poils ou rayons du duvet deviennent, par suite du développement d’une tige, autant de barbules ou de rayons primaires de cette tige, laquelle forme alors une penne ou plume de contour.
La tige des plumes de contour se forme dans une gaine, dont une moitié se trouve sous l'épiderme et l’autre croit en dehors. Elle est nourrie par une pulpe ou cylindre gélatineux composé de cellules (fig. 51) et parcouru par des vaisseaux sanguins nombreux. L'auteur n'a pas trouvé de nerfs dans la pulpe ; entre elle et la gaine se dépose la matière qui doit donner naissance aux rayons. Voilà comment l’auteur, suivant ses observations et celles de Burmetster(n° 142), décrit ce développement : La pulpe sécrète un liquide transparent, dans lequel se développent des corpuscules moléculaires. Ceux-ci forment plus tard des noyaux (fig. 46) qui finissent par présenter des nucléoles (fig. 47). S1 lon examine alors la portion supérieure d'un rayon primaire, on la voit composée de noyaux régulièrement rangés (fig. 48). Les rayons secondaires se développent
d'une manière analogue par des rangées de noyaux; entre ceux-c1 se dépose
plus tard une substance ait G. 49) qui forme les bords des cellules. Si nous montons plus haut dans ce rayon, nous trouvons les rayons secondaires déjà séparés et composés de cellules carrées à noyaux (fig. 50), qui sallongent latéralement (fig. 53) ou forment des cils (fig. 54). Les rayons primaires, tant qu'ils se trouvent encore enveloppés par la gaine, sont séparés les uns des autres par des cloisons qui, suivant Schwann, sont composées de cellules épithéliales. Cependant l’auteur n'a pas pu constater l'existence de ces dernières. Quant à la structure et au développement du tube corné et de la substance médullaire de la tige, l'auteur se rapporte aux observations de Schwann. (PL I, fig. 24 à 27.)
Les observations de Remak (n° 120) sont relatives au développement des papilles du duvet.