‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 108 sur 143 · Voy. ci-dessus, 66, note · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, 66, note

3. « Au mois d'avril 1478, fut sceu par Guerin le Groin, baillif de Sainct Pierre le Moustier, et Robinet du Quesnoy, lesquels et chascun de eux avoient charge de cent lances de l'ordonnance du roy, qui estoient en garnison au pays de Picardie, que les Flamens venoient de Douay,

pour apporter argent à ceux du dit lieu Lesquels capitaines se mirent

aux champs pour gagner le dit argent, ce qu'ils firent, et ruèrent jus ceux qui le portoient, et en tuèrent aucuns et plusieurs prisonniers y furent pris. » (Lenglet, II, 148.) Robinet du Quesnoy, écuyer, était encore, en 1472, capitaine de Saint-Vallerv. {Bibl. iinp., Mss., fonds Gaignières, n° 7722, p. 533.)

4. Baudoin de Lannoy, seigneur de Molembais , chevalier de la Toison-d'Or. Mort le 7 mai 1501. (Anselme, VIII, 78.)

VPPENI [CE.

de ce, partit hastivement, à tout cent lances dont il avoit la charge, et vint en ladicte ville de Sainct Wallery, là où il ordonna et mist de ses gens, de par le duc, sans faire aulcun dommage à ceulx de la \i\\e. Ledit duc de Bourgongne s'en alla devant Rambures qu'il luy fut rendue par !c seigneur de Ramburcs ' , lequel estoit dedens son chaste! ; mais quant il fut acertené de la venue du duc et de sa puissance, et qu'il veit bien qu'il n'y povoit remédier, il se partit

son chasteau et s'en vint au devant i\y\ dit due soy mettre eu son obéissance. Dudit Rambures, le duc laissa garnison auchastel, car il est à merveilles fort, et à grant peine 1 aurait ou sans affamer. Si partit à toutte son année, et se tira devant Eu, qui luy fut rendue sans contredit. Et lois îist asseoir son pare prez ladicte ville, là où il se tint une grand espace; et estoit lors le mois d'aoust ou dit an lxxii.

En cest an, au mois d'aoust, se partirent d'Amiens une compaignic de François, dont estoit chef le mareschal de Loheac2 et ung nomme Salezart3 , avec pluseurs .mitres grans seigneurs, et arrivèrent à Auxy le xn1' jour d'aoust, au matin, et gaignerent la basse court du chastel de prime venue: puis se logèrent en la ville, et envoyèrent courre le pais environ, où ilz prindrent prisoaniers, be>tes et gens, et biens. qu'ilz amenèrent tout à Auxy; puis boutterent le feu en la ville, et fut toutte arse. Ou dit an et ou dit mois, les François d'Amiens, desquel?, Salczart estoit cappitaine principal, vindrent es faubourgz de Hesdin, le xxi\e jour d'aoust, en plain jour, et brullerent les avant coureurs la porte de Beaumont, le Tappecul, et ia maison où les potiers se te-

1. Jacques, seigneur de Rambures, conseiller et chambellan du roi, vivait encore en 1488. (Anselme, VIII, 07.)

~2. Voyez ci-dessus, tome I, page 289, note 2.

3. « Jean de Salazar, natif du pays d'Espagne, conseiller et chambellan du roi trespassa à Troyes, le i- jour de novembre, l'an de

de grâce 1479. » (Sainte-Marthe, 175-176.)

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noient, et pareillement les faubourgz Sainct George et de la Puterie, puis s'en allèrent bouttant les feux par tous les villages estans sur la rivière de Cance, jusques à la Vacquerie le Boue. Et pareillement brullerent pluseurs villages seans entre les rivières de Cance et d'Authie, comme Belleville, Roncesay, Buyres, Boufflers, Noeux, Maiserolles, Villers l'Hospital, Frohens et pluseurs aultres. Et estoient lesditz François, selon commune renommée, de quatre à cinq cens lances.

En cedit mois , le duc de Bourgongne estant encores auprez d'Eu, en son parc, se partit et mena son armée devant Rouen, auprez de la Justice, là où il fut trois ou quatre jours ; et y eust pluseurs escarmuehes des gens du dit duc et de ceulx de Rouen, sans plenté de proffit de l'un parti ne d'aultre. Il y eust grant famine en l'ost du duc, et tant que ung pain de quatre deniers y valloit plus de seize parisis, et si en vint en l'ost du dit duc grant mortalité ; pour quoy il morut maint homme, et ramenoit on ceulx qui avoient de quoy, malades en chariotz à Abbeville, à Hesdin et ailleurs, dont les ungz moroient en cliemin, et les aultres venoient jusques aux villes; mais ilz moroient incontinent, sans remède. Le duc fist bruller au pais de Caux, ou dit voyage, myeulx de trois cens villages, qui fut ung grant pitié et perte pour le pauvre poeuple. Dieu les voeulle recouvrer!

Ou dit mois d'aoust, et ledit duc estant au pais de Normendie, vint une garnison des gens du duc en la ville de Sainct Ricquier, dont estoient chiefz le seigneur de Gontay', messire Philippe le Prévost, chevallier, ung nommé Bourlens2 de Luxembourg, qui firent beaucoup de pertes et

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