MALADIES DU TESTICULE
Le testicule est, comme la prostate, exempt de maladies avant Tâge de la puberté. A cette époque, acquérant un degré de vie beaucoup plus considérable, il devient en même temps beaucoup plus exposé aux affections. Sa position n'est pas toujours la même; dans 1 âge le plus tendre, il est encore à f anneau, et peu à peu il descend au bas du scrotum. Quelquefois il reste vers Je milieu, ce qui n'est pas rare. Le testicule est sujet à plusieurs maladies.
U inflammation est celle à laquelle il est le plus exposé. Elle peut être le résultat de beaucoup de causes , de pression, d'irritation, de cause vénérienne. Voici ses phénomènes : d'abord il y a augmentation de volume, différence essentielle d'avec f inflammation du foie^ du rein, etc. Ce
phénomène ne tient point au tissu cellulaire environnant, mais bien au tissu de Torgane. H y a cependant de la molleSvSe , une grande douleur, et la pression est extrêmement pénible. Cette douleur se prolonge jusqu'aux lombes, ce qui lui donne beaucoup d'analogie avec celle que produit l'affection de la matrice. Les organes ambiants se ressentent plus ou moins de l'inflammation ; non seulemenlla tunique vaginale s'intéresse, mais encore la peau du scrotum se déride et se gonfle. Quand la maladie est assez légère, la fièvre est peu intense ; mais si elle l'est davantage , celle-ci croît en proportion. Rarement elle se complique d'autre affection , telle que d'embarras gastrique. Cette inflammation est quelquefois si peu de chose qu'elle mérite à peine d'en porter le nom , comme celle qui survient après l'opération de Thydrocèle. Une contusion légère peut provoquer le gonflement du testicule , qui reste douloureux pendant sept à huit jours, puis revient à son état naturel. Quoi qu'il en soit, cette inflammation se juge ordinairement assez lentement, au douzième ou dixhuitième jour seulement. La résolution s'obtient souvent , surtout quand l'inflammation est produite par une gonorrhée répercutée. Quelquefois il survient un dépôt qu'il faut bien distinguer de l'hydrocèle de la tunique vaginale. Rarement la gangrène a lieu; l'induration en est la termi-
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liaison la plus commune, le testicule reste avec tout son gonflement. On ne peut dire que ce soit alors une inflammation chronique , puisqu'il reste ainsi durant toute la vie sans inconvénient ; mais quand après l'inflammation il est dur et squirrheux, il peut survenir un sarcocèle.
Le sarcocèle n'est pas toujours produit par l'inflammation; le plus souvent il reconnaît une autre cause, telle qu'un coup, une meurtrissure, etc. D'abord le gonflement n'est point douloureux, bientôt il devient plus sensible , et enfin la maladie se caractérise. Ordinairement il se rencontre autour beaucoup de veines variqueuses. L'organisation est déjà changée, tous les petits conduits ont contracté des adhérences entre eux. Le malade néglige encore de porter un suspensoir.
Dans le second état , le volume et la dureté augmentent considérablement. C'est cette dureté particulière qui lui donne sa pesanteur et le fait distinguer deThydrocèle. La douleur, qui devient lancinante, quelquefois se propage jusqu'aux lombes, à la partie supérieure de la cuisse. Souvent le cordon spermatique , à cette époque , partage déjà cette affection. Les glandes lymphatiques voisines participent aussi à l'engorgement. Les mésentériques peuvent même aussi s'entreprendre. Alors la substance du testicule est entièrement changée. C'est une masse lardacée , informe,
dense, consistante; les vaisseaux sont très développes. La tunique vaginale se trouve tantôt adhe'rente, tantôt infiltrée ou dans l'état naturel.
Enfin dans le dernier période , il se fait un foyer de suppuration, quis'accompagnetoujoursdedou-^ leurs très vives ; il s'ouvre au dehors , et il en résulte un ulcère, qui présente tous les phénomènes du cancer : douleur excessive du ventre , marasme, fièvre lente , douleur et fragilite^des os , etc.
