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IRIS

Infiltration, — Altérations de Vendothélium. — Dans les premières périodes de l'irido-cyclite, l'iris est déjà infiltré par un grand nombre de globules de pus, qui se rassemblent principalement autour des vaisseaux sanguins. Au début du processus inflammatoire, la trame irienne n'offre aucune altération cellulaire. A la face antérieure de l'iris, on remarque une couche homogène albumineuse; au-dessous, Tendotliélium de l'iris apparaît décollé déjà dans quelques parties. Les cellules endothéliales renferment quelques granulations pigmentaires, qui ont, sans doute, leur origine dans l'iris. Michel a rencontré Tendothélium décollé en partie par des épancliements sanguins ; on peut aussi observer dans l'endothélium la dégénérescence hyaline et la prolifération des noyaux .

Exsudation à la surface de Viris. — Dans les périodes plus avancées de l'irido-cyclite, une couche Gbrino -purulente recouvre la surface antérieure do l'iris. Cette exsudation peut se répéter plusieurs fois ainsi. Nous avons vu dans un cas d'irido-cyclite deux couches nettement séparées : la couche supérieure seule présentait une dégénérescence granuleuse, ce qui prouve que les deux couches s'étaient formées à des époques différentes.

• FucHs, Gra'fes Archiv, l. XXVII, 3, p. 78.

ECTROPION DU SPHINCTER 29i

L' exsudât placé à la surface antérieure de Tiris peut aussi subir la dégénérescence granulo-graisseuse. Dans un cas, la quantité de graisse était telle que la chambre antérieure était remplie de gouttelettes graisseuses.

Dans les dernières périodes de rirido-cyclite, la surface antérieure de Tiris est recouverte par une couche de tissu conjonctif,qui, dans l'œil atrophié, peut obstruer toute la chambre antérieure et présente une structure lamelleuse, analogue à celle de la cornée (Alt *).

Dans rirido-cyclite de même que dans les yeux atrophiés, le tissu conjonctif do nouvelle formation est recouvert par un endothélium, qui est décollé dans une certaine partie de son étendue, par un liquide séreux ou même séro-purulent.

Il est difficile de savoir au juste si dans ces cas l'on a affaire à l'endothélium, qui durant un décollement passager s'est conservé intact malgré la vive inflammation de Tiris. Il nous parait cependant plus vraisemblable de supposer que Tendothélium a été détruit par Tinflammation et qu'il s'est ensuite régénéré.

Cellules de la trame de Viris. — Nous avons pu observer l'augmentation du nombre des noyaux des cellules pigmentaires et non pigmentaires de la trame de l'iris. De son coté, Michel affirme Thyperplasie des éléments épithélioïdes, du tissu conjonctif et du pigment dans l'irido-cyclite.

Muscle sphincter de lapupille, — Dans les dernières phases de l'irido-cyclite, la situation de ce muscle est notablement modifiée, en même temps que sa face postérieure, recouverte par la couche pigmentaire, est tournée en avant. Michel a proposé d'appeler cette disposition particulière du sphincter pupillaire : ectropion du sphincter. Dans les premières périodes de l'irido-cyclite les fibres de ce muscle sont striées longitudinalement. Nous expliquerons dans un autre chapitre la cause de cette striation.

Le muscle sphincter est encore reconnaissable sur les

* ÂLT, Gompendium dcr palhologischen Histologie des Auges, p. 91;

yeux atrophiés après rirido-cyclite. Les faisceaux de ces fibres sont séparés par du tissu conjonctif. En dehors de la strîatioD fibrillaire, on observe l'augmentation des noyaux des fibres lisses. Dans un œil atrophié, nous avons trouvé des sels de cliaux sous forme de très petites granulations situées entre les fibres du muscle sphincter.

En même temps, les couennes situées en arrière de l'iris, la capsule antérieure et la partie phériphérique de la cataracte fibreuse étaient imprégnées de chaux.

Pupille. — Elle est fréquemment obstruée ou par les granulations de la partie postérieure de l'iris, ou bien encore l'iris même est tellement gonflé que son tissu occupe la place de la pupille (Brehmer).

Iris des yeux atrophiés. — Les cellules de la trame irienne des yeux atrophiés offrent encore les signes d'une prolifération active; dans certains cas, l'iris est transforme en une couenne fibreuse, dont la partie postérieure est plus pigmentée que l'antérieure. Les réseaux, formés par des cellules, ont disparu en totalité ou en partie, il reste seulement quelques faisceaux de tissu conjonctif (Michel). Dans des cas pareils, il est souvent impossible de déterminer la Hmito entre l'iris et la couenne qui la recouvre; de même qu'il est impossible, dans l'enclavement de l'iris dans une plaie cornéenne, de distinguer à la fin du procossus les limites de séparation entre les deux membranes.

Dans l'atrophie de l'œil, Tiris est notablement gonflé ; quelquefois il est réduit à une très mince membrane. Très souvent on trouve dans l'iris des parties infiltrées de cellules de pus. Généralement, dans l'irido-cyclite, l'inflammation du tractus uvéal persiste encore longtemps.

Quelquefois les foyers inflammatoires affectent la forme de tubercules (fig. 32, ku^ pi. VII), qui peuvent amener, par leur augmentation de volume, une perforation de la membrane de Bruch et de la couche pigmentaire (o). Il nous a été donné d'observer cette perforation, dans un œil atrophie

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