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DES CALCULS

Les calculs sont encore une autre affection du poumon. C'est Morgagni qui en a parlé le pre-

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mier. Ils se trouvent ordinairement vers le sommet, renfermés dans un kyste particulier. Il est impossible de discerner leurs symptômes d'avec ceux de la phihisie. On en a trouve' dans un poumon sain, et dont le malade ne soufifrit pas.

Le poumon présente encore des hydatides. Elles forment un kyste plus ou moins considérable, comme dans la vomique, avec cette différence qu'elles ne contiennent que de Feau. Cette maladie est rare ; on n'a encore aucune donnée certaine pour la reconnaître.

Des stëatômes peuvent aussi se développer dans le poumon; ils sont alors irrégulièrement répandus dans son tissu ; ils présentent la consistance d'une substance lardacée , et il est impossible d'en prévoir l'existence. Telles sont les maladies essentielles du poumon.

Maintenant voyons les affections sfmpathl" ^we^., Quoique le poumon soit un organe essentiel à la vie, cependant il n'est point aussi souvent influencé par les maladies que d'autres organes importants : tels sont le cœur, qui par la moindre excitation sympathique produit la fièvre; l'estomac, qui cause les embarras gastriques, etc. Le poumon au contraire détermine rarement l'embarras de la respiration dans ses affections sympathiques; cependant, quand elles sont très intenses, cela arrive quelquefois. C'est surtotit alors la toux qui

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survient : on Tobserve dans certains embarras gastriques, dans TafFection du foie, du rein, etc. Les auteurs en citent de semblables qui cèdent à remploi des moyens diriges contre la cause directe de la maladie. La plupart des organes voisins du poumon nous offrent cette toux sympathique. On la voit aussi dans certaines fièvres qui portent sur toute Fe'conomie; dans le de'but des fièvres putrides elle est un phénomène purement analogue au vomissement que Ton remarque alors. Non seulement la toux est sympathique, mais encore la difficulté de respirer l'est aussi dans certains cas , comme dans certaines fièvres essentielles. On croirait d'abord que le poumon s'embarrasse ; mais la crainte est bientôt dissipée par la cessation de la douleur. Il en est de même des douleurs de la poitrine dans le début de ces fièvres.

Il est d'autres considérations relatives aux diverses altérations que le poumon éprouve à l'instant de la mort. Rarement on le trouve, à cette époque, semblable chez tous les individus. Ces altérations tiennent évidemment à l'usage essentiel du poumon, comme centre de la circulation, celle-ci s'embarrassant toujours plus ou moins aux derniers moments. Il est , au contraire , des maladies qui, par leur nature, font que l'on trouve les poumons vides de sang : telles sont les hémorrhagies, les morts très subites, la syncope.

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ARTICLE IV

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