‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 24 sur 143 · Retford , dans le Nottinghamshire · texte numérisé non relu

Retford , dans le Nottinghamshire

b. John Smert, créé roi d'armes de la Jaretiere, le 3 avril 1450 ; mort avant le 6 juillet 1479, (Ansxis, II, 348, 354.)

6. Chesterfîeld, dans le Derbyshire. C'est peut-être la même ville que Fenn (II, 37) nomme Esterlield , à vingt milles de Doneasler. « The duke of Clarence and the earl of Waiwick, was at Esterficld, 20 miles iroin Doncaster. »

20 CRONICOUES D'ENGLETERRE. [1470]

Robert de Wellus et autres que avez labouré , au contraire de la naturele amour et devoir de ligeance que nous devez, certaines et diverses matières de très gratis poix : et aussi que certaines proclamations1 ont esté faites, ou nom de nostre cousin de Warewic, pour assambler et eslever nostre peuple, sans faire mencion de nous; et, oultre ce, avez envoie certaines lettres missibles, tendans à la fin dessus dite. Ce non obstant, Nous, non voeillans oublier ou mettre arrière ce que en tel cas apartient à nous de faire, vous signifions les clioses dessus dites adfin que venez à vostre déclaration et excusation sur ce : à quoy vous recepvrons , se y vouliez venir ainsy bumblement comme il apartient à ung liège bomme venir devers son souverain seigneur. Ou quel cas, ne oublierons pas indifférente équité en nous mesmes, telement que nulle raisonnable et bien disposée personne porra dire ou penser que vous aions traitié autrement qu'il n'affiert, veu la proximité de sang en quoy nous atenez, et selon nos loix. Pour quoy, ces présentes par vous veues, vous chargons, sur la foy que naturelement debvez porter envers vous et sur paine de nostre lygeance , que incontinent départez Tassamblee et compaignie par vous faite, et que à toute baste venez, et vous adrescliiez bumblement à nostre présence, adcompaignié raisonnablement, connue il apartient en tel cas; vous signifiant que se ainsi ne le vouliez faire , ains continuez en vostre deslealle assamblee de nostre peuple, perturbant nostre paix , ou comtempt de nostre mandement, il nous convendra, combien que très çrief

!. Voir ces proclamation i clans Tt'aïkwortlt'i C.ui'iticie, pa.'jys -iG-îil .

[•1470] SIXIÈME PARTIE, LIVRE VI, vin. 21

nous serra, procéder au pugnissement de vous, à l'exemple rigoreuz de tous nos autres subgeetz. Et s'il advient que, en ce faisant, se ensieve effusion de sang humain ou mort d'aulcuns nos subgectz de cestui nostre rovaulme, Nous appelons Dieu et sa glorieuse Vierge mère, monseigneur saint George et tous autres sains, en tesmoignage que vous seul en serrez coulpable et deverezestre chargié, non pas Nous. Donné à Nieuwic, le xviue jour de marc, an LX1X l, soubz nostre privé seel. » La superscription est : « À nostre frère de Glarence. » Et quant au privé seel adrescbant au conte de Warewic, il estoit pareil au dessus dit en substance, fors seullement dustille en tel fourme qu'il apartenoit.

1301, Aacores de autres faulses lettres envoiees par yceux duc et conte au roy, pour le tromper. "VIII.

Ce xvme jour dudit mois de marc, le roy estant arrivé à Lancastre, vint devers luy, de par les dis duc et conte, ung cbapellain dudit Warewic, nommé messire Richard'2, quy lui aporta, de par eulz, très plaisantes lettres contenans en effect qu'ilz vouldroient voullentiers venir pardevers luy, pourveu qu'ilz feussent seurs de eulz et leurs compaignies, et avoir pardon pour eulz, avec tous seigneurs et autres quelconques quy auroient assisté leur parly. A quoy le roy respondy que, puis n'avoit gueres, à leur requeste et priiere il avoit donné gênerai pardon à eulz et à tous autres, espérant que, de là en avant, eulz et tous autres serroient de meilleur gouvernement et disposi-

t . Vieux stylo.

"2. Voyez ci-dessus, p. 1-1, note 1

22 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1470]

tion devers luy et son royaulme que paravant n'avoient esté ; et de rechief, à leur mesmes requeste, avoit amplié et ralongié son dit pardon et grâce à plus long jour que devant : pourquoy, et veues les belles promesses et messageries que depuis n'agueresluiavoient envoiees, tant par escript comme autrement, il s'esmerveilloit grandement qu'ilz deîaioient tant leur venue devers luy, et que luy envoioient tele responce pour excusation; mais, puisque ainsi estoit qu'il leur avoit envoie ses semonces, ainsi que dit est, par ledit Jaretiere, dont il esperoit avoir responce ce jour mesmes se ilz vendroient ou non, toutesvoies, adfin qu'il leur aparust plus clerement de sa voullenté , il délivra de rechief audit messire Richard deux lettres soubz son privé seel , adreschans auz duc et conte, lesqueles il luy charga expressément les leur délivrer.

Or, advint que le lundy, xixe jour dudit mois de marc, [devant nonne] , vindrent devers le roy, audit lieu de Lancastre, Russort1 et sire Willame Pare2 portails lettres de credence de par les dis duc et conte; laquele credence s'acordoit en effect au raport et messagerie du dit sire Richard venant de par eulz, expressément disans qu'ilz ne voulloient pas venir, se ilz n'avoient seureté de séjourner et retourner : et aussi voulloient avoir le pardon dessusdit du roy , en la fourme devant dite : et, quant à la sceureté , ilz entendoient que le roy feist sollempnel serment à eulz, et eulz à luy. Sur quoy le roy eut advis de tous les seigneurs et nobles hommes estans avec luy, tant que public-

1. C'est probablement le même personnage que Ruffolt , nommé un peu plus baut. Voyez page 19, et la note 2.

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