Le 29 août
282 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1429]
il avoit mandé secours et ayde. Or, dirons aussi un peu de Testât des François quy tenoient le dit siège devant Baugensy.
1013. Comment le connestable de France, le duc d'Allenchon et la Pucelle prindrent Ghergeauz*. XI.
Il est vérité que, es propres jours que ces seigneurs anglois, c'est à scavoir messire Jehan Fastre , messire Thomas de Rameston et leur puissance, estoient sejournans dedens Jenville , le connestable de France , le duc d'Allenchon, Jeanne la Pucelle et les autres capittaines François, estans tous ensamble, comme dit est, devant Baugensy, leur siège bien garny, s'en partirent environ de v à vi™ combatans , tous gens d'estoffe ; si se misrent au chemin, tyrant vers Ghergeauz où ilz parvindrent. En laquele ville tenoit garnison le conte de Suffort atout de trois à quatre cens Anglois natifz d'Engleterre, avec les manans de la ville, qui prestement, à toute dilligence, se ordonnèrent à deffence quant ilz veyrent les François qui tantost les eurent avironnez de toutes pars. Si les commencèrent très aigrement à envahir et assaillir en pluiseurs lieux ; lequel assault dura bonne espace en le continuant merveilleusement, et tant firent les dis François, par grant dilligence et traveil, que, maulgré les Anglois, leurs annemis, ilz entrèrent en la ville par force d'armes; à laquele prinse furent environ trois cens Anglois occis, dont il y mourut ung frère "
1. Quoique ce chapitre soit emprunté à Monstrelet (V, chap. lxi) , nous croyons devoir le donner en entier, vu son peu d'étendue, afin de ne pas rompre le fil des événements.