Décapité le 24 déceinLro 1330. (Barnes
3. Hugli Tiirplington, intendant de la maison du roi. (Barnes, 48.)
4. William de Montagu, mort en 1343. (Dugdale I, G33 et suiv.)
5. Huniphrtv de Bohun, mort le 15 octobre 1361. (Dugd., I, 184.) G. John Ncville de Horriby, ayant demandé la remise d'une somme de
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aiiltres de leur confédération , iesquelz tous jurèrent , sur saintes Evangiiles, de maintenir ceile querelle alencontre du dit xMortemer en tant comme ilz poroient.
Or advint que ledit sire Rogier de Mortemer avoit fait son ordonnance en telle manière que nulz des privez du roy n'estoient soufferz de demourer ne lierbregier de nuyt dedens le chaste! , ains estoieiit logiés en pluiseurs et divers liens, pariiii la ville : sy avoyent moult grant paour que ledit Mortemer ne les feist destruire. Pourquoy messire Willame de rjontagu vint ung jour parler au roy, sy lui dist en secret : « Sire, sacliiés que moy ne les aultres de nostre querelle , ne porrons prendre ne avoir messire Rogier de !\Iortemer sans le consentement Willame de Hollande \ connestable du chastel. » Et adont le roy respondy : « Certes, à ce ne fauldrés pas pour tant; car je vous ottroye que vous aies audit connestable, et lui commandés^ de par mov, qu'il vous doinst confort et aide de tout son povoir, tant que ledit Mortemer soit prins, toutes aultres clioses laissiés , sur paine de perdre la vye. » « Sire, ce dist Montagu , pour moy et tous mes compaignons vous remercye. » Alors ledit de Montagu vint priveement devers ledit connestable , auquel il
cinquante livres qu'il avait employée pour la guerre du duc de Lancastre contre Hugues Despensier, le roi , par ses lettres patentes en date du 14 février 13:27, en ordonna la restitution, ainsi qu'à tous ceux qui se trouvaient dans ce cas. iRymer, II, partie II , 176). Le 10 mai 1331 le roi lui accorde une pension pour avoir arrêté Mortimer , comte de la Marche. (Id., //'., partie III, 65).
1. William Eland. Le roi lui ordonne, le 24 août 1337, de faire prélever dans les comtés de Nortliumberland et de Derby, des subsides qui doivent être emplovés dans la guerre qui se prépare contre la France. (Rymer, II, partie HT, 187.)
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raconta, tout au long, la voiilenté du roy, et qu'il voulloit eslre fait. Le conuestable, avant le mandement du roy, respondy audit Montagu que moult Ijien s'y employeroit et que, pour morir, ne lairoit de acoraplir le commandement de son seigneur : de laquelle chose entretenir il fist serment audit de Montagu et ceuîx de sa querelle, qui là estoient presens. Et ledit Montagu dist au connestable : « Or doncques, cliier et amy, il nous convient trouver manière, par vostre bon conseil, de prendre ledit Jlortemer. Puisqu.e vous estes cliastelain, et avez les clefz du cliastel en garde, il lui est impossible de escbapper. » — « Sire, ce dist le connestable , sachiés ([ue les portes du chasiel sont fermées soubz ferrures, que la royne Ysabel y a fait faire nouvelles [clefz] , lesquelles , tous les soirs, il lui convient rapporter, et elle les fait mucliier dessoubz le clievetz de son lit, jusques au matin. Pourquoy vous ne povés , en nulle manière quelconques, avoir entrée de nuit parmi les portes ; mais je scay une alee qui s'estend bors du jardin , par dessoubz terre, qui vient jusques au cbastel vers West , de laquelle voye la royne, Mortemer, ne nulz de leurs gens n'en eurent oncques cognoissance : et , pour ce , je vous menrav , par ceste voye , sy secrètement , que vous entrerez au cbastel sans le sceu des ennemys. » De laquelle advertence les barons furent mouîl lies et joieulx.
En celle mesme nuyt , Montagu et tous ceulz de sa querelle, avecq eulz ledit connestable, firent samblant de vouloir escbaper de la guet dudit sire Rogier de Mortemer, faignant de fuir et avoir grant paour, Sy fut rapporté audit Mortemer que les barons avoient 1 G
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en poiirpos de passer la mer, et aler en France à saulveté , pour doul)te qii'ilz avcient de luy, dont il fut moult joyeulz et dist que ainsy n'eschaperoient nive. Sicque, pour ceste alee destourber, il assambla son conseil , c'est ascavoir ceulx de sa querelle , pour eulx desîourber le passage. Sy fist, par leur conseil, escripre liastivement lettres à tous les portz du royaulme, en commandant aux officiers et gardes des passages que de telz et telz , qui leur escripvoit , venovent là , qu'ilz feussent arrestez et prins. Mais il en advint tout aultrement; car ledit connestable, quant il \ ey l'eure de raienuit approchier, issy priveement du cbastel par le cavain du jardin , et vint à ung secret lieu où il scavoit que les seigneurs l'atendoient; sy les mena à la voue et alee , moult bien armez et embastonnés ; puis, eulx venus dedens le cbastel , montèrent amont sur la tour. Quant les seigneurs furent dedens la tour, ilz furent appercbeus par sire Hugue de Trompelbonne, qui leur escria moult fièrement et asprement : « Haa î traîtres! à maie beure entrastes cbeens, car tous en morez de maie mort. » Mais lui mesmes fut illec occys par le seigneur de Montagu * qui, incontinent, le feri, d'une macbue qui tenoit, sy grant coup sur la teste, qu'il lui espandy la cervelle sur le pavement, dont il moru illec prestement. Et lors sire Rogier de Mortemer, oyant le bruit et la noise, se couru armer; mais, aincbois (ju'il peust estre armé ,
•1. Le roi accorda des lettres de pardon à William de Montagu pour nvoir tué Hugli Turplington et Ricliard de Monniuth : elles sont datées du 24 février 1331. Par celles du 2-i mars suivant, la même grâce est accordée à Johc/ines de I\'ei-ill ft à William de Clvnton. (Rymer, II, part. III, tiO.;
[1330] PREMIÈRE PARTIE, LIVRE Vî, r.vi. 83
Montagu et ses aliés entrèrent en sa chambre, sy le prindrent '.