Quant aux autres affections du testicule, elles sont très rares. Le spermatocèle qui n'est que la trop grande abondance de la semence dans les canaux séminifères de cet organe , ne se voit presque jamais.
Le varicocèle n'est point, à proprement parler, une maladie du testicule. On ne le remarque le plus souvent qu'aux environs du cordon.
Il est encore certaines affections si peu considérables qu'on ne peut les décrire en particulier ^ telles que l'ossification que l'on rencontre dans les sarcocèles.
Quant aux phénomènes symptomaliques, ils sont rares.
ARTICLE X
MALADIES DES RlAMELLEî^.
Les mamelles suivent dans leurs maladies l'ordre des parties génitales ; elles y sont peu sujettes
avanl Tage de la puberté, et n'e'prouvent presque pas d'affections sympathiques.
\] inflammation est en gene'ral assez rare dans le sein, hors l'ëpoque de la lactation, car dans ce temps il en est très susceptible. Elle suit les mêmes périodes que le simple phlegmon; le moindre froid, la moindre contusion, la produit; ]e lait devient séreux , sa se'crëtion se tarit , le sein se gonfle. Souvent la maladie se borne dans les douze ou quinze jours qui suivent l'accouchement. Les mamelles deviennent souvent très dures, ce qui est cause par la stase du lait dans ses conduits. Quand cet engorgement ne se re'soud pas, la douleur survient, quelquefois l'inflammation: il n'y a point de rougeur , parceque l'affection est fc^ profonde, mais bien une chaleur vive, et un sentiment de pulsation. Quant aux symptômes généraux, il y a presque toujours fièvre concomitante. Quelquefois^ il Y ^ embarras gastrique, ce qui se rencontre surtout dans les hôpitaux. La résolution termine la plupart du temps le mal , mais souvent aussi la suppuration survient. On donne alors improprement à ce dépôt le nom de laiteux. Quand il est superficiel , il s'abcède comme le phlegmon ; mais quand il est profond , la fluctuation tarde à se faire sentir, le pus fuse, et sort par sept ou huit ouvertures. Quand on dissèque ces dépôts, on voit que le tissu cellulaire.
en est seul le siège. La glande se trouve iniaclCy et seulement un peu rouge. Cet étal de suppuration est purement analogue à celui des parotides. Quant à la gangrène, elle est très rare. L'induration survient plus souvent, et expose par ce moyen au cancer.
Le cancer du sein peut tenir à toute autre cause qu'à une induration produite par son inflammation. La suppression des règles, un coup, etc., peuvent donner lieu au développement d'une petite glande, d'abord mobile sous le doigt, puis qui, venant à grossir, devient le principe du cancer. Quelle que soit la cause qu'il reconnaisse, voici l'ordre de ses progrès.
Au premier degré, les femmes négligent une petite tumeur qui , d'abord indolente , devient peu à peu douloureuse. Il se manifeste de temps en temps des élancements , mode général de tous les cancers qui commencent.
La suppression des règles ou la récidive d'un coup détermine souvent le passage au deuxième degré, La glande grossit , le sein s'entreprend ; i^ piésenle des inégalités sensibles à l'œil et à la main. Cet engorgement, quoique mobile, est extrêmement dur; enfin toute la masse du sein se tuméfie, il survient des varices. Les douleurs, qui vont croissant, offrent moins d'intermittence. Les organes voisins commencent à participer à
la maladie. Le tissu cellulaire en s'engorgeant procure des adhérences, ei fait disparaître les rugosités ; les glandes voisines , surtout les axillaires, se gonflent. Ce développement présage-t-il le commencement du cancer chez elles , ou n'est-il qu'un simple sj^mptôme du cancer qui y existe déjà? Il paraît que la plupart du temps ce phénomène n'est que symptomatique dans ces glandes. Dans le troisième état du cancer, il survient une inflammation qui produit un abcès dont les bords sont renversés. Il se forme des fongosités ; un ichor fétide et corrosif en découle. Toutes les parties sont désorganisées; la résorption se fait, la fièvre lente survient, le malade est dans le marasme : à cette époque, l'opération serait inutile.
