‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 5)Chapitre 79 sur 146 · Gopf, comu · texte numérisé non relu

Gopf, comu

S. Cinq on six mots ont été coupés ptr le cisean dn

. PIËCX8 JUSTinCAIiyES. i«5

sauce des dits Sarrazifis vint au dit passage; et dura tant Je débat,, que 'trait failLy d'ung costé et d'aultre» et tellement que, après le dit trait faiUy, ik combatirent plus d'unne heure au dit passage, aux lances çt aq^ espees,. e£ cy. longuement, ^pe les dites bou'bardes forent . ammenees en la dite ville, et>qtte le dit castellain-, qui les devoit .secourir, fut retrait, cuidant, pour . la multitude^ des dits Sanaâns , que le dit Jofirojr ne œsgens ne se poussent jamais retraire en la dite ville. Toutesfois, parla grâce de Dieu, ilz se retrairent san3 grande perte, et apourtérent Pierre de Môroges, nepveu du dit Joffroy, lequel estoit bien fort blessé; car, en la dite besoigne, ilz fist très vaillamment, et fust, ce dit jour, deux fois pris et recos. Le seigneur de la Hamaide, le dit Joffiroy de Thoisy, Guillaume de la Baulme* ilz furent (faits?) dievaliers, et pluseurs aultres.

Se fait, les dis Sarrazins conclurent d'assaillir, et firent leurs abiUemens et fagos pour amplir les fossés : et ung jour, au soleil levant, venoient pour assaillir à grant son de trompecles et de tabors, et leur capitaine tout le premier; lequel, devant le dit iotfwy de Thoisy, droit sus le bort du foussés, d'unne colovrine fut tués leur dit capitaine,, lequel, ilz amporterent. Luy mort, les aultres. eurent le courage perdus^ et sans faire grant samblant, chargèrent leurs ;baghes, et de nuyt montèrent en leurs navires; et tantost furent en

1. GaîUaame de Baulme, seigneur d*£rlan, cheralier ^'honneur de a duchesse de Bourgogne^ Margjmeriu» d*York. Assistait, en i47B, ati baptême de Philippe , fils de Maximilîen et de Marie de Bourgogne (MoLonr, H, 160). Gheyalier de la Toîson-d*Or : était mort en 1500. (Ii>.,V,141.)

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leurs contrées , car ilz eurent bon vent. Le dit siège levé, le dit Joflroy de Thoisy ammena les dites gualees à Constantinoble , vers le Légat et monseigneur Wurain*, pour leur aider à garder le destroit : et là furent tout l'iver, faisant guerre aui Turs, auxquieulx ilz eurent pluseurs estarmuches. Et l'été ansuivant, coururent toute la mer Maior, et prinrent sur les dits Turs, pluseurs navires et ung chasteau nommé Ouyo^ lequel ilz brûlèrent. Et, delà, alerent veoir l'empereur de Trapezonde, et passèrent oultre en ung lieu appelle rOnaty', cuidant là prandre pluseurs Tartres, lesquieulx amainerent là, de Sammaqui^ les soies; et ce soir là y estoit arrivés le prince du pais, atout anvîron six cens hommes , lequel prince on appelle Patano Guoriely : et, au point du jour, descendy (en la ville) le dit Joflroy de Thoisy, atout deux cens hommes, cuidant fomy son anprinse. Y ne fiit gueres jours, quant il trouva le dit seigneur avec ces gens au devant, tous prest pour combatre; et, pour ce que les dits gualees estoient loing, furent contraint de les combatre ; car ilz ne s'y povoient retraire. Et tellement combâtirent, que le dit seigneur et ces dites gens furent desconfis, et s'en fuirent , et deux de ces principaux batars mors avec plusieurs aultres; et depuis se ralie^ rent et vindrent, de rechef, combatre. Et pour ce que les dites guales estoient aprochees les navres des nostres, cy commanserent à retraire, et aucuns aultres,

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