Voy. cî-desniB, tome II, page 378, note
9« René H, depms duc de Lorraine. Mort en 1908. {jirt Je çérifier Us daies^ m, 56.)
3. Fnsil. Voy. tome II, page 404, note 2. c Le 12 janvier le roy d'armes , dit Toison ^or^ alla par le commandement du duc de Bourgogne, porter au connestable de France lettres de sommation de le Tenir serrir en armes. » (Voy. Lrnglvt, II, 197.)
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comme son homme ly^;e qu*il estoit. Lesqueles lettres veues , le dit conoestable respondy au dit herault de la ThoisoD d*or, très roidement, que , en tant que le duc le chargoit , il estoit homme pour y respondre de son corpz , si avant qu*il debvroit souffire ; et que, au regard de son scelle , le duc y prenoil beaucop de motz trop à son advantage ; mais jà, pourtant, n'estoit privé d*y respondre. Disant, oultre, au dit herault qu'il avoit aussi bien le scelle du duc , comme le duc avoit le sien, et qu'il n'avoit fait chose dont il le peust reprochier : et, s'il plaisoit au duc, ilenvoieroithomme devers luy pour luy faire responce. Aprez lesqueles paroUes, il fist festoier le herault.
Quant le duc sceut comment le connestable avoit respondu, il fist incontinent mettre en sa main la terre d'Enghuien , la chastelenie de Lille, et tous ses autres héritages qu'il avoit enclavez parmy ses pays, commettant partout nouveaulz officiiers; mais, non obstant ce, si deffendit il que nulz gens d'armes n'y logassent, pour ce que, par adventure, le conte de Marie ^ et le semeur de Roussy*, enfans du dit connestable, estoient de son hostel et en son service , à bonne compaignie de gens d'armes.
Quant le conte de Saint Pol vey ses terres ainsi detentees par le duc de Bourguoigne , il mist aussi en sa main la conté de Marie, apartenant à son aisné filz
I. Jeam de Laxembourg, comte de Marie et de Soîmods, tué à la bataille de Mont le 23 juin 1476. (Ahsklmb, m, 727.)
8. Antoine de Luxembourg, comte de Brienne et deRonaty. (AirisLiny m, 729.) Vivait encore le 30 mai 1512, et n'existait plus le31 mars 1516, ainsi que le prouTent deux sentences rendues aux requêtes du Palais à u {Archives impériales J)
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de par sa dame mère ', et la terre du Chasteler. Et adoat le duc de Bourguoigoe, adcertené que le toj s'efTorchoit de ainsi faire reprendre les villes qu'il luy avoit bailliés, se party de Hesdin, et s'en alla à Dourlens , où il &st lors la plus grant assarablee de gens qu'il eust ODcques fait. Si 6st tout homme tyrer vers Bapausmes; puis en envoia aulcuns vers AmieDs, vers Coiiiie et es làubours d'Abeville , eo Henault , et par toutes les frontières de ses pays marchissans ïuii François. Et fist cryer, euviroD la ville de Toumay, que nid de ses pays n'y portast vivres, sur la hart : et si fîst aprehender [et mettre] en sa main tous les biens et héritages que avoient les dis de Toumay enclavez en ses pays, et pareillement en âst à tous ceulz tenans le party du roy et du connestable. Et autant en fist pareillement le roy, parmy son roiaulme, de tous les tenans le parti de Boui^oigne, et en fist recepvoir les fruitz par ceulz àquy il les avoit donnez.
Entre ces choses, se party le roy d'Amboise : si vint à Paris à très grosse armée, en intention de faire au duc de Bourguoigne la plus graot guerre qn'U porroit, espérant que les Anglois, parle moyen du conte de Warewic , lui aîderoient celle fois à destruïre de tous poins, sans quelque mercy ou remède, le dit duc; car ainsi l'avoient ilz promis l'un à l'autre. Et adont le duc, de sa part, ne dormoit pas; ains assambloit dilligamment le plus de gens d'armes qu'il povoit. Si fist publier en sa ville d'Arras, et en ses autres pays tenus ■*" 'a couronne de France, que nulz pour fait de jusn'allast plus ressortir au parlement à Paris; et ce,
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pour les causes contenues ou mandement de ce faisant mention.
1312. Comment messire Phelippe de Greveceur entra soubtillement en AbbeviUe. Comment le conte de Dampmartîn entra aussi dedens Roye. De la rendition de Hondidier; et comment Amiens se rendy (rancoise.
