‹ Anatomie normale et pathologique de l'œilChapitre 82 sur 166 · TRANSFORMATION DES PROLONGEMENTS EN KYSTES · texte numérisé non relu

TRANSFORMATION DES PROLONGEMENTS EN KYSTES

vesde Grœfe, 1882, II, p. 44) montre que les points les plus essentiels sont concordants : seulement un grand nombre des fibres zonulaires, dans leurs prolongements intravallaires, m*ont échappé à cause de l'application de la paraffine.

Quant à l'étendue de la chambre postérieure en arrière, il me semble qu'il existe de grandes différences individuelles. HocQUARD et Masson l'ont suivie même jusqu'à l'ora serrata. J'ai observé que les parties intravallaires de la chambre postérieure s' étendent en arrière delmm. àlmm. 5.

J'ai constaté l'existence des prolongements intravallaires même dans les périodes avancées de l'irido-cyclite ; ils étaient remplis d'exsudats plus ou moins abondants. Il semble que dans ces espaces le liquidede la chambre postérieure produit par les procès ciliaires s'écoule en avant *. Remarquons en passant que l'occlusion de ce conduit de l'humeur aqueuse a une influence très fâcheuse sur la nutrition de l'œil.

Sur un œil commençant à s'atrophier à l'irido-cyclite, j'ai trouvé ces prolongements transformés en kystes. Sur les préparations de cet œil la fente post-zonulaire était remplie par des exsudats. La transformation kystique des prolongements intravallaires était due à l'occlusion de l'espace lymphatique dans lequel débouchent les prolongements.

La rétention de l'humour aqueuse dans les prolongements intravallaires peut être comparée à la dilatation delà chambre postérieure, lorsque des synéchies totales postérieures de l'iris la séparent de la chambre antérieure.

Dans quelques cas de glaucome on a constaté l'existence do synéchies postérieures périphériques de Viris, Des synéchies de cette nature peuvent très facilement entraîner l'occlusion des prolongements intravallaires, et la rétention de l'humeuraqueuse dans ces parties peut être la cause de l'augmentation de tension du globe oculaire. Il existe des cas de glaucome, où même plusieurs iridectomies consécutives n'ont

* Berger, Comptes rendus hebdomadaires des séances de la Société de biologie. 1889, t.V, p. 216.

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pu amener la guérison. Il est possible que la technique de riridectomie laisse intacte la portion périphérique de l'iris .et que, par suite, Tocclusion des prolongements intravallaires produite par Texsudat ne soit pas levée.

r). — partie post-zonulaire de la chambre postérieure

(canal de petit)

Situation normale. — Dans l'œil normal^ nous trouvons la limite du corps vitré immédiatement en arrière de la zone de ZiNN. Par suite, il n'existe aucun espace entre les fibres zonulaires et l'hyaloïde ; sauf une couche extrêmement mince de liquide, destiné à faciliter le glissement des fibres zonulaires sur la surface du corps vitré.

Un espace post-zonulaire peut cependant être produit ou par l'exsudation (décollement antérieur du corps vitré), ou par les altérations post mortem des tissus, ou enfin artificiellement déterminé par l'injection.

Cet espace, bien que déterminé artificiellement, n'en existe pas moins, et résulte de l'élargissement d'une fente préexistante dont les parois se touchent à l'état normal. Il est donc utile de décrire la forme et les limites de l'espace produit par l'injection.

NoRDENSON * a rapporté qu'il avait observé le décollement antérieur du corps vitré sur des yeux séniles. Sur les yeux séniles que j'ai examinés à l'état frais, j'ai trouvé, un cas excepté, seulement des fentes peu importantes entre la zone de ZiîVN et le corps vitré produites, selon moi, par le ratatinement du corps vitré dans la liqueur de Muller.

Le canal de Petit a été décrit pour la première fois comme produit par une exsudation pathologique dans le glaucome par Pagenstechbr, qui a observé ensuite le même phénomène

* NoaoBXSox, Boricht der Heidol berger opthalmologischen Gesellschaft.

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