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CHAPITRE PREMIER PREMIERS TRAVAUX HISTOGÉNÉSIQUES

PLANCHE T

L'esprit humain a toujours été tenté de ramener les différentes formes de la création à un petit nombre de parties primitives simples, et d'examiner ensuite l'origine de ces parties primitives elles-mêmes. Des hypothèses d'abord, des faits plus tard servaient de base aux théories diverses. Les éléments des anciens, les atomes d'Epicure, les monades de Leibnitz, les systèmes si variés de génération, etc., sont des preuves historiques de cette tendance particulière de l'intelligence humaine.

Une direction analogue se manifeste, quoique tardivement, dans les recherches anatomiques. Il est vrai, les plus anciens observateurs avaient déjà vu que certaines parties, comme par exemple les os, les muscles, les vaisseaux, etc., reparaissent dans toutes les régions, avec les mêmes propriétés, et les médecins des âges les plus reculés supposaient l'identité de certaines parties, différentes quant à la forme et à la situation. Mais il faut arriver jusqu'à Fallope (n° 1), pour trouver ces idées érigées en système. Cet auteur établit des règles pour servir à la classification des tissus; ainsi il les divise d'après leur origine, en parties qui procèdent du sang et en parties qui tirent leur source de la semence, ou, d'après leur forme en tissus froids et chauds, humides et secs.

Avant et depuis Fallope, l'histologie à possédé une foule d'observations éparses faites à l’aide du microscope sur la structure intime des tissus et des organes; mais l'histoire de l'histologie nous l’a appris, ce genre d’observation fut entrepris d’abord dans un simple intérêt de curiosité et n’est devenu plus sérieux ensuite qu'entre les mains de Leeuwenhoëk et de quelques observateurs de la fin du siècle passé. Toutefois, l'imperfection des instruments, le nombre restreint des observations, la direction générale de ces recherches qui furent

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