Le xnu* jour de jenvier, an LXX , messire Phelippe de Greveceur, seneschal de BouUenois, qui avoit en charge quatre mille hommes de guerre de bonne estofTe, de par le duc de Bourguoigne, qui, atout yceulz, estoit \o^é es faubours d'Abeville que on dist Rouvroy, pour double que les François ne se boutassent en y celle, comme ilz firent à Saint Quentin; car le conomun estoit plus pour le roy que pour le duc : lesquelz avoient refusé au dit messire Phelippe de le mettre dedens ycelle leur ville , disans qu'ilz le garderoient bien et ne voulloient avoir garnison de l'un party ne de Tautre.
Or advint que, yceulz estans ou dit Rouvroy, dix ou douze compaignons d'ycelle routte, dont Anthoine [bastard] d'Âuxi * estoit conducteur, s'en allèrent disner en la ville, du gré des portiers qui congnoissoient le dit Anthoine , bastard d'Âuxi. Et y alloient comme tous les jours, puis les ungz,'puis les autres; mais ceste fois , droit à l'heure que chascun disnoit , ceulz cy, faisans signe de partir, occupèrent la porte et tindrent les portiers si court , que messire Phelippe de
1 . Antoine, bâtard d*Aaxy, seigneor delà Tour, fils naturel de Jean, IV dn nom , bcr et seigneur d'Aoxy , et de Felice de Biarchant, devint capitaine des arcben de l'enipereur Blaximiiien. (Akssuu, VIII, 108.)
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Creveceur et toute sa compaignie, qui de leur fait estoient advisez , vindrent sur ce point à la dite porte, qui estoit ouverte, si entrèrent tous dedens, en bonne ordonnance ; lesquelz furent maistres de la ville à pou de contredit, dequoy le duc fut grandement joieuz, et non sans cause , car ce lui touchoit grandement.
D'autre part, le conte Dampmartin*, grant maistre d'hostel du roy de France, à grant compaignie de gens d'armes s'en alla devant la ville de Roye, où il somma les habittans d'eulz rendre au roy : ce qu'ilz firent à pou de contredit; dedens laquele estoit, ou nom du duc de Bourguoigne, le seigneur de Poix ', fîlz du seigneur de Moreul , qui tout son tempz avoit tenu le party bom*guignon loyaulment; mais son dit filz, que plus n'en avoit, lequel recepvoit les guages du duc et estoit ung de ses chambellans, rendy la ditte ville auz dis François sans grant refus, et luy mesmes se tourna
1. Antoine de Qiabannes, comte de Dampmartin. Mort le 25 déoembi« 1488. (AirsBija, VIII, 382.)
2. Jean de SoiMons, aeigneor de Poix, fils de Valeran, seigneur de Morenil, qnitta le senrice du duc de Bourgogne en 1471, et entra à celui de Louis XI. Ce prince lui rendit, en 1473, tons, les biens de son père qu'il ayoit confisqués pour avoir tenu le parti du duc de Bourgogne. (Aiisbuib, VI, 719.) Louis XI lui fit don, le 21 noTembre 1471, de la somme de 8001. {Bièl. imp,, Biss., Fonds Gaignièru, n*771 , page 170.) Son père n'était pas mort à cette époque, car le roi ne lui donne pas le titre de seigneur de Moreuil (Voy. tome II, 355, note 3.) Jean vivait encore le 6 juin 1478, ainsi qu*on le voit par des lettres qu'il adresse au premier ser* gent royal de la prévôté de Troyes, commençant ainsi : t Jeban de Soissons, chevalier, seigneur de Moreul^ de Poix, Desqnesneset de MarenI, conseiller, chambellan du roy nostre seigneur, et son ba'dlf de Trojes^ commissaire en cette partie , an premier sergent. J'é veu les lettres de remission desquelles la teneur sVnsuit. > Ce sont des lettres accordées par Anne de Beaujeu, lors de son entrée 'dans la ville de Troyes, à Jacques Brulefer, accusé d'avoir tué un religieux. {Bibl, imp,, Mss., Fonds Dupux, n° '774, fol. 35 recto.)
