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[4471] SIXlÈBfE PARTIE, LIVRE VI, xxYi-xrvu. 421
dilligeDce et puissance lui resistaissent ; rescripvant mesmement à son frère, Tarchevesque d'Yorck, illec estant j qu'ilz la tenissent contre le Roy deux ou trois jours, en promettant que, là en dedens, venroit atout grant puissance pour combattre ledit Roy, supposant oultreement le destruire, et tous les siens.
Adont ledit archevesque , esmeu et encoragié par les lettres de son frère, le joesdy, ix* jour d'apvril, assambla à Saint Pol de Londres tous ceulx qu'il scavoit tenir le party de son dit firere, tous en armes selon ce que à luy appartenoit , qui en nombre ne passoient pas v ou vi<^ hommes^ : laquele chose esmeut Henry, soy disant roy, monter à cheval et chevaulchier, adcompaignié des dis seigneurs, gentilz honmies et autres, proposant que, pour soy monstrer en tel arroy , provocqueroit les cytoyens, manans et habittans de Londres venir vers lui pour conforter et ayder sa partie. Mais les gouverneurs de ladite cité, voians ceste fachon de faire , s'assamblerent en conseil, ouquel fut considéré le petit nombre que ce roy Henry avoit ; par quoy ilz ne peurent prendre nul corage de venir vers lui, ne fortifiBer son party. Mesmement consideroient que se aulcunement lui eussent vouUu faire assistence, non obstant leur povoir, qu'il ne leur estoit pas bien possible de résister au roy Edouard en sa venue, qui fort aprochoit la cité*. Et, aussi, grant nombre des plus honnourables de ladite cité estoient plainement disposez de favoriser le roy Edouard, et lui ouvrir les portes à sa venue. Consi-