CONDUITS LACRYMAUX. — LAC LACRYMAL
point OÙ ils se recourbent, les canaux lacrymaux décrivent un arc ou bien ils forment brusquement un angle. On trouve quelquefois une petite fossette à cet endroit, et alors le coude a la forme d'une ampoule (Sappey). L'ampoule et le dîverticulum mesurent ensemble 1 mm. 5 de diamètre horizontal et 1 mm. de diamètre vertical.
Les extrémités nasales des deux portions horizontales convergent et se réunissent en arrière du ligament palpébral interne ; elles forment alors un conduit unique, long de mm. 8 à 2 mm. 2 (portion commune, Saumelrohr de Gerlach), qui débouche dans le sac lacrymal. Tantôt les canaux lacrymaux aboutissent à un diverticulum en forme d'ampoule situé en dehors du sac lacrymal (sinus de Maier), tantôt ils débouchent dans ce sac isolément (Henle). Ce dernier cas, extrêmement rare, a été nié par Malgaigne et par Sappey. Le tuyau de Gerlagh et le sac lacrymal sont situés dans la fossette de l'os lacrymal. Avant d'y arriver, les canaux lacrymaux perforent la portion postérieure du ligament palpébral interne.
Le sac lacrymal (portion orbitaire du canal nasal) est limité en arrière, en avant et de chaque côté de la gouttière lacrymale par une lamelle du périoste qui réunit les crêtes lacrymales antérieure et postérieure et par le ligament palbébral interne. En haut, le sac lacrymal dépasse le ligament de 2 à 3 mm.
Parmi les diverticulum du sac lacrymal, il faut mentionner, outre le sinus de Maier, que nous venons de décrire, celui d'ÀRLT qui est situé à la partie inférieure du sac.
Entre le sinus de Maier et le sac lacrymal, on peut rencontrer une valvule circulaire (Merkel); parfois la partie inférieure de cette valvule manque, et on n'en trouve que la partie supérieure, de forme semi-lunaire, qu'on a décrite alors sous le nom de valvule lacrymale supérieure de Béraud. D'autres fois, c'est la moitié inférieure qui existe, et on l'a appelée valvule de RosenmDller. EnGn, la valvule circulaire
OU semi-lunaire peut n'être représentée que par des rudiments qui consistent en petits nodules ou en saillies interrompues par de petites fossettes.
A la limite du sac lacrymal et du canal naso-lacrymal^ on observe un étranglement produit par un rétrécissement du canal osseux ; il peut exister en ce point une véritable valvule (valvule inférieure du sac lacrymal de Bératjd). Cette valvule a une direction oblique et son bord libre est en haut. La paroi du sac lacrymal présente fréquemment, en dedans des plis de la muqueuse, des brides trabéculaires irrégulières.
Le canal nasal (naso-lacrymat) va du sac lacrymal au méat inférieur des fosses nasales. Sa longueur, très variable, oscille entre 12 et 24 mm. (Schwalbe), ou entre 12 et 16 mm. (Sappey); elle paraît atteindre en moyenne 20 mm. Son extrémité inférieure peut se prolonger en bas jusqu'à 9 mm. du plancher des fosses nasales. La coupe du canal est circulaire et mesure environ 3 mm. de diamètre ; sur quelques points, par suite d'un aplatissement latéral, elle devient ovalaire.
On distingue dans le canal deux parties, l'une osseuse, l'autre membraneuse. La première est presque entièrement creusée dans le maxillaire supérieur; une toute petite partie de sa paroi seulement est formée par l'os unguis et par le cornet supérieur; une toute petite partie de sa paroi seulement est formée par l'os unguis et par le cornet inférieur.
Le canal nasal forme un arc à convexité antérieure; son axe est dirigé de dehors en dedans, d'avant en arrière et de haut en bas; il forme une saillie dans la partie antéro-internc du sinus maxillaire. Parfois, les cellules ethmoïdales sont tellement développées qu'elles pénètrent en partie dans le sinus maxillaire, qu'on a décrit alors comme étant divisé en plusieurs étages par des cloisons osseuses. Dans un cas de co genre, j'ai constaté que les cellules ethmoïdales se continuaient jusqu'à la paroi postérieure du canal naso-lacrymal. Leur développement exagéré pourrait même produire un étranglement de ce canal.