Peut-être William Hulyn. Yoy. ci-dessus, p. 221, note
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prinst. Si le fîst, une espace, tenir par ung chevallier qui estoil derrière luy; mais, aprezdisner, le rov prinst l’espee et le remist en la main dudit Maisre de Londres, comme devant : si luy cliarga et commanda expressément de bien garder sa justice, et le droit des marclians et du commun de la ville, en le remercyant, lui et tous les assistens , disant tout hault que, au plaisir de Dieu et de monseigneur saint George , pour leassistence et honneur qu’ilz luy faisoient, ilz le trouveroient bon prince et seigneur. Aquoy ilz respondirent tous qu’ilz estoient tenus de ce faire.
Adont se vint l archevesque d’Yorc mettre devant le roy, où il proposa moult de choses et dist plusieurs parolles, présent tous les Estas, en remonstrant les adversitez et grans extorcions quy avoient esté ou royaume par petit gouvernement, lesqueles il estoit necessaire radreschier par bon pollice. Puis, assez tost aprez la feste passée , le roy appela son conseil et les Estas de son royaulme, ad fin de ordonner officyers et gouverneurs pour le bien de la chose publieque, et aussi pour la personne du roy et l’estât royal. Si fut ordonné par lesdis consaulz et Estas que le conte d’Excestre1 serroit connestable d’Engleferre, le conte de Warewic grant chambellan, et son frere, conte de Northumbelland 2, gouverneur des marches frontières d’Escoce, et le conte d’Exces3,
1. John Tiptot, comte de JVorccster , décapité à la restauration de Henri VI. ( Dugoale, II, 11.) Créé grand connétable d’Angleterre le 7 février 1461 . (Rymek, V, partie II, 145.) Décapité le 18 octobre 1470.
( Fenn's original lettei's, II, page 52, note 3.)
2. John Nevill, créé comte de Northumberland le 23 mai 1463. (Voy. ei-dessu3, p 250, note 3 )
3. Henri Bourchier, nommé grand trésorier d’Angleterre le 18 mars
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seigneur de Boursier, grant trésorier d’Engleterre ; et autres plusieurs grans seigneurs eurent offices parmy le royaulme. Puis, quant tout fut ordonné , les grans seigneurs du pays prindrent congié du roy, pour retourner cbascun en son lieu : et quant le roy vey qu’ilz prendoient congié, il les remercya moult débonnairement de l’honneur et service que fait luy avoient à son besoing. Et ainsi se relyra cbascun en sa marche.
1214. Comment le nouvel roy Edouard s’en [alla] visiter son royaulme. De la trahison que l’en luy cuida faire, et de la justice quy en fut faite, II.
Aprez ce que les seigneurs et Estas d’Engleterre se furent, comme oy avez, départis delà cité de Londres, le roy, en sa personne, atout son estât, s’en alla esbatre parmy son royaulme pour visiter les citez, villes, chasteaulz et portz d’Engleterre ; et, en allant ainsi parmy le pays , y eut plusieurs nobles hommes, quy avoient paravant servy le roy Henry, lesqueîz demandèrent grâces au roy, luy priant que il leur voulsist pardonner. Et le roy, quy estoit begnin et large de sa miséricorde, leur pardonna et ottroyalegierement leur requeste, et mesmement au seigneur de la Riviere et à son lilz, et le seigneur Doudeîain *, quy estoient en grant dangier de mort, se n’eust esté le grant pourchas qu’en firent madame de Riviere 2 et sa fille 3, quy,
1401 ; créé comte d’Essex le 30 juin suivant; mort le 4 avril 1483. (Dugdaxe, II, 129.)
1. Peut-être bien le seigneur Àudley Voy. ci-dessus, page 206, note 1.
2. Jacqueline de Luxembourg, veuve du duc de Bedford. (Dugdale, III, 230.)
3. Elisabeth, mariée 1° à John Grey de Gobry, tué le 17 février
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depuis, fut royne d’Engleterre ; lequel tempz pendant du pourchas de son pere, le roy Edouard l’enamoura telement que oncques puis n’en polt oster son ceur, comme bien monstra et que vous orez cy aprez en poursievant ceste matière.
