Voy. ci-dessus, p. 237, note
278 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1428-29]
1007. Comment le conte de Salisbery assega Orlyens. V. Cf. Monst. t. V, ch. lh.
1008. Comment le roy Charles de France fist grant assamblee de gens d'armes pour secourir la cité d'Orlyens. VI.
Cf. Monst., t. V, cil. Lir-LV.
1009. Comment le duc de Bethfort , régent , fist gi-ant assamblee de gens pour envoler au siège d'Orlyens. VII.
Cf. Monst., t. V, ch.Lvi.
Monstrelet omet de dire : 1° que le seigneur de Fascot, outre qu'il était grand maître d'hôlel du duc de Betliford, avait encore le titre de son premier chambellan; 2" Qu' Yvotjet de Clichon fut aussi un des seigneurs faits chevaliers avant la hataille de Rouvray.
1010. Comment Jehanne la Pucelle vint devers le roy de France, àChynon, en povre estât; et de son abus. VIII.
Cf. Monst., t. V, ch. i-xii '.
1011. Comment le duc de Bourgoigne alla à Paris devers son beau frerc le Regeut. IX.
Cf. Monst., t. V, ch, Lvm.
1012. Comment Jehanne la Pucelle fut cause du siège levé de devant Orlyens ; et des bastilles qui forent prinses par les François ^ . ^ X.
Finablement, environ le my may, cjue le siège avoit esté levé de devantlacité d'Orlyens à l'entrée d'ycelluy
1. M. Qiiicherat ayant relevé, dans son travail sur la Pucelle ( IV, ]). 406-411), les différentes additions de Wavrin aux chapitres Lvn et Lviii de Monstrelet , nous nous abstenons de les indiquer ici.
2. Ce chapitre et les suivants qui concernent la Pucelle d'Orléans ne sont plus inédits , M. Quicherat les ayant publiés dans son excellent travail sur Jeanne d'Arc : nous croyons , néanmoins , ne pouvoir supprimer cette partie de l'œuvre de notre chroniqueur. Nous ne donnons ici, de ce chapitre, que le paragraphe qui appartient en propre à Wavrin, le récit delà lovée du siège d'Orléans n'étant qu'une copie presque textuelle des chapitres iix et lx du tome V de Monstrelet.
[4 429] CINQUIÈME PARTIE, LIYRE IV, v-x. 279
mois, les François se misrent auz champz environ de V à vi" bons combatans, tous gens esleiiz, très expertz et duitz en fait de guerre ; lesquelz tous ansamble tyrerent vers Baugensy, séant à deux lieues de Meun sur Loirre ; si y misrent le sieuge. En laquele place estoient en garnison ung Anglois gascon, nommé Mathago^, messire Richard Guettin^ et ung autre anchien chevallier anglois. Si povoient estre illec gens de garnison environ v ou vi*^^ hommes anglois, lesquelz se laissèrent laians assegier et enclorre : où ilz furent forment moUestez , et leurs murs durement batus de canons et engiens à pierre, quy, nuit et jour, ne cessoient de bondir. Et pareillement estoient ilz servis d'autres divers engiens de guerre et habillemens soubtilz, lelemcnt que impossible leur estoit de longuement durer sans avoir secours. Si boutèrent hors de la place, à une saillie qu'ilz firent sur leurs annemiz , ung messagier, lequel, par grant dilligence de chevaulchier, fist tant qu'il vint devers le seigneur de Thalbot', auquel il portoit lettre de credence. Siluy
i . Mathieu Gough, communément nommé Matagon , « capitaine gallois » (Berry, 427). Il est désigné dans une montre passée en la ville de Baieux , le 1" juin 1443, ainsi qu'il suit : ce Noble homme, Mathieu Goth, escuier, capitaine de ladite place » (Bib. imp., Mss., Monstres. Originaux, t. II, G-H, cabinet des titres). Mort en 1450. Voy. ci-après, au tome II, le chapitre vii du livre III de la VP partie, n° 1169.
2, « Richard Ghetin, escuier, capitaine de Exmes, fait ses premières monstres le xv octobre 1424». (Bib. imp., Mss., n° 9436% fol. Ibi.) Il figure dans une autre montre, passée à Mante le 2 janvier 1432 (v. s.), conduisant des hommes d'armes « establiz soubz noble homme, messire Richard Gucthin, chevalier, bailU et cappitaine de Mante, à lui ordonnez pour sa seurté et exercite de son dit office de bailli, v (Bib. imp., Mss., Monstres de 1400-1469, t. III, cabinet des titres.)
