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TOME

Chez le vieillard, les cavités terminales atteignent des dimensions encore sh

considérables.

( IV. De la structure intime de la parot utriculatre.

Lorsqu'on examine, à un grossissement de 300 ou 400 fois, une de ces préparations desséchées, et puis ramollies dans l'eau, qui nous ont servi Jusqu'à pré. sent dans nos recherches, on aperçoit d'une part les contours des cavités et deg uiricules constitués par les sections transversales des parois, et d'autre part des portions de parois placées horizontalement. L'espace situé entre les contours des diverses cavités et vésicules est rempli par des fibres élastiques etautres élé. ments organiques (vaisseaux, nerfs, etc.) plus ou moins distincts. Le contour lui-même (pl. XXXVIL, fig. 11, d) se compose d'une ligne nettement accusée très mince, et qui est la coupe transversale de la membrane propre, qui Constitue la paroi de la vésicule ou de la cavité terminale. En dehors se succèdent, comme nous l'avons dit, les fibres élastiques, etc.; en dedans, du côté de la surface aérienne, nous n'avons pu constater, chez les animaux domestiques, aucune trace d'un épithélium saillant, ni dans les cavités, n1 dans les utricules,

Cependant les auteurs parlent d'un épithélium saillant non-seulement à l'intérieur des bronches, que, bien entendu, nous ne contestons pas, et qui n'est pas en question ici, mais aussi à la surface interne des vésicules. Cette opinion contradictoire à la nôtre pourrait s'expliquer de deux manières : ou bien les au teurs n'ont pas vu les dernières terminaisons des bronches, nos cavités et utricules , ou le mode de préparation employé par nous fait disparaitre ou rend du moins invisible l'épithélium qui pourrait y exister.

Nous avons pu bientôt nous convaincre que l'injection gélatineuse ne masquait nullement la présence de l'épithélium. Des grosses bronches, ayant un diamètre de plusieurs millimètres, coupées transversalement ou longitudinalement, montrent, dans nos préparations, d'une manière fort distincte, à leursurface interne, aérienne, les éléments d'un épithélium saillant. D'un autre coôté,on se convainera de l'exactitude de notre opinion par l'examen de poumons affectés d'une bronchite aiguë ou chronique. Dans ces cas, en effet, on constate facilement la présence de l'épithélium détaché; on voit distinctement les éléments isolés, à l'intérieur des cavités et des utricules, où ils sont suspendus dans linjection gélatineuse. Il s'ensuit que si la gélatine n’empéche pas de reconnaitre la présence de l'épithélium dans les poumons sains ou pathologiques, elle ne le fera non plus dans les vésicules et cavités terminales, et que, par conséquent, l'épithélium serait visible dans nos préparations, s'il existait réellement sur les parois utriculaires.

Si, par conséquent, les auteurs parlent d'un épithélium appartenant aux pàrois vésiculaires,1l me paraît certain qu'ils n'avaient pas sous les yeux des dernières terminaisons des bronches, à savoir des cavités ou des utricules, mar bien des coupes transversales de quelques ramifications bronchiques. Les di-

der

mensions des vésicules, données par les auteurs, ne peuvent pas nous Sul dans l'examen de cette question ; Car nous savons quil existe des cavités

