‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 122 sur 128 · Voy. ci-dessus, p. 355, note · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, p. 355, note

2. Jean de Rubempré, seigneur de Bievre. Tué au siège de Nancy, le 5 janvier 1477. (L)e la Morlière, 61 et suiv.)

3. Le seigneur de Haynin dit aussi (I, 142) que le roi entra dans la

1287. Comment le roy de France, aprez la prinse de Lyege, s’en alla en pelrinage à Nostre Dame de Lyesse : comment les gens du duc de Bourguoigne pillèrent la cité, et comment elle fut arse et destruite. XLI.

Aprez que la cité de Lyege fut prinse, comme dit est, par ung dimence, le roy de France s’en party le merquedv ensievant. Si le convoia le duc jusques sur les champz, puis luy bailla messire Phelippe de Creveceur et aulcuns autres seigneurs de son liostel, qui le conduirent jusques à Leesse faire son pelrinage, comme promis l’avoit ; et quant le roy eut illec fait sa dévotion devant l’ymage de Nostre Dame, presens tous les nobles seigneurs assistens, il jura de rechief à entretenir la paix faite entre luy et le duc de Bourguoigne, sans jamais aller au contraire ; disant que mesadvenir luy peust de corpz et de ame , s’il n’eniretenoit tout ce qu’il avoit promis et juré. Et mesmement, fist il tantost aprez, publier parmy son royaulme que nul ne parlast ou murmurast contre ledit traitié, ne contre l’honneur du duc de Bourguoigne, et qu’on ne feist chansons ou ditiers, sur paine de grosses pugnitions.

Le duc retourné en la cité de Lyege, aprez le parlement du roy, il donna 1 espace de x jours à ses gens pour tout à leur aise ycelle pillier et butiner; puis fist abattre les proucliaines maisons de trois églises, c’est cà scavoir de Saint Lambert, de Saint Pol et de je ne scai quele autre, adfm d’ycelles préserver du feu ; car, incontinent ce fait , il fist embraser la ville de toutes

ville, « portant pour celle fois la croix sainct Andrieu, et son espée toute nue en sa main, disantz aux compagnons : « Avant, enfans, criez Bouret gogne. n

[1469] SIXIÈME PARTIE, LIVRE V, xli-xlii.

pars. Et ainsi fut destruite, à celle fois, la noble cité de Lyege, qui tant avoit esté riche et puissant. Puis s’en party le duc pour aller à Tret là où il rassembla son armee tele qu’il le polt avoir, quy fut moult petite au regard de celle qu’il avoit eue auparavant; car la pluspart de ses menues gens de Pycardie, de Flandres et de Henault s’en estoient tyrez en leurs maisons, pour porter à saulveté le butin qu’ils avoient concquis: dont le duc fut merveilleusement courouchié et non sans cause , pourveu qu’il voulloit faire aucune chose en la conté de Francimont, quy est du pays de Lyege, et où les fugitifs s’estoient retrais. Touteffois le duc, atout les Bourguignons qui lui estoient demeurez , et les gentilzhommes des autres pays, atout ce qu’il leur estoit demouré de gens , entra oudit pays de Francimont, poursievant ses annemis , tant feust le tempz divers et yvernal , avec ce que le pays est plain de bois et marescages; mais enfin, voiant que peu y povoit prouffiter, quant à ceste heure, aprez ordonnance faite pour la garde de sa concqueste, il deffist son armee.

1288. Comment le duc Charles fist son entree en sa ville d’Arras ; et comment il fist illec assambler les trois Estas du pays d’Artois. XLIJ.

Le xvie jour de mardi, an dessus dit1 2, le duc Charles de Bourguoigne fist son entree en sa ville d Arras, chief

1. Treicht sur Meuse (Mestriecht). Le dqc arriva en cette ville le 10 novembre et y resta jusqu’au 12. (Lenglet, II, 193.)

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