ARTICLE XL
La glande thyroïde et la rate sont aussi peu connues sous le çapport physiologique que sous celui de l'anatomie pathologique. Les anciens ont associé les maladies de la rate à celles du foie ; mais nous n'avons pas encore assez de données sur elles pour affirmer ou pour détruire cette opinion.
\j^ inflammation est assez rare dans la rate. Sauvages, et d'autres nosologistes qui n'ont point ouvert de cadavres, ont donné beaucoup de signes
2l4 CHAPITRE IX.
pour la reconnaître , mais rien de moins certain que ces données. La douleur vive à Thypochondre gauche peut reconnaître souvent tout autre siège que la rate. Les signes certains que nous acquérons dans les maladies organiques portent presque totts sur la le'sion des fonctions des organes affecte's : or , puisque nous ignorons les usages de la rate, nous ne pouvons connaître de signes certains de son affection. L'ouverture des cadavres laisse peu de traces des maladies aiguës de cet organe. La suppuration n y arrive presque jamais. La portion du péritoine qui recouvre la rate est au contraire très sujette à l'inflammation. On en juge par les fréquentes adhérences que l'on rencontre dans ces parties.
Une affection de la rate, assez connue, c'est la tuméfaction qui peut succéder à certaines fièvres intermittentes, surtout à celles qui ont le type quarte. On ne peut attribuer cet accident à l'abus du quinquina, car on l'a vu survenir sans que ce remède eût été employé. Rarement on reconnaît le gonflement de la rate dès son principe. Point de grosseur appréciable , pesanteur presque insensible dans la partie; mais au bout d'un certain temps ces signes deviennenr plus prononcés. La tumeur est très apparente et manifeste au toucher. La douleur est plus intense. Pour explorer ces symptômes , il faut faire prendre au
MALADIES DES GLANDES. 2ïS
malade une situation convenable. Il survient à la longue divers autres symptômes, tels que la perte d^appe'tit, le marasme, la fièvre lente, et ordinairement rhydropisie. Cependant on en a vu persister sans cette terminaison fâcheuse.
L'inspection cadavérique nous offre la rate plus ou moins volumineuse : on en a vu de grosses comme le foie. Elle garde à peu près sa forme primitive. Le tissu est un peu plus dense et comme hepatisé, les vaisseaux sont considérablement dilate's ; ils restent be'ants quand on les coupe transversalement. Quant aux affections de la rate, relatives au vomissement de sang et à la mélancolie , ce sont de pures chimères.
L'e'tat cartilagineux et osseux de cette partie s'est quelquefois rencontre'. Haller en rapporte quelques exemples.
On ne peut douter que beaucoup de maladies nHnfluent sur la rate; il suffit, pour s'en convaincre , d'établir la comparaison des rates trouvées dans les animaux sains , de celles qu'on rencontre dans les cadavres : on verra que dans ces derniers, la plupart du temps, elles présentent des différences. Quelquefois elle est rapetissée ; d'autres fois elle est infiltrée d'un ichor semblable à la lie de vin. Dans le plus grand nombre des maladies épizootiques , on trouve fréquemment la rate tuméfiée, brune, noirâtre, ramollie.
2l6 CHAPITRE IX.
ARTICLE XII
MALADIES DE LA GLANDE TIlYrxOÏDE.
La glande thyroïdcj dont les usages ne sont pajj connus, diffère dés autres glandes par ses maladies. L'inflammation s'y manifeste peu. Elle est le plus souvent le siège d'engorgements ; quelquefois aussi elle fait e'prouver des douleurs si vives que Toperation est indispensable.
Sa maladie la plus commune est le goitre ou broncliocèle; tantôt il est he're'dilaire , tantôt endémique j tantôt enfin il survient spontanément. Les femmes et les jeunes gens y sont plus sujets que les hommes et surtout les vieillards. Il pre'sente un volume variable ; on en a vu descendre jusque sur la poitrine. Les organes adjacents sont rarement affectes. Le tissu cellulaire ne conlracle point d'adhérences. Il ne survient point de trouble dans l'économie. Son aspect présente quelquefois des granulations calcaires dans l'intérieur de l'engorgement. Quelquefois il y a infiltration d'un fluide ^^-^aunâtre. On ignore la cause du rapport qui existe entre le gonflement de la thyroïde et les facultés in^lellecluelles chez les crétins.
