HISTOIRE DU GENRE
Olivier fonda le premier, en 1791, le galéode, galeodes { Encycl. met.), sur le phalangium arancoides du célèbre Pallas et sur le galéode séifère du cap de Bonne-Espérance !.
Fabricius, en 1781, avait inséré dans le genre phalangium de son Species insectorum la singulière arachnide de Pallas.
Herbst, ignorant la publication d'Olivier, créa, en 1797, pour ces arachnides le genre solpaga, dont six espèces toutes exotiques.
Fabricius, sans égard pour le précepte sacré de la priorité scientifique, et quoiqu'il connût très-bien la publication d'Olivier, adopta, en 1798, le genre solpaga de Herbst dans le supplément de son Entomologia systematica.
Mon respect pour la propriété scientifique, mon amour de la justice et du droit, me font un devoir de préférer au nom de solpuga celui de galeode, qui a sur ce dernier l'antériorité de publication. |
La conformation générale, la structure, la physionomie et l'anatomie font des galéodes un groupe si naturel, si homogène dans l’ordre des arachnides trachéennes, qu'il doit constituer à juste titre une famille parfaitement distincte, qui prendra le nom de galéodides comme celle des scorpions s'appelle les scorpionides.
L'existence d’un rostre buccal, de six pattes ambulatoires, d’une tête distincte du thorax, de palpes pédiformes, de stigmates
* Olivier a fait galéode du genre masculin, et j'ignore par quels motifs plusieurs de ses successeurs l'ont rendu féminin. Cet auteur ne nous a point indiqué l'étymologie de ce nom, qui vient, sans nul doute, de la ressemblance de la tête du galéode avec un casque (galea) ou mieux avec un bouclier.
abdominaux avec ou sans peignes ventraux, et surtout de raquettes coxales, ne permet point de laisser le galéode dans le même cadre que le chelifer et le phalangium.
Koch, ainsi que je Fai déjà dit, a établi sur la composition articulaire des tarses de ces arachnides des coupes génériques. J'apprécie toute l’importance organique de ces caractères ; mais, dans ma manière d'envisager la constitution des genres ces caractères, dans un groupe aussi homogène que celui des galéodes, ne sauraient avoir une valeur générique légitime. Mais ils peuvent servir à établir d'excellentes divisions qui facilitent la détermination des espèces, ainsi qu'on le verra tout à l'heure. D'après ces considérations j'ai adopté, en me restreignant à la vérité aux types algériens qui ont servi à mes dissections, l'unique nom générique de galéode.
ARTICLE II