‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 5)Chapitre 21 sur 146 · IV · texte numérisé non relu

IV

Musnm aaiTAirincuii, King's librarjr, 46. E. IT. , fol. 14-16 recto. —Copie transaoùse par M. Bfartial Ddpit.

NOTES DE LA NOTICE. uvn

et aoipliadoiiB falkcîemet, sommierement prejodiciablet à la pcrfèccîoo dp Vostre Majesté directe, jamais ne me feusse aTanchié de ceste dilligenoe et paine laborieose présume.* en Tostre fii^eor.

I NeantmoinSy très chier Sire honnourabie, après plaisears debas et iDolestes de corage mobile, mettant toutes doubtes arrière moy , plut confiant en TOStre gnioe pleniere que en mon sens mral, comme indigne et non iouffîsanty ardant en l'augmentation et aropliement de Tostre noble renommée, ja clerement resplandissant par les rayes Tertneux de tos belles TÎctores fatales et beureuses emprinses, par toutes terres espendnes, considérant l'beure propice et temps utille à ycelle canonisier, imprimer et intronisier par deseure les elemens, poursierant la yraye généalogie de TOS nobles predicesseurs par aucun terme ruynee, présentement régénérée on droit climat de sa regalité par heureuse et deue fortune, me suis en dilection plaisante advencbié, par désir obstiné, de à. TOStre loenge, principalement declarable en lieu de tent et raisonnable guerre, entammer, moyenoer et parfnnir les Ancbiennes et nouvelles croniques de la dite tresfertille et bellique isle d' Angleterre, depuis la première habitation d*icelle jusques au temps de Tostre ampliation, à laquelle je commenoeray labourer sur le VU" Tolume de mon euvre, sachaut, comme dit est, yceulx non aToir esté jusques i présent parsievis souffisanment en Tolnmes consonans, sinon par petis traitiés et hystores cassées, excepté par maistre Jehan Froissait et Engueran de Monstrelet, quy, comme il appert par la prosecution et lecture de ses escripts, plus amplement traitèrent en faveur patrial, que de venté sermentee, au grant préjudice de la vostre noble et droituriere ancession et succession Inpardine, taisant ou minuant aucunement, comme j*ay appris par Penqueste du resveil de vos victoires, souvent ce qui touche vostre exaltation, en vcrtence d'amour subgecte : lesqueles choses, ainsi passées et souffertes, seroyeot grandement au préjudice de vos gestes et industrie parsonele, se, par diligent examen, n'estoit le defbalt relevelé : considéré encoires le magnanime propos délibéré de vostre royal conige, lequel très dignement loable apert par vision arrestee estre augmentation d'hystoyre en poursieute de mon labeur à vostre loenge et honneur, avec ce que, desja, si vaillamment vous estes en vostre royal degré conduit , tellement qu'il est tout notoire vous estre bien de Dieu amé, qui, par divine provision , vous a restitué en vostre lieu deu, jadis inhamainement usurpé.

c Pour quoy, très chier Sire, il est de raison sans excuse que avec le Créateur, qui au relief de vostre exaltation se entremet, ses créatures s*i employent; laquele chose, par longue espace, en mon cœur tacitement ruminée, voyant ycelle poursievir commencement de bon eflect, affîn de moy deuement acquiter, puisque la vision me continuoit, je me suis délibéré, à mon pooir, de satisfaire devers vous, congnoissant le sang leomane et lupardin estre par comunitions fraternelles de loables aliances experientemcnt vins en ung, par bainet de ruisseaulx fluans joumelement, les-

• Prùue?

XLviji NOTES DE LA NOTICE.

queles loyaument entretenues, les dis animaolx redoabtés par espèce de iuriease nature meslee de prudence, atempre et arrousee par liqueur d*amour inséparable avec gouvernement droiturier, acompaignét de inar» tienne estude et dilligence belliqae, corrigèrent le maulvais sang et extirpèrent les espines enrachinees entre les oliviers fructueux qui, par longue stérilité malheureuse , ont empeschié à la fertilité des humaines labeurs, et tellement exploitèrent en la bénédiction de Dieu Nostre Seigneur qu*iiz en acquerront, avec le louer pardurable, la bien voeiilance de tout leur poeple en loenge perpétuelle, mémorable entre les preux, à quoy dilligamment procurer je proteste moy employer, selon la possibilité de mou petit entendement. Quant an regard des fais glorieux, comme j*ay chy dessus promis, soufûsanment acerterné que au moindre ponrfit qui de mon labeur pourra naistre, les nobles et populaires qui, par deffaulte de lecture rédigée ou matière i droit taillic, n'ont par cydevant congneu la obligation de vraye obédience royale, ycelluy mon dit labeur devant eulx semé et espars, et par désir de nouvelité concheu, aprenderont par diligence, d*ores en avant, à parfaitement obeyr, amer, honnourer et servir, plus que oncques mais, celuy noble roy Edouard V«, qui plus que nul son ancesseur en sera trouvé digne, se bien on serche ses vertus, auquel humblement je supplie le commencement de ma bonne voulonté accepter pour fin acomplie es loenges de sa valleur où je me présume entremettre. Actum.

c Fin de nostre Prologue. »

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