‹ Anatomie, physiologie et histoire naturelle des galéodesChapitre 45 sur 61 · TESTICULES · texte numérisé non relu

TESTICULES

Quoique les organes mâles de la génération du scorpion soient considérés comme doubles, il n’y a pourtant, en fait d'organes préparateurs du sperme, que ce qui se voit dans presque tous les animaux : un testicule unique de chaque côté, consistant, dans cet organisme spécial, en un vaisseau spermifique disposé en grandes mailles confluentes ou anastomosées.

Le galéode, au contraire, a, de chaque côté, deux testicules, en tout quatre, distincts et séparés les uns des autres, et parfaitement conformes entre eux. C’est dans de semblables dissections qu'il faut faire appel au labor improbus pour dérouler, isoler des organes si fins et si fragiles. Chacun des quatre testicules consiste en un seul vaisseau spermifique simple, flexueux, capillaire, tantôt diaphane, tantôt pointillé de blanc, suivant que le sperme y est plus ou moins coagulé; sa longueur est excessive et égale cinq ou six fois au moins celle de tout le corps de l’arachnide; ses nombreuses mais lâches circonvolutions sont à nu, c’est-à-dire non renfermées dans une tunique commune; elles serpentent dans les innombrables utricules hépatiques, et c'est une heureuse chance quand on parvient à les dévider intégralement. Dans mes premières dissections, la capillarité et parfois les varicosités de ces testicules me les firent prendre pour des vaisseaux biliaires analogues à ceux des scorpions; mais je ne tardai point à me convaincre qu'ils n'existaient point dans les femelles. En les déroulant, je pus remonter à leur origine et les qualifier à bon droit du nom de testicules.

Il est bon de prévenir que les figures qui représentent les tes-

DES GALÉODES. 93 ticules du barbarus et du nigripalpis ont des flexuosités arbitrairement régulières que j'ai dessinées ainsi dans le double but de mettre en évidence leur continuité et d'économiser la gravure.

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