‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 5)Chapitre 76 sur 146 · Voy. cî-dessns, p. 33, note · texte numérisé non relu

Voy. cî-dessns, p. 33, note

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cy dessus , où il desreuba divers marchans Portugallois, en rompant l'alyance qui de long temps s^estoit tenue entre les roiaulmes d'Engleterre et de Portugal, avoit assamblé grant quantité d'escumeurs de mer par tous les portz d'Engleterre , et estoient descendus au port de Sanduich, où, de jour en jour, accroissoient leur puissance parmy la conté de Kent, entendant faire aulcun meschief. Et tant fist ledit bastard auz aulcuns par manaces, et auz autres de beau parier, qu'il assambla bien de xvi à xYin"" hommes, puis prinst son diemin yers la cité de Londres, où il arriva es fiiubours d'ycelle le xvi* jour de may , prenant la querelle du roy Henry, lequel il pretendoit, à celle empainte, tyrer hors de la tour de Londres. Pour laqode cause il 6st parler auz Maisre et Eschevîns .de la ville, disant, pourveu qu'ilz luy rendissent le roy Henry, que son intencion estoit passer parmy Londres paisiblement, sans faire grief à personne, et aller tout droit combattre le roy Edouard où plus tost le pourroit trouver : à laquele chose ceulz de Londres ne Youldrent entendre, ains francement lui refusèrent l'entrée de la ville et à force luy deffendirent.

Joumelement venoient nouvelles au Roy, de par les Londriens, de ceste chose, lesqueles forment l'incitèrent aprochier en toute haste la dite cité, pour la deffence d'ycelle , et aussy de la royne sa femme qui, pour lors, estoit en la tour de Londres, avec elle monseigneur le prince de Galles, son filz, et les seigneurs et dames qui les servoient.

Quant le bastard de Faucquenbergue vey que, par priieres, belles parolles ne manaches, il ne impetreroit des Londriens sa requeste, il fist samblant de

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passer la Thamise atout sa compaignie, par le pont de Kingston, à dix mille prez de la cité, laissant ses nefz emprez Sainte Katlierine, non gueres loingz de la tour de Londres, prétendant retourner parmy le pallaix de Westmoustre pour ycellui destruire avec les faubours de Londres^ adfin de prendre vengance du deneement' de son entrée*.

1325. Comment le roy Edouard, atout son armée, poursiery le bastard de Faucquenbergue : conunent il prinst tout son navire au port de Sandvich ; et comment ledit bastard fut recheu en la grâce du roy. XXXU.

Le roy Edouard , doncques, adverti de ces choses, envoia une partye de son ost pour aidier et conforter ceulzde Londres ; aprezlesquelz seuUement deux jours, se parti^ de Conventry pour venir à Londres : mais ses annemis, sachans sa venue, rapasserent la rivière de Thamise. Si s'en allèrent assaillir la cité, tyrans de flesches dedens ycelle , avec canons et serpentines, et mesmes boutterent les feuz en aulcunes maisons sur le pont de Londres, et à deux portes tout à une fois ; mais les contes d*£xcestre et de Rivières, avec auU cuns autres serviteurs et amis du Roy, par l'ayde des cytoiens les reboutterent et tournèrent en fuite*;

i. ThoTESMEMT, DXHnMEiiT, rtjus.

s. Ce qui concerne, jnsqu*icly rentrepriae du bâtard de Fanconbridge a été on peu abrégé par Wavrin ; mais dans ce qui soit, il cesse entièrement de traduire. La fin de cette expédition hasardeuse porte , dans Foriginal anglais, un sommaire, et parait être une partie ajoutée au récit de ParriTée d'Edouard IV en Angleterre.

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