Le 9 novembre 1458. (Luvgakd, II
[1459] SIXIÈME PARTIE, LIVRE III, xi-xn.
où il trouva le roy en son pallaix, quy lui fist moult grant chiere. Et devisèrent longuement ensamble du gouvernement de Callaixet du pays d’environ : et là le ditconte de Warewic, devisant au roy, congneut assez, auz contenances de plusieurs quy en la chambre estoient, qu’ilz l’avoient désagréable ; si se doubta lors de ce que son pere lui avoit escript, pourquoy prestement il se party du roy aprez congié prins, et s’en alla en son liostel à Londres.
En celle mesmes nuit se devisèrent ensamble ceulz de la partie du duc de Sombresset, querant maniéré comment ilz pourroient avoir mort le dit conte de Warewic1; car il leur sambloit bien que s’il estoit occis, la partye d’Yorc en serroit plus legiere à mettre au bas. Si conclurrent que, lendemain, ilz manderoient le conte de Warewic pour venir devers le roy. Et, adont, sailly avant ung gentil homme quy se fist fort de esmouvoir le débat entr’eulz tandis que le dit de Warewic seroit devers le roy, lequel y feust demouré se ung chevallier ne l’eust de ce adverti ; car le bruyt fut lors si grant ou pallaix, que chascun cryoit sur luy. Et, de fait, fut constraint de soy boutter, lui me tant seullement, en une barge, et se esquipper2 à Londres jusques au lieu où estoient ses chevaulz et partye de ses gens, dont il demoura trois sur la place mors3.
1. Var. : <c Comment ilz pourroient trouver fachon de mettre débat entre leurs gens et ceulx de la partie de JV arwick , regardons se ilz pourroient trouver occasion de murdrir icelluj conte , car bien leur sambloit.... » (Mss., fonds Sorbonne, nu 432.)