ayant jusqu'à 1 ou 2 millimètres de diamètre, et aussi que l'on trouve, mem

RECHERCHES DE LAUTEUR. — HISTOGÉNÈSE NORMALE. 327

x l'œil nu, des ramifications bronchiques ayant les mêmes dimensions. Ce qu'il faudrait connaitre, c'est le degré de dilatation, dans lequel s’est trouvé le tissu pulmonaire, examiné par ces auteurs qui ont parlé de cet épithélium. Or, en l'absence de ces renseisnements, nous devons nous en tenir à leurs dessins. Éxaminons, dans cette intention par exemple, celui donné par Koelliker n° 119, P. 315, fig. 264, et n° 443, fig. 241 ). On voit un grand trou, revêtu à sa surface interne d'une couche d'épithélium en pavé; l'auteur a examiné un morceau de poumon frais qui n'avait subi aucune préparation préalable. De quel droit peut-on considérer cet espace arrondi comme section d'une cavité ou vésicule terminale ? La préparation a été faite, comme nous venons de le dire, sur le poumon frais; par conséquent, les fibres élastiques, qui tendent toujours à se contracter dans l’état de repos, et surtout après la mort, étaient revenues sur elles-mêmes. Cependant cette vésicule élémentaire, dessinée par Koelliker, mesure 0"",r. Ce qui, du reste, nous éclaire complétement sur la valeur de ce dessin, c'est que cet auteur figure une grande quantité de fibres élastiques sur les parois vésiculaires mêmes, sur lesquelles, ainsi qu'on va le voir, il n’en existe pas, si ce n'est accidentellement, et alors en très petit nombre.

Examinons maintenant la structure intime de la paroi vésiculaire elle-même. C'est une membrane parfaitement transparente, ayant une épaisseur d'à peu près un dixième de millimètre; elle est parsemée d'une foule de corpuscules noyaux), de grandeur variable, suivant l’âge et l'espèce, mais ne dépassant jamais un centième de millimètre. On les aperçoit très distinctement sur Îa paroi étalée horizontalement (fig. 11,e; 14, b); ce sont peut-être les noyaux de cellules épithéliales, qui, dans les mammifères, à l'état de santé, ne se développent pas davantage, mais qui donnent lieu, en orande partie, à cette multiplication étonnante de lamelles et de cellules que l'on observe dans les bronchites. Dès que l'on connait, par l'examen de nos préparations, les corpuscules dans les parois utriculaires, il sera facile de se convaincre de leur existence également dans le poumon frais. Lorsqu on étale une parcelle du tissu pulmonaire sous le microscope, on cherchera à débrouiller, au milieu des éléments de l'épithélium, des fibres élastiques, des vaisseaux et globules sanguins, etc., une portion d’une paroi étalée. L'examen attentif de la structure intime de cette paroi Convaincra l'observateur qu'elle présente les éléments décrits précédemment ; que, par conséquent, tous se trouvent conservés dans nos préparations. Cependant nous entendons parler seulement de l'identité de situation, de nombre, de connexion, etc., de ces éléments, dont l'existence pour nous est un critérium très important dans l'examen des capillaires.

Mais nous n'avons nullement l'intention d'étudier la structure intime des Corpuscules mêmes sur les préparations ; il va sans dire que, dans ce but, il est nécessaire et préférable d'étudier le tissu frais, dès que, par l'examen des pré- Parations, on saura distinguer les parois utriculaires dans le tissu pulmonaire. Les corpuscules sont, dans l'immense majorité des cas, dans le poumon frais des mammifères, dépourvus d'une membrane cellulaire. À laide de l'acide acéüque, on constate un nucléole à leur intérieur; ce sont ou les noyaux des cellules épithéliales que, dans les mammifères (animaux domestiques examinés Par nous), on ne voit que rarement se développer; ou bien ce sont les corpus-

cules propres à la membrane amorphe (paroi utriculaire), tels qu'on Jes nène contre encore sur d'autres membranes analogues.

Lorsqu'on place une parcelle de la surface du poumon frais de la grenouille sous le microscope, ce qui frappera d'abord la vue, ce seront les vaisseaux n guins remplis de globules de sang. Si le tissu se trouve dans l'eau, les olobutes subissent les changements connus; ils deviennent ronds et se décolorent, pa les maniements usités, on peut chasser et enlever la plupart des globules altérés ou non, et l'on apercoit alors les vaisseaux sanguins vides, avec des cor. puscules (noyaux) fusiformes, très allongés dans les parois. Le réseau capillaire repose sur la paroi pulmonaire; dans chaque maille existe un, très rarement deux corpuscules analogues à ceux que nous avons décrits dans les parois utri. culaires des mammifères.

