Tenelles. Voy. ci-dessus, page 53, note
3. On lit dans une lettre écrite, le dimanche 24 mars 1470 (v. s.), au magistrat d'Ypres, par Louis Vanden Rive : a Monseigneur le duc est en bon point, ainsi que toute son armée. Mardi dernier monseigneur fit mettre son armée aux champs, pour en passer la revue. Dans le même temps un parti de François sortit de la ville, du côté où nous étions : il fut attaqué et poursuivi avec tant d'ardeur, que l'on en fit prisonniers environ deux cents. Le même jour, monsieur de Saint-Pol était de l'autre côté de l'eau avec environ six cents lances, pour ravager Dourlens et Contay ; mais il n'en fit rien; seulement il s'empara de soixante charrioîs chargés de vivres. Quand nous tirâmes aux champs pour la revue, M. de Saint-Pol entra aussi. Monsieur de Marie, M. le bailli de Charolais, M. de Crevecceur, M. d'Humbercourt et M. d'Aymeries traversèrent la rivière dans une barque, et allèrent parler à M. de Saint-Pol. Le jeudi soir, M. de Marie, le bailli de Charolais et M. d'Humbercourt se rendirent encore auprès de M. Saint-Pol, et y restèrent jusqu'à onze heures
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table volroit bien parler à luy , envoia son filz aisné7 conte de Marie, devers luy, par ungcosté de la rivière, et son père estoit de l'autre. Si estoient avec le conte de Marie, le seigneur de Aymeries1, grant bailly de Henault, le bailly de Cbarollois2, les seigneurs de Bossut3 et de Humbercourt4, lesquelz passèrent la rivière, par asseurances faites les ungz aux autres. Si parlèrent illec ensamble, ne scai de quoy, ne comment; neantmoins, touteffois, ceulz d'Amiens, durant leur parlement , firent une saillye sur les gens du duc, au lez où estoient les seigneurs de Quievrain5, de Ligne6, et des Cuerdes, messire Phelippe de Creveceur ; lesquelz leur coururent sus si raddement que retourner les convint dedens la ville en grant desroy; car ilz
de la nuit. Comme ils tardaient tant à revenir, monseigneur pensa qu'ils avaient été trahis. Il fit aussitôt porter des engins sur l'église et y monta lui-même. Sur ces entrefaites, M. de Marie arriva, dont monseigneur fut bien content.... Hier, le trouble fut grand dans la ville. Vendredi, aprèsdîner, arrivèrent ici tous les piquenaires, et ils furent placés dans le camp en ordonnance, où monseigneur vint, et leur dit : « Mes enfants, « vous êtes les bienvenus,» et il en avait grande satisfaction. Pendant que le duc était là, ceux d'Amiens tirèrent un coup de serpentine; mais personne n'en fut blessé. » (Barante, Hist. des ducs de Bourgogne, édit. de M. Gachard,II, 371, note -2.)
1. Antoine Rolin, seigneur d' Aymeries, marié à la sœur du comte d'Estampe (Bibl. imp., cabinet des titres). Il vivait encore le 24 février 1495, t. s. (Rymer, V, partie IV, 86.)
2. Guillaume Hugonet, seigneur de Saillans, etc., marié à Louise de Laye. Décapité à Gand, le 3 avril 1476, v. s. (Anselme, IV, 861.) Avait été créé chancelier de Bourgogne le 22 mai 1471. (La Barre, II, 257.)