Walleran. Voyez ci-dessus, page 1, note
2. Philippe de Savcuses, longtemps capitaine d'Amiens et de l'Aitois (La Morlière, 16b), fut déposé en 1463, par Louis XI, « de sa capitainerie d'Amiens, de la cité d'Arras et de la ville dcDoulens.» (Dticlercq, XIV, 306.) Il était hgé de soixante et douze ans, lorsqu'en l-lGo, le duc de Bourgogne lui « envoya ung mendemcnt par lequel il le commettoit capitaine général d'Artois. » (Id., XV, 36 et 38.) Mort le 28 mars 1467 (v. s.), en la ville d'Amiens, agc de soixante et dix-huit ans (Voir VP partie, V* livre, xxxiv* chapitre (n" 1280) des présentes Chroniques).
3. Simon de Lalain , chevalier, seigneur de Montigny, conseiller et chambellan du duc Philippe de Bourgogne, et gouverneur de l'Ecluse [Compte de Jean Fisen, «'c 1454. La Barre, 11,217). Mort le 15 mars 1476 (Brassart, Histoire et généalo<:;ic des comtes de Lalaing, p. 17.1 a Le dernier
3Q4 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1436]
1072. Gomment le duc Phelippe de Bourgoigne alla à Gand et autres villes de la Conté de Flandres, pour veoir la monstre et parlement des Flamens. XXXVI.
Cf. Monst., t. VI, cil. ccv-ccvi.
Voici quelques additions faites par Wavrin au texte de Monstrelet. Les Flamands voulant tuer les seigneurs de Croy, Bauldot de Noyelle , et Jehan de Brimeu , bailly d'Amiens, qui avaient conseillé au duc de Bourgogne le siège de Calais , ces trois seigneurs « se partirent de l'ost à privée maisnie. Et convint, pour plus sceurement passer l'armée des Flamens, que le seigneur de Croy*, adfin de non estre congneu, affullast une barrette vermeille que le seigneur de Wavrin luy bailla avec une haquenee grise sur laquele il monta : si fut convoie jusques au dehors de Tost des Gantois par ledit seigneur de Wavrin; car se, au passer illec, eut esté congneu, jamais sans mort n'en feust eschapé. Et aussi le conduisy Thoison d'Or ' jusques au logis de messire Jehan de Croy, seigneur de Cymay^, son frère, qui pour lors tenoit le siège devant Guynes. »
Les Gantois abandonnèrent le siège de Calais et s'en allèrent en désordre vers Gravelines : « Et, d'autre part, quant ceulz deBruges,
jour d'octobre U75, Simon de La Laing, seigneur de Montigny » , cède sa place de chambellan du duc de Bourgogne à son fils , Josse de La Laing {Etat de la maison de Charles, dernier duc de Bourgogne; Bib. imp., Mss.,n° 8430').
1. Antohip, sire de Croy, comte de Porcean, premier chambellan de Philippe le Bon, chevalier de la Toison d'or, devint grand maître d'hôtel de Louis XI, à l'avènement de ce prince au trône. Il était fils de Jean de Croy et de Marguerite de Craon. Mort en 1475 (Anselme, V, 637).
2. Jean Lefebvre, seigneur de Saint-Remy, de la Vacquerle, d'Avfsnés, etc., dit Toison d'or, conseiller, roi d'armes et chancelier de Philippe le Bon. Mort en 1468. Sur ce chroniqueur, voy. Bulletin de la Société de riiistoire de France, 1" partie, tome I, p. 1-26.
3. Jean de Croy, seigneur de La Tour-sur-Marne, comte de Chimay, chevalier de la Toison d'or, grand bailli de Hainaut; marié à Marie de Lallain, dame de Quiévrain. Mort à Valenciennes en 1472 (Anselme, V, 651). Il fut créé comte de Chimay le 14 janvier 1472 (v. s.) (Lenglel, II, 204). « Jehan de Croy, premier compte de Chimay, trespassa, à la Nostre Dame, en March ensicuvant (1472), et ne vesqui, estant conte, que 44 à 45 jours. » [Mémoires de Jean de Hajnin, II, 212).