3. Jean, sire Talbot et deFournival, créé comte de Shrewbury, le 20 mars 1442. Tué à la bataille de Châtillon le 20 juillet 1433 (Dugdale, I, 328-330).
280 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1429]
exposa la charge qu'il avoit de par les assegiés. Lequel, oyaiit le messagier parler, lui dist qu'il y pourverroit le plus brief que faire porroit et qu'il le recommandast auz compaignons qui l'envoioieut ; disant qu'ilz feissent bonne cbiere et bon debvoir d'eulz deffendre , et qu'ils orroient brieftnent bonnes nouvelles de luy, car à la vérité il desiroit moult de les secourre, ainsi que bien estooit raison , comme ilz feussent de ses gens.
Le seigneur de Tballebotb doncques, tout le plutost qu'il peult, noncba ces nouvelles au duc de Bethfort, régent , qui prestement fist gens appareillier es parties tenans la querelle du roy Henry. Si y vindrent ceulz quy mandez y furent. Et moy niesmes, acteur dessus dit, quy pour ce tempz estoie nouvellement retournez a\ec Philippe d'Aigreville^ des marches d'Orlyennois, où, par le commandement du Régent, estions allez adfin de destourner vivres à ceulz d'Orlyens, que le duc de bourbon et le seigneur de la Fayette leur voulloient mener durant le siège que les Anglois y tenoient : ou quel voyage feismes assez petit exploit , par les communaultez du pays qui s'esleverent contre nous pour nous destourner les passages. Si nous con-
1 . Philippe d'Esgreville, capitaine de Cliâteau-Landon dès le 26 novembre 1426 (Bib. imp. , Mss. , n° 9-i36^- ^- , fol. 1 55 verso) . nommé par Henri VI, le 26 août 1428, à la garde de la ville et chastel de Moret (Id., ib., 164), écuyer, institué de nouveau dans l'office de maître des eaux et forêts de France , Champagne et Brie , au lieu de sire Guy de Pontaillier, par lettres de Charles VII, en date du 13 février 1431, v. s. (Bib. imp., Mss., fonds Gaignicres , n° 11 i, fol. 97) était capitaine de- Nemours et servait dans l'armée de Charles Vil, au siège de Rouen, eu 1449, où il fut fait chevaher (CVi/vw/V/Kc Je la Pucellc, t. X, 187, 190). Capitaine de IMontargis en 1461 [Chronique scandaleuse. Voy. Lenglet, 11,7.)
[1429] CINQUIÈME PARTIE, LIVRE IV, x. 281
vint retourner sans rien faire, et alasmes, moj et le seigneur d'Aigreville, à Nemour, dont il estoit capittaine, et de là m'en \ins à Paris devers le Régent, atout environ vi'''' combatans ; lequel me retint lors de tous poins au service du roy Henry, desoubz messire Jehan Fastre*, grant maistre d'hostel dudit Régent, auquel il ordonna aller ou pays de Beausse pour baillier secours aux dessusdis assegiés dedens Baugensy.
Et partismes en la compaignie du dit Fastre à cette fois, environ \™ combatans, aussi bien prinsc[ue j'eusse oncques veu ou pays de France. En laquelle brigade estoient messire Thomas de Rameston% Anglois, et pluiseurs autres chevalliers et escuiers natifz du royaulme d'Engleterre, qui tous ensamble partismes de Paris et allasmes gésir à Estampes, où nous feusmes trois jours; puis partismes au ini" jour; et cheminasmes parmy la Beausse, tant, que nous vinsmes à Jenville, qui est assez bonne petite ville, où, par dedens , a une grosse tour à manière de donjon ; laquelle tour, n'avait gueres de tempz, avoit esté prinse par le conte de Salisbery^ Dedens laquele ville feusmes cjuatre jours atendans ancores plus grant puissance quy par le duc de Betlifort nous devoit estre envoiee , car en Angleterre, en Northmandie, et à tous costez,
1 . John Fastoff , chevalier , banneret , gouverneur du Maine et de l'Anjou. Capitaine tris-renommé sous les rois Henri IV, V et VI, Mort le 6 novembre 14b9 [Biograpkia Britannica, III, 1899-1909). C'est une biogi-aphie complète de ce personnage.
2. Thomas Rampston , chevalier, capitaine d'Argentan dès 1424 (Bib imp., Mss., n" 9430*^, fol. 155). Fait prisonnier au siège de Saint-Sever, en 1442 (Monstrekt, vu, 199). Était tncorc détenu par Raoul de Gaucourt le i"^ mars 1447 (La Thaumassière, p. 588).