‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 5)Chapitre 80 sur 146 · Samarcand, «n Bonkharie · texte numérisé non relu

Samarcand, «n Bonkharie

et tellement que, à la fin, Hz laissèrent le dit Joffroy de Thoisy tout seul, lequel fut prins et navrés; et, depuis sa prinse, fîit doucement traictiés ; car, non obstant que en ce dit pais, que Ton appelle Mygrelye, soient estranges gens et d'estrange vie, toutesfois entre eulx cely seroit deshonnorés qui aroit mal traicter, ne fait vilonnie à ung prisonnier. Le dit JoHroy de Thoisy y demoura prisonnier tout le mois de may. Et, pour la doubte qu'ilz avoient des dites gualees, lesquelles faisoient grant guerre au dit pays, et par le moien du dit ampereur de Trapezonde, le dit Joflroy fust délivrés, moyennant que il promist que des dites gualees ne seroit faicte guerre audit pais. Et, de là, retournèrent à Trapezonde, vers le dit ampereur; lequel les receu très honnorablement, et leur fist de beau présent : en laquelle cité trespassa Pierre de Moroges, d'unne plaie qu'il avoit eue en Turquie.

De là, alerent les dites gualees en la mer de Latane^ en ung Ueu nommé Copa», où ilz prinrent anviron quatre cens tartres ; et, de là, retournèrent à Cafa et à Constantinoble, où ilz trouvèrent lettres, par lesquelles mon dit seigneur le Légat et monseigneur de Waurin le mandoient ; lesquieulx estoient en la Dunoe, où ilz alerent et aidèrent à prandre aucunnes places que les dis Turs tenoient, ou grant préjudice des Hongres et des Walacques. Et, de là, retournèrent auTenedon, et se departy la dite armée ; car le dit Légat et mon dit seigneur de Wavrin alerent à Venise desarmer ; et les

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