Voy. ci-dessus, tome I, page 317, note
3. « Par l’instigation du duc d’York, un certain Irlandais, nommé Jean Cade, prit le nom de Jean de Mortimer, de la maison de La Marche, qui avoit été exécuté au commencement de ce règne. Sous ce nom supposé, il se rendit dans la province de Kent où le duc d’York avoit beaucoup de partisans, et y assembla un grand nombre de mécontents, prenant pour prétexte la nécessité qu’il y avoit de réformer le gouvernement, etc. » (RAriN-THoyiïAs, IV, 120.)
CRONICQUES D’ENGLETERRE. [1453]
du pays disoient que c’estoit ung apostat; mais, à vérité dire, on ne scavoit dont il estoit), neantmoins il fist îelement, par ses paroles et ennortemens, qu’il eut de sa bende plus de xxm combatans, ungz et autres, lesquelz avec lui tenoient les champz et se vindrent, ung jour, logier àv milles prez de Londres1.
Si eut le roy conseil de les aller combattre. Mais , considéré que ce n’estoient que mescbans gens et populaires, il fut ordonné, par deliberation, d’y envoier le conte de Bouquinghuem 2 pour dire à eulz que le roy leur commandoit que tous ceuiz qui se tenoient estre ses loyaulz subgetz vuidassent le champ et retournast cbascun en son bostel. Et lors, prestement que le cry fut fait, ycelluy capittaine, nommé Jehan Cade, respondy : « Et je suis l’un de ceuiz, si m’en yrai. » Et se departy, si s’en alla. Or advint, ainsi comme il s’en alloit, qu’il rencontra ung gentil chevallier, nommé messire Homfroy Stafforl 3, et Guillame , son frere, lesquelz il combaty 4, et occist les deux freres, dont ce fut dommage.
1169. Gy parle ancores des fais et emprinses de cest apostat. VIL
Assez tost aprez ceste advenue, le roy retourna à Londres, où il fut aulcuns jours; et, delà, s’en alla au
1. « Sur la bruyère de Black -Heatli. » (Rapin-Thoyras, IV, 120.)
2. Humphrey Stafford, duc de Buckingham, tué à la bataille de Northampton, le 10 juillet 1460. (Dugdale, I, 163-166.)
3. Humphrey Stafford de Grafton (Carte, II, 739; Lingard , II, 327). Ces historiens ne font aucune mention de la mort de Guillaume .itafford, dont va parler Wavrin ; mais le récit de notre chroniqueur est conforme à celui de Holinshed (II, 634.).