Les fibres élastiques sont placées à la surface externe de la paroi utriculaire: dans nos préparations, on en voit quelquefois deux ou trois rester attachées à la paroi étalée horizontalement. Elles remplissent l’espace situé entre les vésicules et les cavités; l'acide acétique les rend transparentes, et permet de reconnaitre les corpuscules allongés(fibres de noyaux), dontelles sont pourvues. La quantité des fibres élastiques augmente considérablement avec l'âge. Nous ne serions pas éloignés de croire la paroi utriculaire elle-même de nature élastique; l'aspect particulier qu'elle présente, sa résistance à l'acide acétique, h netteté de ses contours la distinguent, dans ses propriétés anatomiques, des autres membranes propres amorphes, telles que, par exemple, les membranes propres des culs-de-sac glandulaires.

Nous connaissons maintenant la terminaison des bronches et la structure intime de ces terminaisons. Il s'agit maintenant de saisir le rapport des cavités terminales avec les bronches, afin de connaître dans son ensemble la marche de la voie aérienne. Dans ces recherches, les considérations précédentes sur le développement des poumons nous seront d'une grande utilité, car dans l'embryon on peut examiner, dans l’ensemble de sa connexion, et la bronche et si terminaison.

Ÿ V. Du rapport des cavites terminales avec les bronches.

On saisira facilement ces rapports, si l'on a bien présent à l'esprit le mode de communication des cavités avec les bronches dans l'embryon, dans la grenouille, et celui que nous allons faire connaître pour les oiseaux. Nous savons déja que dans la grenouille la cavité terminale, qui est pariétale, communiqué directement avec la cavité centrale, représentant la bronche. Nous savons aussi que dans les plus jeunes embryons, la bronche se termine dans une où plusieurs cavités qui communiquent par conséquent directement avec ce cons duit. Avec les progrès du développement, cette cavité ou utricule primiti voit se développer à sa surface des nouvelles cavités qui communiquent avec celle sur laquelle elles se sont développées, et conséquemment par l'intermédiaire de celle-ci avec la bronche. Ce type est conservé quel que soit le nombre des cavités qui se développent successivement; nous arrivons ainsi à la naissance ne voyant aucun changement essentiel s'introduire dans le rapport des cavité avec les bronches.

Nous retrouverons ce type de communication dans le poumon des mammifères adultes ; mais auparavant, il sera utile de considérer la structure du poumon des oiseaux. Ces études compléteront aussi jusquà un certain point nos connaissances comparatives sur la structure des organes de la respiration.

Dans les oiseaux, les bronches représentent des tuyaux longitudinaux qui communiquent avec un tissu spongieux intermédiaire. Ce qu'il importait de connaître, c'était la structure de ce tissu spongieux, afin de savoir si Les éléments constitutifs du poumon des mammifères, à savoir les cavités et les utri- * cules, s'y retrouvaient. Des injections gélatineuses, colorées par exemple avec le chromate de plomb, n’ont donné aucun résultat satisfaisant. On voyait l'injection dans les grosses bronches; cependant la structure du parenchyme intermédiaire entre les bronches est restée complétement incompréhensible.

Mais en employant le mode de préparation suivi pour les poumons des mammifères, nous avons obtenu des résultats satisfaisants. Même à de faibles grossissements, On VOIL la cavité centrale de la bronche communiquer latéralement avec des cavités et vésicules, dont la configuration est complétement analogue à celle observée dans les mammifères. On peut même constater ici, ce qui est difficile dans les mammifères, le rapport direct de la bronche avec la cavité pariétale. Cette cavité présente à sa surface de nouvelles cavités, analogues à ce que nous avons vu dans l'embryon, et qui, à leur tour, communiquent avec d'autres cavités pour se terminer par une cavité terminale pourvue de ses vésicules terminales.

Lorsqu'on possède ces connaissances préalables, on pourra saisir, en examiInant quelques-unes de nos préparations de poumons de mammifères, surtout celles qui proviennent de jeunes animaux, la communication directe des bronches avec des cavités terminales pariétales, qui parfois conduisent à d'autres cavités plus petites. Ces diverses cavités ne sont pas toutes situées dans le même plan, comme nous l'avons déjà dit précédemment, de sorte que la section passe tantôt à travers l'axe des unes, tantôt pres de la paroi des autres. Dans ce dernier cas on ne voit, comme nous le savons, que les vésicules pariétales de la cavité.

