‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 111 sur 128 · William Herbert. Voy. ci-dessus, p. 331, note · texte numérisé non relu

William Herbert. Voy. ci-dessus, p. 331, note

2. Le 9 juillet 1469. Le roi mandait à son frère et au comte de Warwick de se rendre en toute hâte vers lui, à Nottingham. (Lijvgard, II, 571.)

352 CRONICQUES D’ENGLETERRE. [1467]

1277. D’une commotion d aulcuns du commun de Gand, contre leur duc nouveau : comment ceulz de Mallines se rebellèrent; comment le conte de Warewic alla devers le roy de France, et comment le roy rendy leurs banieres à ceulz de Paris. XXXI.

En l’an mil nncz lxvii , aprez que le duc Charles de Bourguoigne eut enterré son feu pere [en l’eglise de Sainct Donnât de Bruges] , et qu’il eut aussi disposé de ses besongnes et de son estât , il s’en alla à Gand, où il fut moult lionnourablement recheu ; mais comme le lendemain , feste de Saint Pierre et Saint Pol , que l’en porte, par coustume , le corpz monseigneur saint Lyevinparmy la ville de Gand à procession solempnelle , le peuple retourné de* celle procession , aulcuns du commun s’assemblèrent sur le marchié, et, en grant noise et tumulte ‘, abatyrent une petite maisonnette, où l’en recepvoit aulcun tribut mis sur les bledz, de pieclia, et sur les cervoises que l’on vendoit en la ville. De laquele chose le nouveau duc adverty, il monta sur ung bon coursier ; si s’en alla au marchié, adcompaignié de ses archiers de corpz et de ceulz de son hostel ; et, lui venu illec, ceulz du commun, en grant humilité, luy firent aulcunes requestes. A quoy il leur fist si doulee responce , qu’ilz se retrayrent tous en leurs places, par si, toutesvoies, que les dis impos furent mis jus , qui leur tourna tous à grant joye; mais le duc, tout coy taisant, ne fut mie bien content d’eulz, pour ce que, à son advenement, ilz avoient fait ung tel monopolle. Sy se party, tost

1. Chastellain consacre douze chapitres de sa Chronique (402-412) aux détails de cette sédition.

[1467] SIXIÈME PARTIE, LIVRE V, xxxi. 363

aprez, de là, et s’en alla à Mallines , et de Mallines à Bruxelles.

En ce mesmes temps, ceulz de Mallines s’assamblerent contre leur Escoutete, si lnv abattirent sa maison qu’il avoit en ycelle ville moult belle, en prendant tous les biens de layans; et se ilz l’eussent trouvé, ilz l’eussent occis sans nul mercy ; mais il eschappa et s’en issi de la ville secrètement.

En ce tempz aussi s’en alla le roy de France à Rouen, là où vint devers luy le conte de Warewic1 , homme soubtil en tout mal, et trop sedicieux en tout engin cavilleux; mais, neantmoins, le roy fist aller à son encontre ceulz de la ville et le clergié , portans leurs croix et bannières à grant sollempnljté ; puis y alla mesmes en personne, et le receut si grandement que tous s’en esmerveillerent.

En ce tempz mesmes estoit en Engleterre, sur son retour, Anthoine, baslard de Bourguoigne, bien adcompaignié , à cause d’une notable ambaxade de par le duc son pere, quy longuement y avoient esté du gré au dit roy d’Engleterre, à quy le roy de France offroit de grans choses , adfin de le tourner de son party à la nuysance dudit duc de Bourguoigne ; contendant, entre autres choses, de admoindrir la foire d’Anvers et du tout abollir, avecques aulcunes autres des pays du duc, et constraindre tous ceulz de son royaulme de non y aller jamais : et en ce lieu promettoit d’ycelles foires remettre sus en son royaulme aux chois des Anglois , ausquelz aussi il offroit de grans franchises parmy son dit roiaulme , voire plus beaucop que à

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