‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 86 sur 143 · Suffolkshire, évidemment · texte numérisé non relu

Suffolkshire, évidemment

el que tous leurs voisins estoient prés. Il leur a mandé quy se retiroient chacun à son liostel, et quy n'estoit pas encores temps de besoigner, mes il leur fera assavoir quant meslier en sera.

Ausv, Sire, ce monseigneur de Varouic retient encore avecques luy maistre Robert Neuville jusques à tant qu'il est parlé et conclue avec son frère le comte de Northonbelant ; lequel fera, corne j'entemps, jeudy prochain, et après ilz vous envoyra à toute haste avecquez seu que vous savés, et je demoure par deçà, et entetendray, au mieulx que je pourray, le fer au feu; mes ne lessés point pourtant de entretenir monseigneur de Bourgongne et de empeschier, en ce que vous pourrés, le mariage. Et cela rompu, il n'y a femme ny enfant de Engleterre quy ne courent sur luy, et me semble que vous avés bonne occasion de le faire; car, par le traicté d'Aras, il est obligé au contraire, quy ne se peut marier ne là ny alieure, ne de faire aulcunes bendes ny aliances quy soit contre de vous ne de vostre royaulme.

Ausy, Sire, depuis naguieres le duc de Bretaigne a envoyé de par deçà au roy d' Engleterre, en luy offrant de quatorze ou quinze places quy disoit qu'il avoit ganié sur vous en la duché de Normendie, moyennant, toutefoys, que on luy envoya troys mille archiers pour luy aider à deffendre ses dites places et son pays, et, syon ne luy bailloit les dits archiés, qu'il metrat ses places en la main de monsieur vostre frère; et je vous assure que sesy est véritable; car moy mesme ay veu le double des laictres que monsieur de Varouic luy a monstrees.

Ausy, Sire, monsieur de Varouic s'en part demain

de une place où il a tenu sa feste de Noël, nome Cherchaoz1, à un mil de Hiorc, et va sur la frontière de Escosse où son frère le comte de Northonbrelane se doit rendre au devant de luy et tous les gens de frontière, el a entention, se le roy se tire plus devers le North, de se deffendre de luy. Ces de tout estre maistre ou varlet, et m'a assuré que tout tant quy a esté par le présent, monsieur l'amiral quy le tendra, et sur mon arivé (ame?) je croy quy n'y a en se monde plus envers vous plus loyal homme qu'il a esté; mes il est très long en ses besongnes et bac (bien?) ung peu lâche, mes l'eure est venue quy ne pourra plus dissimuler.

Aujourduy, il est venu ung de ses gens devers le roy d'Escosse, quy luy aporte lettres quy s'aproche devers la ville de Varouic, qui est droictement sur la frontière d'Escosse, et là, le roy d'Escosse se rendra, et parleroient ensemble de plusieurs matières pour le bien d'ealx deulx, et me envoie ativement devers ledit roy afïin quy se haste de venir audit Varouic. Sire, je me tiendroy tousjours avec mon dit seigneur et ne l'oiray point jusques atant que je voye la fin ; mes, Sire, sy vous plaist, vous me voyrés par mon pourseant porteur de ceste que quelque chose pour venir par deçà sy voit les nouvelles que je verroye par deçà, je le vous faire assavoir, car je retiens ung messagiers tout prest de vous envoyés, en priant le

1. Ce nom de lieu, évidemment altéré, ressemblerait assez, en tenant compte de la corruption que le mot a pu subir en passant d'une langue dans une autre par l'intermédiaire d'une personne qui a cherché à reproduire les sons qu'elle a cru entendre, à Churchhouse : mais existe-t-il, a-t-il existé une place nommée Cburbbouse? Nous ne trouvons à la distance indiquée d'York, que Dringhouse.

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benoist filz de Dieu quy vous tienne en sa sainte garde, et vous dointe très bonne vie et longue.

EscriptàCherenton1,lexviejourdejanvier(l467,v.s.) Vostre humble et très obéissant subjet et serviteur.

P. Ment Peny. »

(JBibl. imp., Mss., SuppL fr., n° 287516, pièce 3. Le Grand, t. xvi.)

TIII

(Voy. t. III, page 41, note 1 )

Instructions de ce que le roy, nostre seigneur a charge' et ordonné à très révérend père en Dieu Lors de Ha recourt, patriarche de Jherusalem, evesque de Bayeux, Tanguy du Chas tel, vicomte de La Belliere, gouverneur de Roussillon, Guillaume de Menypeny, seigneur de Congressault, Yvez, seigneur du Fou, chevaliés et chambellans du roi nostre dit seigneur, maistre Nicole Michel, docteur en théologie, penitancier et chanoine des églises de Baieux et Conflan , Guillaume de Cerisay, grefper de la court de Parlement, tous conseillers du roy, de faire et besongner particulièrement avec monseigneur conte de fVarenych, auquel il les a expressément chargé eulx adresser pour toutes les matières pour lesquelles il les envoyé en Angleterre.

Premièrement. Apres la présentation des lettres et salutacions acoustumees , diront à mon seigneur de

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