En ce voyage fist leroy de grans justices; car, pour lors, y avoit tant de malfaiteurs parmy le royaulme d’Engleterre que à grant paine y povoit on cheminer en paix. Mais il fist tant que il y sema raison et justice, en lieu de rapine et desordonnance; puis s’en retourna en sa cité de Londres. Ouquel lieu, luy estant en joye et paisible transquilité , non pensant que de faire grant chiere , et le gouvernoient les contes de Warewic, d’Excestre et de Fauquembergue , et plusieurs autres grans seigneurs quy ordonnez y estoient, il advint que entre yceulz s’esleva une grant murmure et envye , à cause dudit gouvernement : c’est à scavoir du costé d’aulcuns quy ancores secrètement tenoient la bende du roy Henry; lesquelz, pourtant qu’ilz ne povoient mener guerre par puissance , controuverent et machinèrent une trahison, en intencion de faire morir le roy Edouard. Et estoient xiui d’une bende, dont le principal estoit le conte d’Oxemfort 1 ; si estoient en voullenté de faire morir le roy d’une
1461, à la bataille de Saint- Albans ; 2° à Edouard IV. Elle eut deux enfants de son premier mariage : Thomas, marquis de Dorset, et Richard. (Dugdale, I, 719; III, 230.) Elle fut confinée, en 1486, dans l’abbaye de Bermondseie, ou elle mourut peu d’années après. (Holjlinshed, II, 668, 765.)
1. John Vere, comte d’Oxford, exécuté le 26 février 1462 . (Dugdale, I, 196, 197.) Selon un manuscrit de la coll. Arundel , ce fut le vingt. (Archaeol. brit.} XXIX, 131, note C.)
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dolloiireuse mort. Mais à Dieu ne pleut pas ; car la chose fut descouverte : parquoy ledit conte fut prins et exécuté. Si fut sa mort tele qu’il s’ensieut. Il fut mis liault sur un g eschaffault, ad lin que chascun le veist, si fut assis en une chavere; puis devant lui fut fait ung grant feu, d’emprez lequel il fut loyez et atachiés roidement, et là, devant tout le peuple, on luy fendv le ventre et furent tvrez de son corpz toutes ses entrailles, puis luy coppa on son humanité et fut tout gecté dedens le feu. Et aprez luy fut esrachié son cuyr jus du dos, et livré à deux freres mineurs quy le recheurent en ung drap linge , lequel ilz emportèrent et enterrerent en une chapelle. Puis fut son corpz esquartelé , et ses membres pendus auz portes de Londres ; et auz autres l’en coppa à tous les testes, desquelz on pendv les corpz au gibet. Or vouslairons un peu ester de ces besongnes, et parlerons de la royne Marguerite d’Engleterre, et d’aultres choses poursievans les matières encommenchees.
1215. De ce que la royne Marguerite d’Engleterre fist en Escoce ; et du seigneur de la Gruthuse que le duc de Bourguoigne envoya devers sa niepee, la royne d Escoce, et de ce qu’il y besongna i. III.
Vous avez bien oy, par cy devant, la maniéré comment la royne Marguerite d’Engleterre, le duc de Sombresset et les autres seigneurs tenans leur party , se parlyrent de la cité d’Yorc, où ilz estoient venus à refuge aprez la grant battaille, cuidans là estre à saul-
1. Du Clercq (XIV, ch. xxiv, p. 107-115) raconte très-succinctement tous ces événéments concernant l’Angleterre.
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vêlé ; mais, comme vous scavezet povez bien avoir oy parcy devant, 011 leur avoir raporté que leroy Edouard se préparait pour y venir poser son siégé; laquele chose il eusl ainsi fait se ilz y feussent demourez. Mais la royne. avant la chose advenue, s’en party, elle et toute sa compaignie : si s en alla vers les marches d Escoche1, pour estre plus asseuree , et, aussi, pour scentii se quelque bon traitié ou ayde elle y porroit trouver, adfin de recouvrer sa perle. Et quand elle fut en Escoche arrivée, elle se traist vers la royne du pays2, laquele estoit niepce au duc Phelippe de Bourguoigne, et fille au duc de Gueldres.
La royne d’Escoce, advertie de la venue de cesïe royne d’Engleterre , envoia audevant d’elle grant foison chevalliers et escuyers du pays pour le honnourer, lesquelz 1 amenèrent , ce propre jour, jusques au lieu où es l oit leur princesse, la dite royne d’Escoce, qui moult honnourahlement le reclieupt , festoia et fist bonne cliiere, ainsi comme à noblesse apartenoit et ejue bien le scavoit faire. Puis elles et leurs consaulz tindrent ensamhle de gratis parlemens : et telement se y emploierent, que traitie et apointement fut trouvé entre elles, par le consentement des haulz barons d’Escoce, par tel condicion que le mariage se feroit du jeune Edouard, prince de Galles, seul filz duroy Henry d Engleterre, à la fille3 du toy d’Escoce, n’avoit gueres trespassé. Par le moyen duquel traitié les Escocois