DES MALADIES DES GLANDES SALIVAIRES
Les glandes salivaires viennent ensuite : on les divise en trois espèces, les parotides, les maxillaires et les sublinguales ; elles ont une organisation commune. Enge'ne'ral, elles sont peu susceptibles d'affections organiques; cependant elles en offrent quelquefois.
La parotide e'prouve des maladies essentielles et d'autres symptomatiques. Les oreillons ^ qui sont très connus , viennent rarement à suppuratiop. On les remarque surtout chez le3 enfants. Leur siège est-il dans le tissu cellulaire même de la glande, ou bien dans le tissu environnant? L'e'tendue e'norme du gonflement dans certains cas porterait à le croire; peut-être le tissu de la glande y participe-t-il aussi. Quand il survient un abcès, le pus est purement phlegmoneux et plonge quelquefois jusqu'à la glande j mais son siège principal
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csl au devant. La parotide n'est quelquelbis nullement intéressée , comme , dans les abcès situes à Faisselle^ les glandes de cette région ne sont point toujours atteintes.
Ses affections symptomatiques sont mieux connues. Les parotides sont des gonflements de cette région qui surviennent dans les fièvres adynamiques.Ces gonflements ont e'videmmentdeux sie'ges différents : d'abord, souvent ils ont lieu dans les glandes lymphatiques qui sont assez nombreuses dans cet endroit. Il est facile de distinguer ce cas : les glandes sont dures , mobiles , roulent sous le doigt , et gardent dans leur gonflement leur forme primitive ; elles acquièrent quelquefois un volume con$idërable; rarement elles offrent des loyers purulents. Dans l'autre cas, c'est le tissu stibjacent à la glande qui est engorgé; la glande participe bien un peu à l'affection , mais elle n'en est pas le siège principal. Les affections chroniques de la parotide sont rares : quelquefois elle devient squirrheuse,et alors elle se résout difficilement. Son conduit excréteur peut offrir une fistule, laquelle peut aussi siéger dans la glande mémec Quand un abcès a mis l'intérieur de la parotide à découvert , la salive qu'elle contient s'échappe à l'extérieur, empêche la cicatrisation de l'abcès, forme des callosités , et détermine une fistule au conduit de Sténon. Ce peut être la présence d'un
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corps étranger, d'une plaie, elc, qui détermine la fistule. Ces ouvertures fournissent plus ou moins de salive ; il en est qui ne la donnent que par compression. On a plusieurs manières de les gue'rir» Les glandes sublinguales sont aussi le siège d'affections symptomatiques et essentielles , mais plus rarement que la parotide. On doit toujours distinguer le gonflement de ces glandes d'avec les engorgements lymphatiques voisins. Leur inflammation symptomatique est très rare. Le conduit de Warthon offre une maladie particulière qu'on nomme grenouillette ; c'est un amas de salive produit par l'obturation de ce canal. Cette obstruction est analogue à celle qui détermine la tumeur lacrymale : la cause peut en être un gonflement à Torifice ^ une aphtbe , un bouton de petite-vérole. Pour gue'rir la maladie, on perce la tumeur; il en sort un fluide qui a la consistance du blanc d'œuf, et une odeur infecte. Il s'établit une fistule, d'où résulte à l'avenir le libre écoulement de la salive : rarement la maladie persiste j il esl fréquent de la voir récidiver.
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