DES ASPHYXIES
Les asphyxies peuvent être rapportées au chapitre des maladies du poumon. On les divise en deux grandes classes : celles par simple privation d'air, qui ont lieu dans le vide, par la strangulation 5 la submersion , etc. , et celles qui sont produites par les gaz délétères, comme l'azote, l'hydrogène , les exhalations des fosses d'aisance, ainsi que les vapeurs du charbon.
La submersion présente les phénomènes suivants : le poumon est plus ou moins gorgé de sang; les bronches contiennent ordinairement un peu d'eau; on y rencontre en même temps beaucoup de mucosités ; on y trouve aussi quelquefois des corps étrangers , tels que des graviers. Le cœur est très dilaté à droite ; les veines sont gorgées d'une quantité de sang, que l'on trouve aussi abondamment dans les artères; la chaleur disparaît presque subitement , ce qui distingue cette es-pèce d'asphyxie des autres. En général , les différences dans le refroidissement de divers cadavres tiennent toujours au genre de mort, et d'après cela on doit se garder de prononcer sur l'époque à laquelle a expiré le malade. Quant à l'état du sys-
lème capillaire dans la submersion, il est à Texlérieur très chargé de sang , surtout vers les parties supérieures , qui en sont noires , tandis que les extre'mités inférieures sont à peine colore'es. Cette disposition, sur tout à la face , s'allie avec la facilite' qu'ont les petits vaisseaux d'admettre le sang rouge dans l'état de vie. Le cerveau offre aussi des vaisseaux très engorgés ; quant à sa substance, elle est dans Pétat ordinaire,
La strangulation présente à peu près la même disposition. Cependant le poumon est moins engorgé, parceque l'air a été subitement intercepté , mais les veines et les artères sont pleines ; souvent il y a érection de la verge , sans que l'on sache pourquoi.
Dans l'asphyxie par le charbon, le poumon est plus ou moins gorgé. Si la mort a été lente, il est très gorgé; si elle a été subite, il l'est peu. Le cœur et les vaisseaux sont très pleins. En même temps qu'il est abondant, le sang est toujours liquide. La chaleur se conserve très long-temps dans cette espèce d'asphyxie; mais la fluidité du sang se conserve au-delà de la perte de la chaleur. Les membres peuvent être fléchis avec la p'us grande facihté , ce qui n'a pas lieu dans les autres genres de mort, où il faut beaucoup d'efforts pour les ployer. Les parties supérieures sont un peu livides; il y a une vivacité particuhère des yeux.
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Quant aux autres asphyxies par les gaz dëlëtèrcs , la mort est tellement subite , que le poumon est peu charge' de sang. On n'a encore fait à cet e'gard que peu d'autopsies cadave'riques.
MALADIES DES GLANDES. l8l
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Le système glanduleux n^offre point, comme les préce'dents, beaucoup de caractères géne'raux. Les parties qui le composent n'ont que peu de conditions communes; la nature, les affections de chaque glande sont presque toutes particulières. D'après cela il est impossible de traiter des affections de ces parties en ge'néral. Nous en parlerons successivementj en suivant Tordre anatomique.
ARTICLE I