‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 89 sur 143 · Voy. Lenglet, IV, partie I, page · texte numérisé non relu

Voy. Lenglet, IV, partie I, page

4. Voy. Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, t. VII, (1844-1846), pag. 233-235.

sentiment de Godefrov1. Nous persistons plus que jamais dans notre avis, en présence d'un document, récemment trouve par nous, qui montre Jean de Berghes, naguère ennemi passionné du roi de France2, en possession, dès le G janvier 1483, de l'office de conseiller et chambellan de ce prince, et pourvu, par don, du gouvernement et capitainerie de Melun, ainsi que du revenu de ces fonctions3.

Il nous semble impossible de ne pas voir dans ces places lucratives une partie, tout au moins, des récompenses qui durent être stipulées.

Le seigneur de Coben, au dire de Molinet, avait demandé « la somme de dix mille escus par an, et cent lances d'ordonnance. » Cela est-il exact? Nous ne saurions le dire; mais, si le fait est vrai, et si Louis XI tint religieusement le traité, ce qui ne nous est pas prouvé, il bénéfice d'assez fortes sommes et se procura d'autres avantages en acceptant le marché de Jean de Berghes*, car un seigneur bien plus puissant et en meilleure position que le capitaine d'Aire, élevait, comme de juste, des prétentions beaucoup plus hautes pour la même trahison. Le seigneur de Coben, placé sous les ordres de monseigneur de Bevres, gouverneur de l'Artois, eut probablement connaissance des pourparlers existants entre les confidents de ce gouverneur et les émissaires du roi au sujet de la livraison d'Aire, comme aussi du prix de la vente. Il

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