[143G] CINQUIÈME PARTIE, LIVRE V, xxxvi-xxxvii. 305
quy estoient logiés vers Saint Pierre , oyrenl le bruit et deslogement que faisoient les Gantois, de leur costé force leur fut de deslogier comme les autres; car il convenoit bien, à bon gré ou maulvais, puisque lesdis de Gand se partoient, qu'il/ les sievissent. Si estoit avec eulz , pour les conduire, le seigneur de Wavrin le seigneur de Saveuses et raessire Simon de Lalain ; si boutèrent pareillement les feux en leurs logis, moult doullentz et couroucbiés d'un tel parlement : et pour tant que ilz n'avoient point, ce jour , leurs chevaulx pour remener les gros engiens qu'ilz avoient illec amenez, ilz en chargèrent aulcuns des meilleurs sur chars et charrettes, et, à force et puissance de gens, les trainerent jusques à Gravelingues. »
Le duc de Bourgogne ayant commis plusieurs seigneurs à la garde de Gravelines , Wavrin y comprend le seigneur de IFavrin omis par Monstrelet,
1073. Comment le duc de Glocestre vint, nagant par mer, à Gallaix atout grant nombre de combatans an^lois*.
Vous avez bien oy, par cy devant, comment le duc de Bourgoigne estant à siège devant la ville de Callaix , Humfroy, duc de Glocestre^, oncle du roy Henry d'Engleterre, luy avoit mandé par Pennebrocq, ung sien herault d'armes, que s'il le voulloit illec Etendre, il le venroit comhatre en ce mesmes lieu, ou aultrepart en ses ])ays. Or, doncques, ledit gentil duc, adfin d'entretenir sa promesse , quant il (ut prest et vey vent propice, se mist en mer atout grant puissance de gens d'armes et de trait, voire gens d'eslite , tous natifz du royaulme d'Engleterre ; lequel , atout son excercite , arriva au bavre de Callaix dedens briefz
1. Monstrelet (VI, chap. ccvit) raconte différemment et très-succinctemént l'arrivée du duc de Glocester à Calais.
2. Humphrey, duc de Glocester. Voy. ci-dessus, p. 182, uote 2. C'est au chapitre précédent, copié d'après Monstrelet, qu'il a été question de ce fait.
306 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1436]
jours aprez que ]e duc de Bourgoigne et les Flameus se furent deslogiés. Si avoit en sa compaignie dix mille bons combatans atout lesquelz il cuidoit combatre ledit duc de Bourgoigne et son armée , se là les euist trouvez. Et pourtant ledit duc de Clocestre, sachant que ses dis annemis s'estoient partis, il se mist à chemin vers Gravelinghes; dequoy les seigneurs qui laians estoient en garnison de par le duc de Bourgoigne, cuidans que ycelluy duc de Clocestre les deust assegier ou assaillir , se ordonnèrent à deffence et préparèrent leurs besongnes pour eulz et la ville garder. Mais de les envahir ne firent Anglois quelque samblant, ains se logèrent là entour, pour celle nuit, jusques à lendemain bien matin, qu'ilz s'en partirent et s'acheminèrent vers le pays de Flandres , en costoiant la grave de la mer, pour ce que leur navire les sievoit et costoioit, ouquel n'avoit d'hommes part que les mariniers , atout le baguage ; lesquelz marinniers, sachans ledit duc de Clocestre estre bien avant ou pays de Flandres, se retyrerent pour sceureté dedens le havre de Callaix , et ledit duc et ses Anglois prindrent le chemin vers Bailleul : durant lequel tempzles seigneurs de Crequy ' et de Wavrin, avec eulz pluiseurs hommes de Flandres, se partirent de Gravelinghes, où ilz estoient en garnison ; et moj^ acteur de ceste histore, estoie avec la compaignie. Et chevaulchasmes jusques à Drinkam-, où nous iogasmes celle nuit dedens le chastel, lequel nous trouvasmes sans garde, ouquel le seigneur de Crequy, à nostre partement, laissa de ses gens
1. Jean, seigneur de Crequy. Mort en 1474. (Anselme, VI, 782. j