‹ Anatomie normale et pathologique de l'œilChapitre 64 sur 166 · NERFS DE L'IRIS H · texte numérisé non relu

NERFS DE L'IRIS H

nant des yeux à Tétat frais, pourra-t-on mettre en évidence une couche endothéliale analogue.

Il est intéressant d'étudier les changements que subissent les divers tissus de l'iris^ suivant que le sphincter irien est relâché ou contracté.

Lorsque la pupille est rétrécie, la largeur de Tiris est augmentée, mais son épaisseur est diminuée; tous les éléments sont étendus en direction radiale (Fughs) ; les bouches lymphatiques sont rétrécies dans la portion pupillaire, et dilatées au contraire dans la portion ciliaire de l'iris ; les fibres lisses du sphincter sont au voisinage immédiat du rebord pupillaire.

On constate les faits contraires, quand la pupille se dilate; les fibres lisses du sphincter ne sont plus immédiatement limitrophes du rebord pupillaire ; la couche pigmentaire forme ectropion en avant, à partir de ce rebord. Toutes les parties des tissus sont relâchées en quelque sorte et même ondulées, et principalement les vaisseaux; l'épaisseur de l'iris est plus grande, et sa surface est diminuée. D'après Fughs, la lame élastique seule ne présente pas de plissement pondant la dilatation de la pupille; et ce serait la rétraction élastique de cette lame, qui déterminerait l'augmentation d'épaisseur de l'iris.

Lorsque le sphincter se contracte, les couches superficielles de l'iris glissent sur les couches profondes, et ce glissement est facilité par la laxité des assises moyennes, qui présentent un grand nombre d'espaces lymphatiques et que Fughs propose de désigner pour ce fait sous le nom d'Iris-spalten (fentes iriennes).

Les nerfs de l'iris tirent leur origine du plexus ciliaire, situé dans le corps ciliaire ; ils entrent au niveau de la grande circonférence de l'iris, près de sa face antérieure, sous forme do branches contenant quelques fibres à myéline. Ces branches forment dans la portion ciliaire de l'iris un plexus circulaire, puis se dépouillent de la gaine de myéline et passent en partie en avant des gros vaisseaux de la portion pupillaire

pour y former un plexus de fibres sans myéline; une autre partie des filets nerveux traversent l'iris en épaisseur et se dirigent en avant, pour constituer un plexus de fibres extrêmement délicatesimmédiatement au-dessousdelalame basale antérieure.

Les filets nerveux de la portion pupillaire se terminent dans le sphincter; les autres filets iriens forment pour la plupart des plexus nerveux entourant les gaines adventices des vaisseaux; enfin quelques fibres, comme le fait a été constaté au laboratoire de Brûcke, se terminent dans les cellules pigmentaires des couches moyenne et antérieure. Chez quelques poissons, j'ai pu constater une variation de forme des cellules pigmentaires, qu'on peut expliquer seulement en admettant la contractilitéde leur protoplasme; en offet,tantôt ces cellules ont des prolongements longs et ramifiés ; tantôt, au contraire, elles ne présentent à leur surface que quelques inégalités, traces des prolongements rétractés.

INSERTION GlUAIRE DE l'iRIS; CANAL DE SGHLEMM ; UGAHENT PEGTLNÉ

DE l'iris

Canal de Schlemm. — Nous avons exposé, dans un chapitre précédent, que la lame externe de la membrane de DESCEMETse continue par un réseau de fibres élastiques. Ce réseau, renforcé par des fibres lamineuses, réunit les deux bords du sillon scierai postérieur (sulcus cornesB posterior) et constitue ainsi la paroi postérieure du canal de Sghlemm. Cette paroi postérieure est en outre formée par les prolongements des trabécules du ligament pectine de l'iris, ainsi que par les fibres lamineuses, qui fournissent l'insertion aux fibres lisses du muscle de l'accommodation.

La paroi antérieure ou externe du canal de Schlemm est, d*après Schwalbe, constituée de la façon suivante : la lamelle postérieure do la cornée sur une étendue de mm. 28 à mm. 32 se porte légèrement en avant et se continue par

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