‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 57 sur 128 · Saint-Albans, à 21 milles de Londres · texte numérisé non relu

Saint-Albans, à 21 milles de Londres

Ce qui provoqua cette décision fut le retrait des titres et fonction 1° de lieutenant du royaume ; 2° de protecteur, accordés au duc d’York, l’un le 14 février 1454, l’autre le 27 mars suivant, et dont il se trouva pïivé en même temps que le roi remettait le duc de Somerset en liberté et au pouvoir (5 février 1455). (Lingard, II, 533, 535.)

182 CRONICQUES D’ENGLETERRE. [1455]

conte de Northumbelland du seigneur de Cliffort1 2, et plusieurs autres gentilz hommes.

Adont, le duc d’York sachant la venue du roy, lui, comme prince hardy, en grant voullente de remettre le roy son souverain seigneur au dessus, lequel il veoit fort au bas par ceulz quy de luy avoient le gouvernement , appela les contes de Salsebery 3 et le conte de Warewic, son filz, ausquelz il se conseilla; et ilz lui promisrent que, pour tout bien faire, estoient contentz d’estre avec luy, voire promettant que à la personne du roy ne serroit faite quelque molleste.

Endementiers que en ces parolles estoient les dis princes, vindrent nouvelles au duc d’Yorc que le roy venoit à grant puissance à Saint Albon, dont il n estoit gueres loingz. Et lors le duc, aiant bien interroguié le message, conclud d’aller au devant du roy . Si se party d’Yorc adcompaignié de xnm hommes, qui tant chevaulcherent qu’ilz aparcheurent les banieres du roy; et aussy les veyrent bien ceulz de la compaignie royal, où estoit le duc de Sombresset, lequel enhorta fort au roy de combattre le duc d’Yorc, comme il fist.

Lors les deux puissances, voians et advisans l’une l’autre, commencèrent à marchier et, chascun de sa partye, tyrer si onniement4 que, du trait et de lapouldriere que faisoient les chevaulz , l’air s’espessy tele-

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