CANAL DE PETIT PRODUIT PAR L'INJECTION
cédé de Schwalbe *, avec une solution d'hématoxyline dans la chambre antérieure, à remplir la partie zonulaire de la chambre postérieure jusqu'à la limite du corps vitré. L'examen ultérieur des yeux injectés montrait que la membrane hyaloïde s'était séparée des flbres zonulaires sur une certaine étendue. Cette expérience, évidemment, prouve que les espaces pré-zonulaire, zonulaire etpost-zonulaire communiquent entre eux.
J'ai obtenu les meilleures injections du canal post-zonulaire avec l'air ou l'albumine de l'œuf de poule, où le canal se présentait avec les sinuosités godronnées caractéristiques décrites par Petit.
De l'examen micrographique dos yeux où l'injection du canal avait réussi résulte ce qui suit : la forme du canal de Petit est semblable à celle du canal produit par le décollement antérieur du corps vitré (c. la Gg. 29 ci-jointe) ; elle est elliptique sur une coupe méridienne. L'épaisseur du canal atteint jusqu'à 2 ou 3 millimètres .La masse injectée pénètre en avant presque à 1 millimètre en dedans de l'équateur du cristallin, où elle est toujours limitée par des fibres zonulaires, et dans une petite étendue parla cristalloïde postérieure; cette masse injectée pénètre en arrière jusqu'à 2 mm. en avant de l'ora serrata. Là, où la masse injectée a pénétré jusqu'à l'ora serrata, on peut admettre que l'injection a été faite avec une pression trop forte, et cette hypothèse me paraît exacte, car l'injection avait fait avancer le liquide jusque dans l'espace post-lenticulaire. Dans tous les cas, il faut qu'il existe une certaine adhérence entre la partie périphérique du corps vitré et la lame vitrée de X^pars ciliaris retinœ d'un côté et les fibres zonulaires les plus postérieures de l'autre.
Schwalbe considère cette adhérence comme produite par une substance unissante, qui cède très difficilement. Sur les yeux conservés longtemps dans l'alcool, il n'est pas difficile d'isoler avecl'aiguillele corps vitré et lazonulede l'orAeew/w^
1 ScHWALBB, Arcbiv fur mikroscopische ADutomie, VI.
lot ANATOÏUB MICROGRAI-HIQUE Dti L'CF.IL
«Viare* (partie non plissée du corps ciliaire) ; on doit donc admettro que cotte substance se dissout paria macération dans l'alcool.
ha paroi postérieure da canal injecté est représentée parla membrano hyaloïde, laparoi antérieure par les fibres du ligament du cristal lin repoussécsen avant; mais la masse injectée pénètre aussi dans le ligament du cristallin. Principalement aux vais riliaircs, les fibres zonulaires sont rcpoussécs en avant, et produisent ainsi les gibbosités du canal godronné.
La coupe transversale, — dirigée suivant la flèche aa (fig. 1), — du canal de Petit, montre que sa paroi antérieure est constituée, auxvalscîliaircs, par les fibres zonulaires, qui, à ce niveau, sont très nombreuses et sont projetées en avant e^ en dehors versles parois des vais ciliaires. Les prolongements intravallaires ne sont par suite plus visibles, car lesfibreszo> nulaircs y sont projetées sur la lame vitrée de \eipars ciliaris retinœ. Aux montagnes ciliaires, où les fibres zonulaîres sont plus rares et séparées par des intervalles plus grands, la paroi inlcrnc du canal est formée par les fibres zunulaires et parla lame vitrée. II n'est pas nécessaire de mentionner que le canal de Petit, produit par l'injection ou par l'exsudation, est plus large aux vais ciliaires qu'aux montagnes, les crêtes ciliaires s'opposant à l'élargissement du canal, dû à la pression de la masse visqueuse injectée.
\Jhémorrhagie et l'exsudation dans les canaux de Petit et (THannover ont été observées avec l'ophthalmoscopo par E, de Jaegeh ', Nettleship * et Pfluger *.
L'hcmorrhagie fut décrite par E. de Jaeger et L, de Wecker, de ia manière suivante:
SI pourlant le malade reg^arda fortennsnl cd bas et en dedaas, on voit, ea regardant obliquement dans l'œil , que le bord inféro-in terne du cristallin est bordé d'une opacité rubanée d'un jaune blanchâtre
I Jaegeh et Weciek, AlIiis d'Oplilliatinoscoiiii:, p. SS.
•Nettleshjp, UpJithalnioJagiial ilotpjlnl KrpoHs.Jïl.jL». IMG.
> I'flûi^ek, Boriclil dur llciilcJbcrgcrOpiitliDlniulogisdivu Gcadl»:li(Lrt. ISSS.