CHAMBRE POSTÉRIEURE DE LOËIL
Contenu, -r- Un des premiers symptômes qu'on observe chez un malade atteint d'irido-cyclite consiste dans la présence, dans la chambre postérieure, d'un exsudât séropurulent qui devient ensuite fibrino-purulent. Le situs des diverses parties de Tœil au début de l'irido-cyclite n'est pas changé (sauf celui du corps vitré) ; c'est pourquoi j'ai décrit dans le chapitre de Tanatomie normale (fig. 26) les préparations qui ont été faites sur de tels yeux cyclitiques, du début de la maladie.
La figure 25 représente en coupe transversale les prolongements delà chambre postérieure d'un œil cyclitique remplis d'un exsudât séro-purulent. Un phénomène qui se manifeste de bonne heure est le développement d'un épanchement séreux entre le corps vitré et la zone de Zinn d'un côté et le corps vitré et la cristalloïde postérieure de l'autre, d'où résulte la formation d'un espace post-zonulaire (canal de Petit) et d'un espace post-lenticulaire. La formation de ces deux espaces n'est qu'un symptôme partiel du décollement antérieur du corps vitré (Iwanopf).
* Bhailby und Lobo^ Gentralblall fur Augenheilkuade, 1882, p. 262.
L'exsudation seule, sans qu'il existe en même temps do rétraction du tissu ducorps vitré ^hq peut nullement expliquer le développement d'un décollement du corps vitré.
Hydropisie. — Il arrive très souvent qu'au début de l'irido-cyclite se développent des adhérences du bord pupillaire avec la cristalloïde antérieure. Si ces adhérences forment des synéchies postérieures totales, l'humeur aqueuse de la chambre postérieure s'amasse en arrière de Tiris et le pousse en avant en forme de boucles ;'ce phénomène est décrit sous S nom d'hydropisie de la chambre postérieure de Tœil (Schiess- Gemuseus *, Pagenstecher et Genth ^). Si l'élasticité des différentes parties de l'iris est inégale, la surface antérieure apparaît comme godronnée ou comme parsemée de boucles.
Restes de la chambre postérieure de PœiL — Dans l'iridocyclite très avancée, les couennes néo-formées forment des adhérences solides entre la surface postérieure de l'iris et la cristalloïde antérieure ; on trouve de même des couennes dans les autres parties de la chambre postérieure. Mais dans ces dernières parties, on peut aussi constater la persistance de quelques restes de la chambre postérieure. Ces restes sont représentés dans laGgure 24 (ht^ pi. V). Ils contiennent un liquide albumineux et sont recouverts par des cellules endothéliales. Dans les yeux cyclitiques (fig. 30, h/e, pi. VI) et dans des yeux atrophiés (Gg. 25, h/e), on trouve parfois de petites fentes situées entre la partie périphérique de l'iris et les procès ciliaires fortement gonflés et poussés vers la surface postérieure de l'iris.
Dans un œil atrophié, nous avons remarqué que plusieurs parties des prolongements intravallairesde la chambre postérieure s'étaient conservées ; elles étaient remplies d'un liquide séro-purulent.
Quelques-uns de ces prolongements étaient tranformés en kystes (voir p. 197.)
* Schiess-Gemuseus, Virchow*8 Archiv, t. XXIV. > Pagenstecher et Gemtu, /oc. ci^, pi. VI, ûg. 1.