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du parly royal ; dont son père fut si troublé ' qu'il jura que , s'il le povoit tenir, lui mesmes l'occiroit , qu'il le desavouoit pour son filz , et que jamais n'auroit riens de ses héritages. Puis s'en allèrent yceulz François devant Mondidier, dont estoit capittaine le Bon de Rely % chevallier, avec luy aulcuns autres, de parle duc de Bourguoigne, devers lequel ilz envoierent pour avoir secours , disant qu'ilz se tenroient bien vn ou vni jours, s'il luy plaisoit. A quoy le duc respondy qu'ilz feissent le mieulx qu'ilz pourroient, et que il n'avoit pas ses besongnes prestes pour les secourir si brief. Combien que ceulz de Mondidier, hommes ne femmes, ne "^oulloient entendre à la rendition, pour ce que, passé si long tempz, avoient tenu le party de Bourguoigne, touteflbis en fin , y maginant ceulz de la ville que l'année devant avoient esté tous ars, et aussi que ilz n'auroient de long tempz secours, se rendirent au roy : si se retrayerent les gens d'armes devers le duc, leur seigneur.
Environ l'entrée de febvrier, l'an dessus dit , ceulz d'Amiens, sachans comment ceulz d' Abbeville avoient esté sourprins , ilz firent vuidier de leur ville le sei-
I. Le même fait est raconté par le seignenr de Haynîn (II, i7S.) c Le sieur de Pois, fils du sieur de Morenil, rendy Mondidier, et se rendit fransob, au grant desplaisir de son père qui aroit toujours esté et esioU bon BourghegnOB. »
3. Martin, seigneur de Rely, surnommé par tous les chroniqueurs ie ;
Bon de Mefy, conseiller et chambellan du roi, lait chevalier en 14é1 à la '
prise de Pontoise. Mort en 1491. (La MoRLiàHs, page 278.) Il était au '
nombre des seigneurs qui accompagnaient Charles VII à son entrée dans j
Rouen , eu 1 449. (Mathikd d'Escoucht , X , 2 1 2 .) Il passa depuis au service de Charles-le-Téméraire : on le voit compris sur le rôle de paiement yoÊw le fait Je la guerre^ dans le compte rendu, du 1«' janvier au 31 décembre 1 468, par Guilbert de Ruple, ar|^ntier du duc de Bourgogne. Il
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gneur de Creveceur, capittaioe et bailly ^ d*yœlle, avec luy tous ceulz quy voulloient tenir le party du duc de Boui^uoigne. Et puis, en ce mesmes jour, s'en allèrent au devant du conte de Dampmartin , auquel ilz por^ terent les clefz de la ville, ou nom du roy*. Si le laissèrent entrer en leur ville atout environ deux mille combattans, et firent serment au roy, non obstant quelque promesse qu'ilz eussent au duc de Bourguoigne, du gré et commandement du roy.
Le duc Charles estant lors à Dourlens', et soy cuidant aller de là au dit lieu d'Amiens, se party, aprez ces nouvelles oyes, de Dourlens, et s'en alla à Bapausmes, cuidant illec trouver toute son armée preste; mais non fist. Pour quoy il ne arresta que une nuit illec : et avant son partement de Dourlens y ordonna capittaine ung vaillant chevallier, le seigneur de Roussy, atout bonne garnison. Au partir de Bapausmes, s'en alla le duc séjourner v ou ti jours [à Arras], atendant son armée ; puis, le x* jour de febvrier, partant d'Arras
y figure sons le nom de le Bon de Jteijr, (fiAmAvn, édit. de M. Gadiard, II, 706.) Il figure, comme chambellan de Charles, duc de Bourgogne, sur un état de la maison de ce prince (1472). (Biil. imp„ Mss., n9 8430). Après la mort de son maître, il resta fidèle à la jeune duchesse, et se trouTait au Tronquoy lorsque Louis XI attaqua cette place, (llo- UBsr, II, 14p)
1. Nous Tenons de yoir ci-dessus (page 54, note *), que le seigneur de TVenelles était reyétu de l'office de BaiUi et Amiens : et ici, presque yers le même temps, Wayrin nomme un autre personnage comme exercantles mêmes fonctions. Cest que les pauyres villes, tour k tour prises et reprises, changeaient incessamment de maître, et recevaient du vainqueur d'antres officiers. Le seigneur de Tenelles tenoit pour le roi, le seigneur de Creveoœur pour le duc de Bourgogne.
3. Ce fut le 2 février 1470 (y. s.). Voy. parmi les Pbbutss des Jfémoires de Commjrnes (III, 272) la Réduction de cette ville.