COUCHES DE L'IRIS
portioDS de Tiris, distinctes embryologiquemeot, se différencient nettement sur une coupe transversale .
ha portion uvéale estreprésentée d'avant en arrière : — 1® par un endothélium recouvrant laface antérieure de Tiris; — 2'' une lame externe sous-épithéliale ; — 3® une couche vasculairequi constitue la majeure partie del'épaisseur de l'iris ; — 4^ une lame élastique vitrée ou membrane basale .
La portion rétinale est représentée par deux couches de cellules épithéliales pigmentaires, recouvertes d'une membrane vitreuse extrêmement mince; ces couches ne sont que la continuation de la membrane limitante interne de la rétine.
U endothélium antérieur est composé d'une couche unique de cellules pavimenteuses, polyédriques, et à noyau arrondi.
A la circonférence de l'iris, Tendothéliuin se continue à la surface des trabécules du ligament pectine, pour se diriger ensuite vers la face postérieure de l'iris .
La lamelle antérieure^ ou couche limitante antérieure (lamella iridis anterior de Zinn), est composée de cellules très serrées, que Michel compare histologiquement au tissu réticulaire des glandes lymphatiques ; la couche superficielle de ces cellules est constituée par des éléments riches en protoplasma et chargé de matière pigmentaire sauf chez les albinos ; au-dessous existent 2 ou 3 couches de cellules étoilées, arénées ou fusiformes; quant à leur qualité de cellules lamineuses, elle est admise par Michel et niée par Fucus ^. En outre, d'après ce dernier auteur, les taches pigmentaires de l'iris seraient constamment dues à la pigmentation de cette couche.
La couche vasculaire est caractérisée par la présence d'une grande quantité de vaisseaux, et la disposition lâche des éléments du tissu lamineux, par l'existence de nombreuses lacunes lymphatiques, de grandeur très variable, et enfin par un muscle sphincter, qui se trouve à la périphérie do l'iris.
* Fdchs, Arch. f. Ophthalmologie> 1885*
Les irabéculos superficiels, que nous avons signalés dans la description microscopique de Tiris au voisinage du rebord pupillaire, ont une position qui répond au petit cercle artériel de riris. C'est à ce niveau que la membrane pupillaire du fœtus prend son insertion périphérique. Les trabécules de grande dimension sont, d'après Fughs, traversés par des vaisseaux sanguins. Les petites fossettes de la face antérieure de l'iris ne sont pas des dépressions borgnes, comme il semble au premier abord, mais elles communiquent avec les voies lymphatiques profondes de l'iris, représentées en partie par des gaines lymphatiques revêtues d'endothélium. Les fossettes en cœcum (cryptes) sont dépourvues d'endothélium (Fughs) ; mais si elles présentent une certaine obliquité elles sont parlielloment recouvertes d'endothélium du côté de l'inclinaison.
Les lacunes de la portion périphérique (ou portion ciliaire) de l'iris sont en partie en communication avec les interstices du ligament pectine, et la chambre aatérieure, en partie avec les voies lymphatiques de l'iris.
La trame de lamembrane qui nous occupe, abstraction faite des vaisseaux, caractérisés par une couche adventice très développée, est composée de cellules ramifiées, de prolongements anastomosés, et formant par conséquent un réseau; le protoplasma contient des granulations pigmentaires brunâtres et le noyau arrondi n'est pas très nettement limité. Le pigment est surtout très développé dans les couches antérieures de la zone pupillaire ; néanmoins on peut trouver un certain nombre d'éléments sans matière colorante. Koganeï^ dislingue les cellules de la trame de l'iris en deux catégories : — l^en cellules fixes aplaties, étoilées et à prolongements ramifiés, dont le noyau arrondi est peu sensible aux moyens de colo* ration ; — 2 en cellules polymorphes, fusiformes ou arénées, dont le noyau elliptique à grand axe plus ou moins allongé
* KoganeI, Archiv. f. Mikroskop. Anatomie, 1885, t. XXV, fasc 1.