Voy. ci-dessous, note
5. Robert, comte de Hungerfold, décapité après cette bataille. (Dugdale, II, 210.)
6. Ou plutôt William Tailboys, comte de Kyme, désigné par Carte (II, 768), comme ayant été décapité après le combat.
7. Var. : « Furent tous advertis que devant la ville de Exemth estoient venus le roy Henry, acompaignié du duc,... du comte de Hongrefort.... desconfiture. Le roy Henry s'en escliappa et ne fut point prins pour ceste fois , pour la bonne ajrde qu'il eubt,.,.y> (Ms. n° 432, fonds Sorbonne .)
8. Dugdale est en désaccord avec lui-même sur la date de la mort de Henry Beaufort, duc de Somerset. Ce fut, dit-il (II, 124), le 3 avril 1463, après la bataille d’Exham ; et (I, 353), il avait dit qu’au mois de mai 1464 le duc de Somerset se préparait à combattre l’armée d’Edouard. Au reste, une pièce de la collection des manuscrits d’Arundel ne laisse aucun doute à cet égard. La voici : « Quiutodecimo die mensis Maij , apud Exliam , decapitati sunt Dux Somersett, Edmundus Fizthu miles, Bradsbaw,... Decimo septimo die mensis Maii, apud Novum Castrum,
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prinstillec, de sa partye, au Neufchastel surThim : c’est à scavoir le conte de Hongfort, les seigneurs de Ros et de Thalbot, et, avec eulz, messire Jelian Fiderme, en l’an mil quatre cens lxiii.
1243. Comment le roy de France vint la seconde fois à Hesdin ; du trespas au pape Pyus 5 de la prinse au bastard de Reubempré, en Hollande : et puis parle d’aulcunes autres choses quy advinrent en ce tempz. XXXI.
Cf. Du Cl., tome XIV, ch. xn.
1244. Comment le roy de France manda devers luy aul-
cuns députez du pays de Gascongne, et d’ailleurs ; comment il fist le conte de Nevers capittaine de Pycardie ; et de l’ambaxade que le roy envoia devers le duc de Bourguoigne, à Lille. XXXII.
Cf. Du CL, tome XIV, ch. xv.
1245. De la responce que fist le conte de Charollois auz
ambaxadeurs du roy : comment le roy fist prendre Creveceur; d’une ambaxade que le duc de Bourguoigne envoia devers le roy , et de la mort du duc d Orlyens. XXXIII.
Cf. Du Cl., tome XIV, ch. xvm.
1246. Comment le jenne roy Edouard se devisa à aulcuns
de ses barons touchant le fait de son mariage, et de ce qu’ilz luy respondirent. XXXIIII.
Ne demoura gueres de tempz aprez ce que le roy Edouard d’Engleterre eut achevé et mis à fin toutes ses besongnes , et qu’il se vey en prospérité , advisant qu’il estoit au dessus de ceulz quy nuyre le voulloient;
decapitati sunt Dominus de Hungarforde, Dominus Roos , Dominus Thomas Fynderum.... » {TV arkworth' s chronicle , p. 39, notes.)
326 CRONICQUES D’ENGLETERRE. [1464]
s’apensa de soy voulloir marier, adfin d’avoir lingnié, comme ses predicesseurs avoient eu; dont il parla à aulcuns de ses plus privez, lesquel z luy dirent que, se son intencion estoit de ce faire , tous se voulloient mettre en paine de le assegner en lieu tel , comme à sa personne apartenoit. Alors respondy le roy que voirement se voulloit il marier1; mais, par adventure, ne serroit ce pas au gré de chascun , neantmoins bien
i. Voici une lettre du seigneur de Wenloc ayant trait à ce mariage :
« Mon très honouré seigneur, je me recommande à vous. Plaise vous scavoir que Mr le comte de Warwich envoie, à présent, devers le roy et monseigneur le duc ung sien serviteur, avecques des lettres remonstrant la cause de sa demoure par de sà; et, affin de vous en advertir, aucunes choses je escript au présent par devers vous, feablement, en vous remonstrant comme vous savés bien appelez en mémoires les causes pourquoy nous devons assembler, tant d’un costé que d’autre. En especial se fondoit sur trois points, assavoir sur mariage pour le roy, mon souverain seigneur, ou pour faire tresves ou paix finale. Or est il ainsi que, quant au mariage, le roy en a prise femme à son plaisir , sans le sceu de ceulx qu’on y devroit appeler à conseil ; par raison lequel est à grant desplesir de plusieurs grans seigneurs, et mesmement à la pîuspart de tout son conseil ; mais depuis que la matière est procédé sy avant qu’on n’y peut remedier, on y fault prendre pasciens maulgré nous. Or est il ainsy que la chose fut