Saint-Albans est à 21 milles de Londres
2. Thomas, lord Stanley, beau-frère du comte de Warwiek. Mort le 9 novembre 1504. (Dugdale, III, 248-249).
3. Dunstable, sur les frontières du Hertfordshire, à 33 milles de Londres. (T. Moule.)
4. Selon Holinshed (II, 654), ce fut l’évêque de Salisbury qui fut chargé de ce message.
[1460] SIXIÈME PARTIE, LIVRE III, xxm-xxiv.
où il luy fut baillié charge de saluer le roy et luy dire que ses cousins de la Marche et de Warewic venoient pour le mettre hors des mains de ses armemis; et aussi signifier au conte de Boucquinghuem qu’il widast le champ, ou autrement il serroit combatus.
1186. Comment l’evesque de Rocestre vint devers le conseil
du roy, et de la responce quy lui fut faite. XXIIII.
Ainsi , doncques , l’evesque de Rocestre chargié d’aller à Northanton devers le roy d’Engleterre et son grant conseil , il prinst congié des seigneurs : et tant chevaulclia qu’il vint au lieu où estoient le roy Henry, ensamble les princes et barons qui l’acompaignoient ; puis , quant l’evesque fut aprochié le champ jusques à une croix sur une montaigne, au dessus dudit champ, il encontra ung gentil homme du guet, lequel lui demanda la cause de sa venue par de là. Et l’evesque, sans soy esbahyr, luy respondy qu’il venoit pour parler au roy et à son grant conseil, et qu’il estoit envoie de par les contes de la Marche et de Warewic. Et lors le gentil homme moult doulcement luy dist : « Sire, vous soyés le bien venus. Je vous menray devers le roy pour faire vostre message, et ce dont vous avez la charge. » Et lors que l’evesque se trouva jusques en la presence du roy, et qu’il vey si grant appareil de gens d’armes et d’artillerie, et de grans fossez qu’ilz avoient fais autour du champ, esquelz l’eaue de la riviere couroit quy environnoit tout l’ost , il prya à ceulz qui le conduissoient que, anchois qu’il venist jusques au roy, il lui voulsissent signifier, et au conseil, sa venue. Laquele chose ilz firent incontinent; car ilz s’en allèrent parler au conte de Boucquinghuem qui leur demanda
224 CROMCQUES D’ENGLETERÎIE. [1460
s’ilz ne scavoient point la cause pourquoy l’evesque venoit par delà : et ilz respondirent que non , et atant il l’envoia quérir. Si fut amenez devant la tente du roy, ou vindrent tantost ledit conte de Boucquinghuem et autres grans seigneurs, pour oyr ce que l’evesque volroit proposer. Et lors qu’il vey la grant seignourie, il leur Fist la reverence, en les saluant de par les contes de la Marche et de Warewic, et tous les seigneurs qui l’envoioient, en leur requérant humblement de povoir parler à la personne du roy. Mais il lui fut respondu que le roy n’estoit point en estât de parler à lui ; mais se quelque chose voulloit, il leur deist, et on îuy feroit scavoir.
Quant Fevesque de Rocestre vey que, pour l’heure, il ne parleroit pas au roy, adont comta il à ces seigneurs les causes de sa venue et la charge qu’il avoit de dire, tout de point en point. Et lors que Boucquinghuem eut oy et entendu la proposition du dit evesque, il se tyra à part, où il appela messire Rasse Segray, le seigneur de Beaumont , le conte de Chiroshury7 filz du seigneur de Thalbot1, et plusieurs autres grans seigneurs , pour avoir advis de respondre à 1 evesque sur ce qu’il avoit proposé. Puis, quant ilz eurent bien chancelle la dite proposition alleguié de par les princes dessus dis , ilz dirent , d’un commun acord , [ qu’ilz povoient ] clerement veyr que les contes de la Marche, de Warewic et de Fauquembergue ne pourchassoient que leur mort. Si conclurrent ensamble de faire responce au dit evesque, disant qu’il s’en retournast devers les seigneurs qui là Fa-