Quant la royne Ysabel, qui avoit oy l'effroy, sceut la prinse de Mortemer, elle en eult grant douleur au ceur; sy se leva hastivement, et vint où la noise estoit, et dist : « Seigneurs , je vous requiers que ne fachiés se bien non au corps de ce gentil chevalier, lequel est nostre chier et bien amé cousin. » Mais, sans arrester, ledit Montagu et ses aliés menèrent messire Rogier de Mortemer devant le roy Edouard , qui moult fut joyeulx de sa prinse; sy le fist mettre en prison, soubz la i^arde de gens en qui moult se fioit. Mais sachiés que ceulx qui estoient de la lingnié et retenue dudit Mortemer eurent moult grant paour, quant ilz sceurent que prins estoit. Pourquoy, au plus secrètement Cju'ilz peurent, se partirent de la court : sy s'en alerent à leurs terres, à ceur doulent et couroucié , où ilz vesquirent le mieulx qu'ilz peurent. Ledit Mortemer, estant prisonnier, fist grans offres pour estre délivrés ; mais ce lui vailli pou , car oncques chose qu'il offrist ne lui polt tant pourfiter qu'il fust hostés hors des fers duquel Testât avoit esté sy grant que, de son hostel et de sa retenue , il avoit ix" chevaliers , sans les escuiers et sergans.
En ce temps, ledit Mortemer et sire Emond de Bethfort furent menez à Londres, en la grosse tour, et bailliés en garde au connestable d'icelle ; et depuis fut amené à Westmoustier, devant le roy, où il fut sagement examiné en la présence de tous les plus grans d'Engleterre ; et lui fut demandé pour-
\. Le 20 octobre 1330. (Lingart^, IT, IHO.)
84 CRONICQUES D'ENGLEïERRE. [1332]
(Jiioy il fist niorir sire Edouard de Carnareiian , père du roy ; comment les Escotz escbapperent de StampliODoe * en Escoce, sans le consentement du roy Ec'iouard; et aussv comment la cbartre Rairenan fut livrée aux Escochois , en laquelle estoit devisé que lesdis Escochois estoient tenus de faire feaulté et hommage aux roys d'Engleterre, pour le royaulme crEscoche; et aussy que, par faulse envie, il avoit, sans nulle cause, fait morir le bon conte de Kent, oncle du roy : et , a\ec ce , fut encusé d'avoir engroissié la royne , mère du roy, et c[u'il le tenoit à savouUenté. Sur lesquelles accusations le roy demanda conseil, par manière de jugement, quelle chose il avoit à faire. Sy en fut la sentence assez tos rendue, car ilz estoient ja par information tous advisez : pourquoy ilz respondirent au roy, incontinent, que il devoit morir sans rappel, ainsy comme sire Hue Despensier.
Le reste du cliapitre est mot pour mot dans le cliapiti-e l de Fi'oissart.
316. Cy devise comment le roy Phelippe de France manda au jenne i^oy Edouard qu'il lui venist faire hommage de la ducié d'Acquitaine. LVII.
Cf. Fr., livre I, part. I, ch. l-li.
.317. Comment le roy Edouard d'Engleterre passa la mer et vint en France pour faire hommage au roy Phelippe de la ducié dAcquitaine et de la conté de Ponthieu. LVIU.
Cf. Fr., livre I, part. T, cli. Ln-i,iii. 1 . \ oyez p. Glj, note \ .
[1333] PREMIÈRE PARTIE, LIVRE VI, lvi-i.x. 85
318. Cy devise comment messire Robert d'Artois fut decliassié et banny hors du royaulme de France , et s'en ala à refuge devers le roy Edouard d'Engleterre. LIX.
Cf. Fr., livre I, part. J, ch. liv-lvi.
319. Comment le roy Edouard entra en Escoclie, et de ce qu'il y fist. L^^
Cf. Fr., livre I, part. I, cli. lvii-lix.
Et atant se taist de ceste histoire, ouqr.el temps le roy Plulippe print la croisure pour aler oultre mer, laquelle fut empeschié par la guerre qui s'esment entre France et Eiigleterre , comme il sera touché au second voiuiiie, car cy fine le premier.
ANCUIENNES
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DEUXIÈ3IE PARTIE