PREMIERE PARTIE, LIVRE II, xlvii-liv. ir
60. Comment les messaiges du roy Vortigier emmenèrent Merlin, qu'on disoit l'enfant sans père; et des choses qu'il dict au loy Vortigier, au grant reproche de ses devineurs, de 1 eslahlete des fondemens de sa tour*. LIV.
Inédit.
1. En insérant dans sa compilation des anciennes chroniques d'Angleterre une traduction du Xnve de Brtist (c'est le titre qu'il donne * à l'ouvrage composé en latin par Geoffroy de Montmoutli } , Wavrin ne nous fournit aucun renseignement sur le translateur anonyme dont il adopte la version , sur sa patrie , sur le temps auquel il a vécu. Peut-être n'en savait-il rien; peut-être bien était-ce chose trop connue de ses contemporains pour qu'il fût nécessaire de le leur dire. Quoi qu'il en soit , nous ne croyons pas inutile de signaler, dans ce présent chapitre et dans ceux qui vont suivre, quelques passages contenant une partie des détails que notre chroniqueur a passés sous silence. Geoffroy de Monlmouth , dans son Histoire des Bretons , se borne à recueillir les célèbres prophéties de Merlin. Son interprète les traduit, à son tour, de latin en français ; mais il fait plus : il les commente , il indique les applications qu'on en peut faire aux événements accomplis. C'est dans cette parlie, appartenant en propre au translateur, que nous trouvons çà et là quelques phrases qui révèlent le nom de sou pays et dans quel temps il écrivait.
Un prologue, placé en tête des prophéties, nous apprend qu'il est né dans le Bourbonnais. Malgré , dit-il , son insuffisance et la rudesse de son natif langaige bourbonnais ^ il entreprend de mettre « icelles en francois legier et eutendible , par exposition clere et évidente , là où la sentence est obscure. » Voilà pour la patrie. Quant à l'époque où il vivait, les réflexions que lui suggèrent certaines interprétations et sentences serviront à la déterminer ; ainsi, après l'énoncé d'une prophétie**, il désigne le prince de Galles et les grans seigneurs de France , lesquelz il fit tous trembler en belle batlaille de Poictiers ; car, ajoute-il, « certainement il n'eut à doubte, en tout le royaulme de France, cité, ville, etc., qu'il
n'en tremblast,si comme ie Vay aulresfoiz oy recorder Je porroye
escripre pluiseurs choses quy me font souvent mal en ma teste ; caryV ne voy aujourd'hui, en ce présent royaulme (de France), synon désolation et desconfort, rapines, calamité/, ; et Justice y est morte, Droict s'en est fuyz , Raison dort , uulz ne cure ne ne pense du bien public que fort à le exterminer et destruire par plourables misères :... chascun se taist et fuict sillence , nul n'ose dire Vérité s'en est allée, et quant est de moy,
■* Voy. ci-dessiis, rlmp. 7.
** Chap. CI.
iC CRONICQUES D'ENGLKTERRE.
61. Comment maistre Gauffroy Monemutensis, qui cestiu livre compila de langue brete en latin, se excusa sur la translation des prophéties Merlin Ambroise, disant en teste manière. L\.
Inédit.
62. Cy après parle des prophéties Merlin qu'il denoncha au roy Vortigier. Et parle premièrement de la signifiiance des deux dragons qui yssirent des pierres du lacq expuissye, comme dict est cy dessus. LVI.
Inédit.
63. Cy après s'ensieult la seconde cause des prophéties Merlin le prophète. L\ll.
Inédit.