PI. XIV
MÉLANÜ-SAllCOME DE LA CHOROÏDE. 47
faitehient mobile. Pas de pPoductioii nouvelle. Il en était de même Un an après.
Examen macroscopique. — PL XIV, fig. 1 . — Coupe antéropostérieure de l’œil, grandeur naturelle, passant par le milieu de la cornée et le centre du nerf optique. On voit sur cette ligure la masse sarcomateuse remplir la cavité du globe. Une partie de cette masse était d’un noir foncé, tandis que sur d’autrës points le néoplasme avait Une coloration grisâtre. On ne distingue plus aucune trace de l’organisation normale de la choroïde, ni des milieux. A la partië postérieure, on voit que la coupe du nerf optique parait noire, ce qui est dû à une infiltration de son tissu par le mélanome. En a , on voit une ttimeür mélanique superposée à la sclérotique, sans qu’on ait pu trouver de continuité entre Celle-ci et la masse qui remplissait la coque oculaire.
Au point de vue microscopique, deux parties de la préparation offraient un réel intérêt : le voisinage de la cornée (fig. 2) et l’entrée du nerf optique (fig. 4). La figure 2 représente une coupe de la cornée et de la masse mélaniqUe qui remplit la chambre antérieure. On y constate en a un soulèvement de la membrane de Descemet, et eil d une véritable rupture ; une partie de celle-ci étant restée en place, tandis que l’autre a été attirée en arrière par le néoplasme. Les détails histologiques de ce décollement sont parfaitement indiqués sur la ligure 8. On y voit des mailles de tissu transparent, qui ne sont autre chose que des replis de la membrane de Descërtiet, contenant des portions de la masse sarcomateuse qüi en a déterminé le décollement. Le tissü propre de la cornée est lui-même sain partout, sauf qu’il possède des vaisseaux de nouvelle formation dans sort épaisseur, ainsi qti’on le voit sur la figure 2, en lu
La figure 4 indique l’infiltration de l’entrée du nerf optique et la contihuité du néoplasme rétinien avec celui du nerf, à travers la lame criblée, qui semble elle-même infiltrée d’un
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semis sarcomateux. Sur cette meme figure 4, ou voit que la partie de la choroïde ch ch qui entoure le nerf optique a conservé son aspect normal, preuve que la masse néoplasique qui remplissait l’œil a dû prendre naissance vers les régions équatoriales de la choroïde.
Observation XIV. — Madame Roche, quarante-huit ans, a eu un garçon à vingt-cinq ans. Pas de maladie antérieure. Toujours mauvaises dents et névralgies dentaires violentes qui l’obligèrent de s’en faire arracher plusieurs. Actuellement elle né porte que 9 dents en bas et 8 en haut, toutes plus ou moins gâtées. Dans les deux premières années, plus de névralgies dentaires. Depuis cinq ans la malade est sujette à des pertes ménorrhéiques extrêmement abondantes qui viennent quelquefois deux fois par mois, d’où anémie profonde.
En septembre 1873, le docteur Gagnon, de Clermont-Ferrand, qui a eu la bonté de nous adresser cette malade, se serait aperçu d’une cataracte de l’œil droit. Elle n’a commencé à s’apercevoir d’un brouillard qu’en janvier 1874. Progrès de l’obscurcissement progressif jusqu’en mai 1875. D’ailleurs nulle souffrance; la lecture était encore possible. Mais à partir de ce moment, les progrès de la cataracte ont été trèsrapides et, à la fin de juin, la vision était complètement perdue.
Cette perte de la vision se faisait dans un sens déterminé, c’està-dire de haut en bas; de sorte que la malade, en dernier lieu, ne pouvait distinguer que ce qui se trouvait du côté de ses pieds et qu’elle renversait fortement la tête en haut pour voir devant elle. L’œil se rapetissait en même temps, d’après son dire. Pas de douleur, ni rougeur, ni larmoiement. Cet état a continué jusqu’au 9 septembre 1875 ; alors elle fut prise brusquement dans la nuit de douleurs vives au front, qui disparurent le lendemain, 10 septembre. Mais, dans la nuit du 10 au 11 , les douleurs sont revenues, atroces, accompagnées de nausées et de vomissements, et durèrent de 24 à 48 heures. L’œil est devenu