OGULO-MOTEUR COMMUN. - PATHÉTIQUE
meaux au releveur de la paupière supérieure et au droit supérieur.
Depuis les remarquables recherches de Stilung père sur les noyaux des nerfs moteurs de l'œil, nous savons que les fibres de l'oculo-moteur commun passent du point où elles ont leur origine apparente (sur les côtés internes des pédoncules cérébraux) dans la paroi du troisième ventricule, puis dans Taqueduc de Sylvius. Elles prennent naissance dans un noyau gris, placé au-dessous de Taqueduc de Sylvius et de la partie antérieure du quatrième ventricule. Ce noyau s'étend depuis la moitié antérieure de Taqueduc de Sylvius jusqu'au noyau du nerf pathétique. Duval admet que ces deux noyaux sont confondus, mais, pour Forel, ils restent distincts. Les auteurs ne sont pas d'accord sur le point de savoir si les fibres des deux nerfs oculo-moteurs s'entrecroisent ou non avant d'arriver au noyau. Westphal, Édinger et Perlia admettent que leurs fibres postérieures seules s'entrecroisent; Mauthner, au contraire, en se basant sur des faits cliniques, prétend que toutes les fibres de Toculo-moteur commun arrivent au noyau sans se croiser avec celles du nerf opposé.
Les fibres qui animent chacun des muscles auxquels le moteur oculaire commun envoie des ramifications ont leur origine dans des parties distinctes du noyau. D'après Kahler et PiCK, les filets du muscle de l'accommodation ont leur origine dans la partie antérieure; puis viennent successivement ceux du sphincter de la pupille, du droit interne, du droit inférieur, du releveur de la paupière supérieure, du droit supérieur, de l'oblique inférieur. Les noyaux des deux nerfs oculo-moteurs communs sont réunis par des anastomoses. Chacun est en outre relié à la racine sensitive du trijumeau (Meynert) et au noyau de la sixième paire du côté opposé (Duval).
Le nerf pathétique (trochlearis) a son origine dans un noyau situé en arrière de celui de la troisième paire, à la
n ANATOMIE MACROSCOPIQUE DE L'CEIL
partie supérieure (aotérieure) du piaucher du quatrième ventricule. Quelques auteurs admettent que ses fibres s'entrecroisent sur la ligne médiane avec celles du nerf opposé, mais Mauthner nie le fait. Les fibres du pathétique émergent au-dessus des pédoncules cérébelleux supérieurs, en dehors du pont de Varole et du frein de la valvule de Vieussens. Le nerf comprend, à son origine, de deux à huit filaments, qui, au delà du pont do Varole, se réunissent en un faisceau unï-
Fig. 11.
Aspect de la face postérieure tlu bulbe (il'a|>ri!s Erb ol Aeby) ; — I , i, 3, coupe des pédoncules moyen, supérieur et inférieur; — 4, eminentia teros {({enou du facial); — 5, stries médullaires (racines de l'acouslique). Les chiffres romaine indiquent, par leur numéro d'ordre, les origines et les racines apparentes des neifs bulbaires.
que. Il contourne la protubérance et les pédoncules cérébraux, se dirige en avant et en dedans jusqu'au sommet du rocher, et traverse la dure-mère au niveau de l'entrecroisement des deux circonférences de la tente du cervelet; puis il passe en arrière des apophyses cUnoïdes postérieures. Au delà do ce point, il s'anastomose avec la première branche du trijumeau.
Perua prétend avoir observé que des fibres nerveuses du