‹ Anatomie microscopiqueChapitre 96 sur 144 · TOME · texte numérisé non relu

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le tubercule composé de ces corpuscules, lorsque dans tout le champ du Micro. scope on en découvre à peine quelques-uns? Ni les tissus normaux ni les tumeurs n offrent l'exemple d'une structure analogue. Aussi la rareté seule de ces éléments doit-elle faire soupconner, sinon repousser, leur valeur car ristique pour le tubercule.

(IV. Cellules eépithéliales.

acté-

Une opinion toute différente de la précédente est celle qui considère Je tubercule comme un amas de cellules épithéhales altérées. Elle à été pour 1 première fois établie par Addison, et a trouvé, avec des modifications, quelques rares adeptes. Evidemment les auteurs ont pris des éléments accidentels, altérés par l'infiltration tuberculeuse, pour les éléments essentiels de cette production. Quoi qu'il en soit, voici les principales opinions émises à ce sujet :

Addison (n° 503) établit que tous les tissus, et en particulier les éléments cellulaires du tubercule, proviennent d'une métamorphose des globules blanes

du sanc.

Schræder Van der Kolk (n° 504) affirme que le corpuscule gris est déposé dans le tissu interstitiel, et le jaune dans les cellules mêmes. Le premier peut se transformer en fibres cellulaires, mais non le second. Les cellules épithéliales qui remplissent les vésicules aériennes s'aplatissent et se dessèchent à l'état normal ; mais, chez les phthisiques, elles se gonflent par absorption d'ün liquide plastique, et elles se détachent de la paroi vésiculaire. Les plus anciennes cellules remplissent par conséquent le centre de cette vésicule et constituent le jeune tubercule ; plus tard, lorsque les tubercules se ramollissent, on trouve beaucoup de jeunes cellules qui sont le résultat d'une génération endooène dans les grandes cellules anciennes; ces jeunes cellules et les noyaux devenus libres sont les corpuscules tuberculeux de Lebert.

Nous ne nous arréterons pas plus longtemps aux recherches suivant lesquelles le tubercule se composerait de cellules épithéliales altérées, tout en resrettant de voir parmi les fauteurs de cette opinion un anatomiste aussi éminent que M. Schrœder Van der Kolk. Ce qui a motivé cette manière de voir, c'est que tout autour du tubercule il y a toujours bronchite avec production, élimination et reproduction incessante de cellules épithéliales, qui, repoussées et expectorées, se renouvellent constamment. C'est donc aux vésicules aériennes enflammées que s'applique la description donnée par les auteurs cités, qui, par analogie sans doute, ont cru la substance tuberculeuse elle-même composée de noyaux et de cellules épithéliales altérées, atrophiées."L'examen le plus minutieux et le plus attentif ne peut faire découvrir ni cellule épithéliale parfaite, ni noyau de cellule, lorsqu'on soumet à l'examen le centre dun tubercule gris non ramolli et soigneusement isolé des tissus environnants.

Cependant on rencontrera dans le plus prochain voisinage du tubercule

N° 503. AppisON. London medical gazette, 1842; Transact. of the prov. med. and surg. AssOC. t. XI, p. 287 ; British and foreign rewiew, janvier 1844; On healthy and diseased structure, and the true principles of treatment for the cure of diseases, especially consumption and scrofula ; Londres, 18/9.

N° 504, SCHROEDER VAN DER KOHK, Vederl. Lancet, juillet 1850.

quelques cellules épithéliales infiltrées de la substance amorphe ou subissant la métamorphose graisseuse ; ces éléments ainsi altérés ont peut-être aussi contribué à confirmer dans leur erreur les observateurs cités. Mais la présence de ces cellules en dehors de la substance particulière à la tuberculisation et les arguments énumérés font clairement voir qu'il s’agit uniquement d'éléments accidentels, du reste trop rares pour être des éléments caractéristiques, essentiels, du tubercule. Pour bien étudier, sous le point de vue anatomique, la bronchite concomitante du tubercule, fait connu de tous les pathologistes, ilest nécessaire d'avoir sous les yeux des tranches tellement minces du tissu pulmonaire, qu'une seule série de cellules aériennes soit soumise a l'examen.

Ç V. Voyaux ou cellules abortives ou necrosees.

Nous avons exposé ailleurs l'historique de ces recherches (n° 505).

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