gardée sy très cecrete, qu’on ne pouvoit scavoir la vérité quant de la part de mon dit souverain seigneur, jusques à ce qu’environ cinq ou six jours près le jour de nostre comparicion pour communiquer à Saint Orner sur les matières devant dittes : et pour ce qu’on ne scet pas de sà, veu que ceste mariage est ainsy fait et passé comme dit est, quelle entention le roy a de sa part pour procéder sur les autres deux points, à scavoir sur treves ou paix, l’oppinion de Mssra du conseil, par de ca, est que mon dit seigneur le comte de Warwich ne passera pas la mer jusques ad ce qu’on scet advertis de par le roy de la vérité de son vouloir et plaisir en ceste partie : laquelle chose sceue, on y disposera incontinent l’allee et departement de mon dit seigneur le comte ; car, je vous assure, sur mon petit honour, quant à la part de mon dit souverain seigneur et de ceulx de son royaume, d’entretenir sont
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seroit à son plaisir. Et adont, pour scavoir son entente, tout en sousriant, luy demandèrent parmy qui il se volroit alyer. A quoy il respondy, à cliiere très joieuse, qu’il voulloit avoir à femme la fille du seigneur de la Riviere; mais il luy fut dit quelle n’estoit pas contre luy, jà feust elle bonne et belle ; mais non pas femme quy en riens apartenist à si hault prince comme il estait, aussi il le scavoit bien; car elle n’estoit fille de
très inclins et bien disposés de besoigner et apointier sur les ditz deux points detresves ou de paix avec le roy, moiennant la grâce de Dieu. Et sur ce, vous, de vostre part, aviserés qu’il y ade faire, et sur ce escripvez vostre bon plaisir par de sà , s’il soit vostre bon plaisir. Et, en oultre, monseigneur, on y charge grandement l’envois du roy vostre souverain seigneur par de sà ; car on y a rapporté, en conseil , comment le dit rov en avoit ymaginé et entrepris plusieurs grans choses, tant au préjudice de la personne de monseigneur le duc, comme au préjudice de monseigneur de Cliarolois. Et, d’autre part, on dit que messire Pierre de Brezé a très grant audience et est grandement en la grâce du roy, tant et si avant, qu’il a en garde monseigneur le duc de Savoye et le conduit et demeigne selon son bon plaisir; et ne le veulle laisser partir pour aller ou bon luy semblera , mais le détient comme par forses. Lesquelx rapors on prent bien estranges par de sà ; mais qui qu’on a raporté ne n’ay voulu riens croire, ne ne ferois tant que j’ay plus certaines nouvelles de vous. Nonobstant, il a ung pris par ceulx de la garnison de Hammes, amprez Calais, lequel a dit et déposé plusieurs choses qu’on a mis par escript. On a entention, au présent, selon l’oppinion de Messra du conseil par de ca, luy envoyer et sa dite déposition par devers le roy affin qu’il en soit adverty de tout. Autre chose ne vous escript pour le présent, fors que Dieu vous ait en sa sainte garde. Escript à Reding, le me jour d’octobre l’an X.XHII.
(c Item. Il vous plese moy recommander à la bonne grâce de monseigneur le duc très humblement, et luy signiffîer que le roy s’emerveille moult, veu la promesse que mon dit seigneur me fist touchant la délivrance des clercs prisonniers à messire Philippe de Lalaing, ne que nous n’avons oy nulz nouvelles depuis, considéré que on dit que le dit messire Philippe est mort. Le tout vostre, J. Wenloc. » {Biol, imp., Mss., Supp. fr.f n° 2875'2, pièce 155. Legrand, tome XII.)
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duc ne de conte1, et que sa mere avoit este mariee à ung chevallier duquel elle avoit eu deux enfans avant mariage : jà eust elle esté fille à la ducesse de Bethfort, et niepce au conte de Saint Pol, nonobstant ce, tout considéré , si n’estoit elle pas femme pour luy, ne tele comme à tel prince devoit apartenir.
1 . Var. : a Car.... ne de comte et qu’elle avoist esté mariee à ung chevallier duquel elle avoit eu deux enffans, jasoit ce qu’elle fust fille de la ducesse de Bethfort et niepce au conte de Saint Pol. » (Ms. n° 432, fonds Sorbonne. )
Cy prent fin le quart livre de ce VIe volume , et s’ensieut le chinquiesme.
SIXIÈME PARTIE, LIVRE V, i.