‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 105 sur 143 · I. Bristol. No;\t.v, ci-dessus, p. 133, note · texte numérisé non relu

I. Bristol. No;\t.v, ci-dessus, p. 133, note

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290 CRONICQUES D'ENGLET^RRE.

mais, quant ilz sceurent que le roy estoit si prez, ilz se deslogerent ceste nuict, et, le jour ensievant, ilz cheminèrent xxvi mille jusques à la cité de Wesquebry *. Le roy se print à les poursievre, tousjours en ordonnance, et tant exploicta que le me jour de may il vint à trois mille de celle ville, là où, pour celle nuict, il logea son ost aux champs jusques au matin, que lors, en belle ordonnance de battaille, [trouva] ses ennemis quileattendoienten ungfort camp et advantageux : et lors, sans tarder, en recommandant à Dieu sa cause et sa querelle, il marcha contre eulx et eust la victoire. En celle battaille furent mors de ses ennemis, c'est asscavoir : ledit Edouart, prince de Galles, le marquis Dorset, frère dudit duc de Sommerset, le seigneur de Wenlot et pluseurs aultres chevaliers et escuyers en grant nombre, d'aultres gens largement. Àulcuns dient que le prince de Galles fut prins et amené devers le roy Edouart, lequel le fist desarmer, puis luy demanda son espee et luy en donna au travers du visage, et lors chacun se print à frapper sur luy : et fut occis inhumainement en son eage de xxi ans ou environ. En celle battaille furent prins Aymond, duc de Sommerset, le prieur de sainct Jehan, et pluseurs aultres chevaliers et escuyers; lesqueîz, le vie jour de may, furent decolez à Wesquebry, et pluseurs aultres qui de long temps avoienc machiné contre le roy. Le lendemain, vne jour de may, vindrent nouvelles au roy que ceulx de North commenchoient à eux assambler pour rebeller contre luy en la querelle du roy Henry. Si se tira celle part et jusques à Conventry, en laquelle ville luy et son ost se raffreschirent, le xiejour de may.

Quand ceulx de North sceurent que le roy les approchoit, ilz laissèrent leurs assemblées et s'en allèrent chacun sur son lieu. Mais, touttes voies, le seigneur de Camus et aulcuns aultres furent prins, et les aultres envoyèrent au roy pour

i . Tewkesburv.

APPENDICE. i\\\

avoir leur pardon : et puis, tantosl aprez, toutles les villes du pais se remirent en l' obéissance du dit roy Edouart. Eu ce point fut le roy acerlené que le bastard de Falfiruererue *. avec aulcuns souldoiers de Calaix, avoient traicteusement contre luy conspire et qu'ilz avoient grant poeuple assamblé au pais Coin eut 2 pour la querelle du roy Henry, et tellement qu'il/. \ unirent devant Londres le v jour de mav. disant qu'ils volloient avoir le roy Henry hors de la tour de Londres, et qu'il/, iroient quérir le roj Edouart, ou qu'il fut, pour lecombatre, car ilz estoient bien wui mille combatans. Le roy, ad\erti de ces choses, envoya hâtivement une partie de son ost pour conforter ceulx de Londres; et il, de sa personne, se partit de Convenlry deux jours après, c'est asscavoir le xv jour de mav, pour aller à Londres. Lesquels ennemis, advertis de sa venue, repassèrent la rivière de Thamise et s'en allèrent assaillir la cite de Londres, th ans tlesches dedens la ville et coups de canons, et boutterent le feu en aulcunes maisons, sur le pont de Londres, et en deux portes tout à une fois. Mais le duc d'Excestre et Je conte de Rivières, et aulcuns aultres serviteurs et amys du roy, à l'ayde des citoyens, issirent sur euh et les assaillirent si radement qu ilz en occirent plus de deux mille, et les aultres mirent en luitte. Ceulx cy se retrairent es montaignes à quatre lieues de Londres, en grant nombre, et la se tindrent trois ou quatre jours. Mais quant ils sceurent que le roy venoit vers eulx, il/, s'enfuirent et tirèrent vers la mer. Aprez touttes ces choses, le roy entra en sa cité de Londres le xxvi'* jour de may. grandement acompaignié des seigneurs et gentil/. hommes de son royalme, et de leur gens; si qu'ilz estoient bien trente mille hommes à cheval. Et. tost aprez, luy furent amenez devers la royne Marguerite et pluseurs aultres du

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