NERFS MOTEURS DE L'OEIL
oculo-moteur externe, la fente qu'offre le tendon du droit externe (Hyrtl) et envoie, à ce niveau, la racine longue (sensitive) du ganglion ciliaire, qui fournit la sensibilité à la cornée. De là il se dirige en haut et en dedans et se divise, entre le droit interne et le droit supérieur, en deux branches, le nerf nasal interne (nerf ethmoïdal), qui pénètre à travers le trou ethmoïdal dans la cavité du crâne et, de là, traverse la lame criblée pour rentrer dans la cavité nasale. A travers le trou ethmoïdal postérieur, un Clament, appelé par Luschka nerf sphéno-ethmoïdal, se dirige de ce nerf vers le sinus sphénoïdal. Le second rameau du nerf nasal est le nasal externe. Il quitte Torbite en longeant le côté interne du ligament palpébral interne et innerve la peau de la racine du nez, celle de la paupière supérieure (partie interne), le sac lacrymal, la caroncule lacrymale et la conjonctive.
NERFS MOTEURS DE l'oEIL
Les nerfs moteurs de l'œil sont, on le sait, l'oculo-moteur commun, le pathétique et l'oculo-moteur externe.
Le nerf oculo-moteur commun {oculomotorius) prend naissance vers le bord interne du pédoncule cérébral, immédiatement au-devant du pont de VAROLEct en dehors de l'espace perforé antérieur. A son origine apparente, il comprend huit, dix et quelquefois douze filaments, qui, après un parcours de 3 à 5 millimètres, se réunissent en un faisceau qui se dirige obliquement en avant et en dehors.
Au point où la tente du cervelet (tentorium cerebelli) s'insère à l'os, le nerf pénètre dans une fente de la dure-mère et continue ensuite son trajet entre l'artère cérébrale profonde et l'artère cérébelleuse supérieure ; puis il s'engage dans le sinus caverneux, où il reçoit des filets du plexus sympathique entourant l'artère carotide interne. D'après Longet, l'oculo-moteur commun s'anastomose aussi, au niveau du sinus, avec le trijumeau. Dans la fente sphénoïdale, en tra-
versant l'anneau de Zinm, le nerf se divise co deux branches. La branche inférieure, plus volumineuse que l'autre, animo le droit inférieur, le droit interne et l'oblique iafôrîeur. La
ramitication qui se rend au muscle inférieur fournit aussi une racine (courte ou motrice) au ganglion ciliaire; ses libres se terminent dans le spliincler de la pupille et dans le muscle de l'accommodation. La branche supérieure du nerf oculo-molcur commun passe au-dessus du nerf optique et fournit des ra-