Retford , dans le Nottinghamshlre
5. John Smerty créé roi d'armes de la Jaretière, le 3 aTril 1450 ; mort avant le 6 juillet 1479. (Avsns, D, 348, 354.)
6. Chesterfield, dans le Derbyshire. Cest peut-être la même ville que Fenn' (II , 37] nomme Esterfield , à vingt milles de Doncaster. c The doke of darenoe and the earl of Warwick, iras at EsterfieU, 20 miles Irom Doncaster. >
20 caomCQUES D'ERGLETERRE. [I470J
Robert de Wcllus et autres que avez labouré , au contraire de la naturele amour et devoir de ligeance que nous devez, certaines et diverses matières de très grans poix : et aussi que certaines proclamations* ont esté faites, ou nom de nostre cousin de Warewic, pour assambler et eslever nostre peuple, sans faire mencion de nous; et, oultre ce, avez envoie certaines lettres missibles, tendans à la fin dessus dite. Ce non obstant, Nous, non voeillans oublier ou mettre arrière ce que en tel cas apartient à nous de faire, vous signifions les choses dessus dites adfin que venez à vostre déclaration et excusation sur ce : à quoy vous recepvrons, se y vouliez venir ainsy humblement comme il apartient à ung liège homme venir devers son souverain seigneur. Ou quel cas, ne oublierons pas indifférente équité en nous mesmes, telement que nulle raisonnable et bien disposée personne porra dire ou penser que vous aions traitié autrement qu'il n'aOiert , veu la proximité de sang en quoy nous atenez, et selon nos loix. Pour quoy, ces présentes par vous veues, vous chargons , sur la foy que naturelement debvez porter envers vous et sur paine de nostre lygeance, que incontinent départez Tassamblee et compaignie par vous faite, et que à toute haste venez, et vous adreschiez humblement à nostre présence, adcompaignié raisonnablement , comme il apartient en tel cas; vous signifiant que se ainsi ne le vouliez faire , ains continuez en vostre deslealle assamblee de nostre peuple , perturbant nostre paix , ou comtempt de nostre mandement, il nous con vendra, combien ciue très grief
1. Voir ces proclamatioiu dans fVatLvortlt'* C.'ifo/iicie^ pages i6-bl.
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nous serra, procéder au pugnissement de vous, à Texemple rigoreuz de tous nos autres sul^ectz. Et s'il advient que, en ce faisant, se ensieve eflusion de sang humain ou mort d'aulcuns nos subgectz de cestui nostre roy aulme , Nous appelons Dieu et sa glorieuse Vierge mère, monseigneur saint Geoi^e et tous autres sains, en tesmoignage que vous seul en serrez coulpable et deverezestre chaipé, non pas Nous. Donne à Nieuwic, le xvin' jour de marc, an LXIX ', soubz noslre privé seel. » La superscription est : a A nostre frère de Clarence. » Et quant au privé seel adreschant au conte de Warevricy il estoit pareil au dessus dit en substance, fors seuUement dustille en tel fourme qu'il apartenoit.
1301. Ancores de autres (aulses lettres envoiees par yoeux duc et conte au roy,. pour le tromper. YIII.
Ce xwf jour dudit mois de marc, le roy estant arrivé à Lancastre, vint devers luy, de par les dis duc et conte, ung chapellain dudit Warewic, nommé messire Richard*, quy lui aporta, de par eulz, très plaisantes lettres contenans en effect qu'ilz vouldroient ▼oullentiers venir pardevers luy, pourveu qu'ilz feussent seurs de eulz et leurs compaignies, et avoir pardon pour eulz, avec tous seigneurs et autres quelz* conques quy auroient assisté leur party. A quoy le roy respondy que, puis n'avoit gueres, à leur requeste et priiere il avoit donné gênerai pardon à eulz et à tous autres , espérant que, de là en avant, eulz et tous autres seiroient de meilleur gouvernement et disposi-