Les maladies de ce système sont extrêmemem fréquentes , ce qui vient sans doute de ce qu'il est plus expose à l'action des corps extérieurs. Nous les diviserons en deux classes, les essentielles et les sjmptomatiques. Il est quelques maladies qui semblent tenir l'intermédiaire, comme les pustules des fièvres miliaires,
ARTICLE I
DE L*ÉRYS1PÈLE,
L'inflammation de la peau connue sous le nom diérysipèle peut survenir partout , mais particulièrement au visage et au bras. Tantôt elle vient de cause externe, tantôt de cause interne. Toute application un peu vive, une chaleur trop considérable, l'action des rubéfiants, un coup de soleil, etc., peuvent en êlre les causes extérieures. Les causes internes sont aussi on grand nombre; à la suite de quelques maladies,
2l8 CHAPITUE X.
dans les crises de quelques autres , comme dans les fièvres adynamiques ou alaxiques, Tërysipèle n est que symptomatique. Il peut cependant être idiopathique par cause interne. Quoi qu'il en soit, il présente des variétés très grandes dans son intensité. Entre la simple rougeur produite par l'approche du léu , et l'érysipèle le plus intense^ ûy ^ des degrés infinis. C'est la peau qui, de tous les systèmes, est le plus susceptible de coloration, par la multitude de petits vaisseaux sanguins (jui la pénètrent. Les systèmes musculaire, cellulaire, rougissent plus lentement.
Presque toujours l'érysipèle essentiel un peu intense est précédé et accompagné d'un mouvement fébrile. Voici quels en sont les symptômes : rougeur plus ou moins vive et plus ou moins étendue de la partie; quelquefois il s'y mêle une teinte jaunâtre particvdière. Cette couleur ne siège que dans la superficie de la peau; le chorion est ordinairement parfaitement intact. La rougeur disparaît sous le doigt. Il y a tension, mais peu considérable, et superficielle. Quand le phlegmon complique l'érysipèle, la tension est plus ou moins grande. La douleur a un caractère particulier, c'est un sentiment de cuisson aigu, dépendant du mode de sensibilité particulière de la peau. Cette démangeaison a été regardée par les anciens comme produite par la bile. La peau est ordinal-
rement sèche ; quelquefois elle se couvre de phlyctènes qui conlienneni une se'rosile plus ou moins acre; elles s'ouvrent, et la desquamation survient. Les organes adjacents à la peau peuvent aussi s'affecter, le tissu cellulaire s'entreprend et alors c'est un e'rysipèle phlegmoneux : quelquefois , au lieu de s'enflammer, ce tissu devient œdémateux. La mauvaise habitude que l'on avait de pratiquer des mouchetures aux pieds , dans les leucophlegmaties très avancées, faisait souvent terminer les erysipèles par la gangrène.
Les symptômes géne'raux sont assez multiplies : quand la maladie n'est que le'gère, ils paraissent à peine ; mais si elle est intense , il y a des symptômes gastriques qui viennent tantôt du foie , tantôt de l'estomac , tels que flux de ventre, vomissements; il existe aussi une fièvre concomitante , comme dans une foule de phlegmasies. Quelquefois elle prend un caractère fâcheux , tel que ladynamie ou l'ataxie. Quant aux sécrétions et aux exhalations, elles varient singulièrement; les forces vitales sont plus ou moins altérées. La terminaison peut s'opërer de diverses ma- ! nières : la plus bénigne est celle qui se fait par la disparition successive des symptômes ; alors il y a desquamation. Souvent il survient des phlycf tènes, comme nous l'avonsdit ; maiselles ne jugent I point la maladie qui parcourt toujours ses pe'rio»
des. D'aulrés t'ois la terminaison se faitpar l'œdème.