En résumé, les bronches se terminent directement dans les cavités terminales ou dans celles qui conduisent finalement à des cavités terminales. C’est le type de communication observé dans l'embryon et dans les oiseaux et identique avec celui qui existe dans les glandes composées, entre le conduit excréteur et les utricules ou vésicules sécrétantes, comme par exemple dans les glandes de Brunner, dans les glandes mucipares de la muqueuse buccale, etc.

Pour démontrer plus facilement cette communication dans les poumons des mammifères, nous avons essayé d'injecter avec de la gélatine colorée quelques bronches seulement, tandis que le reste du poumon fut injecté avec de la gélatine blanche. Mais ces essais n'ont pas réussi, par des raisons qu'il serait trop long d'exposer ici. |

( VI Des vaisseaux capillaires.

La plupart des auteurs qui se sont occupés des vaisseaux capillaires des pou-

MO»s, ont fait leurs recherches sur des poumons dont les bronches sont restées TOME 11. 03

vides, dont l'artère pulmonaire a été injectée avec des matières colorantes, et qui, ensuite desséchés, ont été examinés à de faibles grossissements. Rarement on étudie ces préparations humides encore, immédiatement après l'injection. Les observateurs décrivent alors un réseau de vaisseaux capillaires très ténus qui couvrirait tous les alvéoles d'un lobule, et communiquerait avec k. capillaires des lobules voisins. Mais quel critérium les auteurs possèdent:], pour prouver que les capillaires démontrés sont réellement les dernières ram. fications des vaisseaux. Nous ne voyons pas, dans leurs dessins, les parois utr. culaires isolées et étalées; les recherches se font sur des préparations Opaques, et l'observateur ne possède par conséquent aucun moyen de contrôle sur l'exactitude de son opinion. Il nous parait donc nécessaire que les préparations se trouvent dans des conditions analogues à celles que nous avons vues indispen. sables pour l'étude de la terminaison des bronches, c'est-à-dire il faut qu’elles soient transparentes et aptes à étre examinées, même avec de forts grossissements.

Nous avons donc fait ramollir des lamelles très minces de préparations telles. qui, examinées à sec, représentent les dessins donnés par les auteurs relative. mentaux capillaires. Une telle préparation, par exemple, est la suivante : Ayant laissé les bronches vides, nous avons injecté l'artère pulmonaire avec de la gélatine colorée en rouge par le plus fin vermillon. Une parcelle très mince, placée dans la térébenthine pour la rendre transparente, n'a permis d'y distinguer aucun vaisseau capillaire dans les parois utriculaires, même à de forts orossissements. La même préparation a été ramollie dans l'eau; nous avons pu alors y apercevoir des capillaires qui rampent dans les espaces inter-utriculaires. Mais la surface des parois mêmes était couverte d'une poussière de molécules de vermillon, résultat probable de la rupture des capillaires, dont on ne voyait nulle trace sur la paroi.

Nous avons pensé que l'insuccès pouvait être attribué à ce que les parois utriculaires n'étaient pas étalées. Alors les bronches furent injectées avec de la gélatine blanche, l'artère avec de la gélatine colorée en rouge par le vermillon. Le poumon ainsi préparé fut desséché, puis une lamelle très mince ramollie dans l’eau, et examinée à des grossissements divers. Les résultats furent plus nets, cependant les parois étaient encore couvertes d'une poussière de molécules colorantes, et aucun vaisseau n'y était visible, à part ceux qui entourent les vésicules. Or ce même poumon, examiné à sec à de faibles grossissement, représente exactement les dessins donnés par les auteurs relativement à la distribution des capillaires. Il s'ensuit donc que les auteurs n'ont pas vu les dernières ramifications, puisque les parois utriculaires de ces préparations sont dépourvues de vaisseaux. Nous le prouvons en ramollissant le poumon, et en lui rendant ainsi les dimensions naturelles quil possède dans l'inspiration. Nous savons en effet que le poumon injecté avec de la gélatine, puis ramolll dans l'eau, après avoir été desséché, se trouve dans la même condition qu'un poumon dilaté par l'inspiration. C'est dans cet état seulement, sur la paro! étalée, que l'observateur peut isoler les capillaires et étudier leur distribution: Or, nous avons vu que le mode de préparation employé par les auteurs 1° faisait pas connaitre les capillaires des parois. Nous n'avons pas été plus heu-

