G. zucasir. Dufour, pl. II, fig
« Setæ binæ antennæformes.
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« Tarsi postici quadriarticulati, reliqui triarticulati. Ungues « villosi.
« Rufescenti pallidus; capite semicirculari; palporum anterio- «rum articulo penultimo dimidiatim, antepenultimo toto, api- «cibus exceptis, atris; horum articulorum setis bulbosis; abdo- «minis serie dorsali duplici macularum quadratarum nigrarum. « Long. 19 lin.
« Hab. im Algiria australiort. »
Je n'ai vu de ce grand et beau galéode qu'un seul individu conservé dans l'alcool. J’en dois la généreuse communication à mon collègue et ami M. Lucas, l’auteur de l'Entomologie algérienne. C’est une femelle bien adulte qu'il a prise en juillet 1850 à quarante lieues au sud de Boghar; j'espère qu'il voudra en agréer la dédicace.
La taille de cette espèce égale presque celle du Dastuquei; une foule de traits tant positifs que négatifs l’éloignent de tous les types de nos possessions d'Afrique qui me soient parvenus jusqu'à ce Jour.
Tête de la même configuration que celle de l’araneoides Sax. demi-circulaire, arrondie en arrière, avec une légère teinte roussâtre, ainsi que les mandibules. La loupe y découvre un duvet excessivement court, qui est peut-être velouté pendant la vie. Plongée dans l’eau claire, on y aperçoit deux lignes dorsales parallèles d’un roux plus foncé, et il y en a trois ou quatre semblables sur le dos de chaque mandibule. Ces lignes ne sont point des stries. Les deux poils antenniformes placés au - devant des yeux manquent dans cet individu; mais une bonne loupe y constate le bulbe ombiliqué de chacun d’eux, ce qui donne l’assurance qu'ils existaient dans l’animal vivant.
Mandibules ayant près de deux fois la longueur de la tête, velues de poils simples assez moelleux, et non de soies roides. Mors supérieur en tout semblable pour le nombre et la qualité des dents à celui du Dastuguei; deux incisives, une canine, deux incisives, une canine, six molaires sur deux rangées, en tout
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douze. Mors inférieur à deux canines et une incisive intermédiaire. J'aperçois au-dessous de ce mors un coussinet oblong formé de poils cendrés, serrés, feutrés.
Palpe antérieur remarquable par sa longueur, qui mesure presque celle de tout le corps de l'arachnide, toute velue de poils à peme roussâtres sur un fond pâle. Il y a vers le milieu du bord interne de l'article fémoral une série de soies plus longues, et au üibial, ainsi qu'au premier tarsien, des soies bulbeuses plus ou moins roides; le terminal est turbine.
Thorax pâle, avec son premier segment en croissant pour s’appliquer au contour de la tête; les autres carrés.
Pattes longues et grèles à peu près comme celles du nigripalpis, pâles ou à peine roussâtres, velues. La première paire presque aussi longue que la deuxième; le premier article de son tarse ayant au bord externe une rangée de quatre piquants sétiformes. La deuxième patte avait ses derniers articles du tarse mutilés; mais comme ordinairement ce tarse se compose du même nombre d'articles que la patte antérieure, je l'ai représenté ainsi. Cependant, le premier article de ces tarses étant demeuré enüier, j'ai pu constater qu'il n’a pas les piquants du correspondant de la patte antérieure. Les aurait-il perdus dans la mutilation? Pattes postérieures presque aussi longues que tout le corps, à peine plus fortes que les autres, leurs tarses avec un seul piquant aux articulations. Raquettes plus longuement pétiolées que dans d’autres espèces, surtout les dernières, dont la palette est sécuriforme. Ongles blancs, grêles et velus; pelote ovalaire, simple et velue.
Abdomen distendu, ovalaire en apparence, glabre à cause d’une dépilation accidentelle, mais velu à une loupe scrupuleuse; double rangée dorsale de taches carrées noires, et non un large ruban comme le barbarus, ou une seule série de taches comme le quadrigerus.
La longueur et la gracilité des pattes du galeodes Lucasu portent à penser que cette espèce est agile et prompte à la course,
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mais peu propre, Je crois, à combattre une proie qui opposerait quelque résistance. Il se pourrait même que sa nourriture fût une substance molle, des chenilles par exemple, car j'ai trouvé quelques piquants des tarses antérieurs, et les scopules du rostre buccal salis, enduits par une matière noire que J'avais d’abord prise pour des poils de cette couleur. |
Si on ne s’arrêtait qu'aux taches abdominales de cette espèce, on pourrait croire qu'elle ressemble au g. arancoides de Koch, qui est représenté avec deux séries de taches dorsales.