Une autre terminaison est le changement d\m endroit à un autre , comme dans le rhumatisme. . On nomme cette espèce ambulante ; quelque- • fois le transport se fait à Finte'rieur, surtout si l'on i a use de rëpercussifs ; et dans ce cas il peut survenir des maladies beaucoup plus graves que Férysipèle lui-même. D'autres fois , et plus ordinairement 5 la suppuration survient ; alors Te'rysipèle est compliqué de phlegmon. D'autres fois enfin c'est la gangrène qui se fait remarquer par la lividitë de la peau, la diminution de la chaleur , et enfin l'eschare gangreneuse.
L'érysipèle diffère suivant les diverses parties où il se manifeste. A la tête , il est souvent dû à un coup de soleil, et il est d'autant plus dangereux qu'il se manifeste quelquefois des symptômes cérébraux. La face est la partie où l'érysipèle se manifeste le plus souvent , ce qui tient sans doute à l'organisation particulière de la peau dans cette région, et à la facilité plus grande qu'ont les petits vaisseaux d'admettre le sang, comme on le voit dans les différentes passions. Au tronc, l'érysipèle affecte une disposition particulière ; il est alors connu sous le nom de zona ou à^herpes : il tourne alors successivement dans toute la circonférence, de sorte qu'il ne guérit dans un endroit que pour renaître à côté.
ARTICLE II
DE LA BRlîLVRE.
La brûlure de la peau n'est qu une affection par cause externe ; rarement elle s'e'tend au-delà de ce système. Les brûlures varient suivant l'intensité de la chaleur. Une dose moyenne augmente la transpiration et produit de bons effets ; mais à un plus haut degré le calorique influe sur les forces vitales de la partie , ou même la désorganise. Si Ton s'approche trop près du feu , il survient une rougeur parfaitement analogue à l'érysipèle , qui dure plus ou moins long -temps. Sous ce rapport, la chaleur, à certain degré, doit être regardée comme rubéfiant ; quand elle est plus forte, non seulement la rougeur survient, mais encore il paraît des phlyctènes. Dans ce cas il n'y a point encore de désorganisation de la partie, c'est une simple excitation des forces vitales : les brûlures produites par les liquides font ordinairement cet effet.
L'accident qui, pour l'intensité, suit les phlyctènes, est le racornissement. Ce phénomène est, indépendant de toute propriété vitale, puisque dans l'état de mort la même chose arrive : dans ce cas il n'y a encore que rapprochement des par-
lies et non désorganisation. Enfin quand l'aciion du calorique a e'té plus intense, la peau devient noirâtre et se réduit en un vrai charbon. Il succède à cet effet du calorique des phénomènes qui, dans le premier degré de la brûlure, ressemblent parfaitement à la marche de l'e'rysipèle, ce qui dépend du mode particulier de sensibilité de la peau , comme nous Favons dit à l'article de cette maladie. Quand la désorganisation est totale, l'inflammation survient aux parties saines ambiantes , un phlegmon se manifeste , Teschare se circonscrit et tombe.
Plusieurs symptômes généraux se manifestent pendant la brûlure. Souvent il y a embarras gastrique , soif ardente , fièvre concomitante plus ou moins forte , ce qui est toujours en raison de riniensité de la maladie : rarement on remarque des symptômes d'ataxie.
L'action du froid sur les parties est à peu près analogue à celle du calorique, quand il est porté à un certain degré. Sa première action est d'être excitant , comme le calorique dans son premier mode d'action ; à cela près qu'il ne survient jamais de phlyctènes sur les parties rouges, dans ce cas. Quand le froid est plus intense , il y a engourdissement ; il devient débilitant, la teinte de la peau est bleuâtre, livide^ et elle finit par se mortifier entièrement. Il n'est pas rare de voir dans
les pays du nord les exlremiiés tomber en morlificaiion par Texcès du froid , sialout chez les vieillards ; dans ce cas, non seulement la peau meurt, mais encore toutes les parties subjacentes : le froid et le chaud agissent donc à peu près de la même manière sur la oeau.
peî ARTICLE III.