reux lorsque nous avons remplacé le vermillon par le bleu de Prusse, Aucune des préparations faites jusqu'à présent n'ayant pu nous éclairer sur la distribution des capillaires dans les parois utriculaires, nous avons pensé acquérir quelques lumières à ce sujet par l'examen du poumon de la orenouille.

On sait que, chez la grenouille, les vaisseaux capillaires épais forment, sur la paroi utriculaire, un réseau dans lequel les globules sanguins se voient distinctement. Dans les mailles des capillaires, on aperçoit des corpuscules déjà précédemment déerits (pl. XX XVII, fig. 13, d.). Ici nous sommes parfaitement surs d'apercevoir les dernières ramifications, car la préparation est transparente et le grossissement employé celui de 300 à 400 fois. On na sous les yeux qu'une seule couche de capillaires, puisque la paroi est isolée et étalée. Or, dans ces conditions, qui surtout permettent de constater l'existence des capillaires, on voit dans chaque maille un corpuscule. Il nous parait par conséquent nécessaire que dans chaque préparation de vaisseaux injectés, sur la paroi étalée et transparente, à un grossissement de 400 ou 500 diamètres, on puisse apercevoir les corpuscules dans les mailles, c'est-à-dire que la préparation présente le même aspect que le tissu frais. La présence du corpuscule devient donc pour nous un Critérium pour juger de la perfection de l'injection.

Nous avons vu que les préparations précédentes n'ont pas satisfait à ces exisences. L'insuccès pouvait étre attribué à la nature des molécules colorantes qui déchireraient plutôt les capillaires qu'elles n’y pénètrent à cause de leur dureté, leur agglomération, ete. Nous avons donc pensé que des résultats plus satisfaisants pouvaient être obtenus par une substance qui tiendrait en suspension des corpuscules colorés, élastiques, inaltérables par la chaleur modérée (puisqu'il s’agit d'employer la gélatine dissoute), d'une dimension appropriée aux plus petits vaisseaux, et qui ne s'agoglomèrent pas par l'humidité. Or, il n’y a que le sang lui-même qui remplit toutes ces conditions, si lon parvient à empêcher la dissolution de la matière colorante par l'eau de l'injecon gélatineuse des bronches, dissolution qui s'opère très facilement à travers les parois vasculaires. Après avoir fait un grand nombre de tentatives infructueuses, j'ai pu enfin atteindre le but proposé, en procédant de la manière suivante. Dans une solution peu concentrée de chlorure de sodium dans l’eau est dissoute la gélatine: c'est l'injection des bronches. L'injection vasculaire se prépare en faisant dissoudre directement la gélatine dans le sang, auquel on ajoute une faible quantité de chlorure de sodium. L’injection terminée, on fait dessécher le poumon, après lavoir coupé en petits morceaux, puis on se pro- Cure une lamelle très mince que l'on fait ramollir, pour l'examen microsco- Pique, dans une faible solution d'acide hydrochlorique. |

On voit maintenant distinctement, en employant des orossissements de 400 à 500 fois, Les capillaires former un réseau très élégant sur la paroi utriculaire. Dans chaque maille existe un corpuscule, rarement deux. Nos préparations répondent conséquemment aux exigences posées précédemment, et nul doute n€ peut exister désormais sur le véritable caractère des vaisseaux observés. Nous n’avons pu constater des différences remarquables dans le diamètre des Capillaires, qui varient de 0,005 à 0,015 millimètre, nisuivant l’âge ni suivant le sexe, Cependant la grandeur des corpuscules, et par là même celle des

mailles, nous a paru s'augmenter avec l'âge et offrir des différences Suivant Jes espèces : ainsi, ils sont plus petits dans le lapin que dans la vache.

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